L’amanite tue-mouches, le livre

Fly Agaric,
Livre édité et co-écrit par Kevin Feeney,
Publié par Fly Agaric Press,
2020, 481 pages

Article publié avec l’aimable autorisation de Kevin Feeney, merci à lui!

Préambule et avertissement : Ce livre a été écrit principalement par Kevin Feeney, avocat américain également anthropologue.
Comme aux USA, parler de l’amanite tue-mouches est légal en France, ramasser et utiliser l’amanite tue-mouches est légal en France.
Sur la deuxième page du livre, on peut lire : « L’information contenue dans ce livre », comme dans cet article, « est partagée uniquement à des fins informatives et éducatives. L’éditeur et les auteurs ne sont pas responsables des dommages ou des conséquences négatives qui pourraient survenir suite à l’utilisation ou au mésusage de l’information contenue dans cet ouvrage ».
Beaucoup de français ne comprennent pas l’anglais, aussi je traduis certaines des informations contenues dans ce livre, parmi celles qui me paraissent les plus essentielles – en particulier en matière de réduction des risques – informations essentielles à transmettre à des français qui n’oseront jamais acheter un livre en anglais, ou qui hésiteront à l’acheter tant qu’ils ne sauront pas le genre de choses qu’il contient.
Oui, ce livre vaut largement son prix !

Voir la table des matières du livre

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Prologue de la traductrice, contexte :

Toxique ? La plupart des gens et des mycologues pensent que consommer de l’amanite tue-mouches relève de l’intoxication alimentaire. Cela se discute.
La consommation d’alcool relève de l’intoxication. C’est un fait. L’alcool est toxique, tout comme la nicotine ou la caféine. Même l’eau, quand elle est bue en très grande quantité peut être mortelle…
Comme bien d’autres fruits de la nature, l’amanite tue-mouches, en fonction de la façon dont elle est préparée, plus ou moins détoxifiée, et en fonction de la dose, est susceptible d’être aussi comestible qu’une pleurote ou aussi médicinale qu’un reishi.
Ce sont les fortes doses de ce champignon, en particulier quand il est consommé non-détoxifié, qui sont susceptibles de provoquer une intoxication, et le centre anti-poison belge stipule que suite à une telle intoxication, la guérison survient en 12 à 14h (source).
De la même façon qu’un verre de vin ne provoque pas un cancer, en dépit de la toxicité de l’alcool, la consommation d’une substance « toxique » peut être bénigne et ne laisser aucune séquelle.
Avec les fortes doses dites « récréatives » ou « chamaniques » (hallucinogènes) d’amanite tue-mouches, les dangers majeurs viennent surtout des effets psychoactifs, susceptibles de provoquer des accidents.

Amanite tue-mouches et toxicophobie : beaucoup de gens semblent associer amanite tue-mouches avec « défonce » et « pratique illégale », ainsi, quiconque s’intéresse à ce champignon est étiqueté « pas sérieux, louche », alors que ce livre démontre qu’il s’agit d’un champignon médicinal.
Si certaines personnes abusent de substances plus ou moins psychoactives, comme de la morphine ou du café, ça les regarde, ce n’est pas pour autant qu’on doit considérer toute personne qui se sert de la morphine ou du café comme une toxicomane.

Toxicophobie, définition : mépris à l’encontre d’une personne, au seul prétexte qu’elle consomme des substances psychoactives (addictives ou pas, toxiques ou pas), ou parce qu’elle les emploie d’une façon « incorrecte ». Exemple : mépris pour les personnes faisant un usage récréatif des psychédéliques, au sein même de la communauté des usagers de psychédéliques.
C’est comme d’avoir du mépris pour quelqu’un au seul prétexte qu’il est noir ou handicapé.

Quand Youtube a du bon: Dans l’ensemble, les informations contenues dans ce livre, en matière de pharmacologie et de recettes, confirment celles diffusées par l’américaine Amanita Dreamer, via sa chaîne Youtube et son site web: https://www.amanitadreamer.net. C’est grâce à elle que j’ai appris la recette de la décoction durant l’automne 2019.

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Fly Agaric, résumé et remarques

Ce livre « debunk » quelques mythes :
« L’amanite tue-mouche, c’est pour les drogués » : Faux !
« On risque de mourir ou d’être malade en touchant une amanite tue-mouche » : Faux !
« L’amanite tue-mouche est hépatotoxique » : Faux !
« L’amanite est toujours toxique et psychoactive, on ne doit pas la manger » : Faux !

Anglais : Ce livre est en anglais, l’anglais permet de s’informer avec 5 à 10 ans d’avance sur le journal de 20h. C’est la langue commune des scientifiques.
Certaines personnes apprennent une langue ou se perfectionnent avec des applications comme Duo Lingo. Un livre en anglais comme celui-ci, associé à un dictionnaire bilingue, peut aussi être un bon outil d’apprentissage ou de perfectionnement. Voir par exemple https://translate.google.fr/ ou https://www.wordreference.com/enfr.

AM : abréviation de « Amanita muscaria », nom latin de l’amanite tue-mouches.
Ndlt : abréviation de [Note de la traductrice].
« Italiques » : phrases extraites et traduites du livre.

Auteur principal : Kevin Feeney, Docteur en anthropologie culturelle et avocat.
Voir ses publications sur Research Gate
Sa page sur le site de la Central Washington University
Il fait parti du comité de conseil du fabricant de compléments alimentaires Psyched Substance (qui se prépare à commercialiser un extrait d’AM).

Mémoire : Livre écrit en mémoire, entre autre, de Gordon et Valentina Wasson.
[Ils ont découvert l’usage médicinal et chamanique des champignons psilocybe au Mexique et ils ont aussi beaucoup étudié l’AM et le mystérieux Soma. Le banquier Gordon Wasson ne se serait jamais intéressé aux champignons sans son épouse Valentina, médecin d’origine russe. De par leurs cultures d’origines respectives, Valentina était mycophile, passionnée de champignons, alors que Gordon était mycophobe, il avait les champignons en horreur – Ndlt]

Ne pas toucher ? Plusieurs photos montrent une personne tenant une AM à main nue.
Le risque d’intoxication par simple contact cutané avec l’AM est un mythe (p.456).

Hépatotoxicité : il n’y a pas de substances hépatotoxiques dans l’AM (p. 9).
La famille des amanites est divisée en deux groupes : le sous-genre Amanite (amanite muscaria, panthère, gemmata, etc..) et le sous-genre Lepidella (amanite phalloïde, vireuse, etc…). C’est dans le groupe des Lepidella qu’on trouve les amanites nephrotoxiques et hépatotoxiques.

Psilocybe-AM : les psilocybe sont sérotoninergiques, l’AM est principalement GABAergique (p. 11).

Puissance variable : La teneur en principes actifs d’une amanite peut varier énormément d’un champignon à l’autre, en fonction de sa maturité, des conditions climatiques, de la sous-espèce, de la période de l’année… Il semble que ce soit lorsque le champignon n’est pas encore pleinement épanoui qu’il est le plus concentré en principes psychoactifs (p. 11-13).
[Amanita Dreamer pense que ce sont les champignons qui poussent en tout début de saison qui sont les plus puissants. Ceux qui poussent en dernier, à la fin de la saison, les moins puissants – Ndlt]

Dans le chapitre « A search of Soma », par Jason Salzman, Emanuel Salzman, Joanne Salzman & Gary Lincoff (p. 75), en expédition au Kamchatka, à Palana, où les russes de la région considèrent l’AM toxique, alors qu’ils savent que les indigènes qui vivaient là avant en mangeaient, sans que cela ne les intoxique : « Une des réponses les plus violentes à notre suggestion que le mukhomor [AM] pourrait avoir des effets psychoactifs agréables vint d’un vendeur d’alcool ivre (Il a été observé que les alcooliques expriment une forte opposition à l’usage de toute drogue, excepté leur propre drogue de prédilection). »
« (…) avant que la vodka ne soit introduite dans cette culture, le champignon était amplement utilisé dans des rituels et de façon récréative (p.81).
(…) En Asie Russe de l’ouest, seul le shaman utilise le Mukhomor, et en Asie Russe de l’est, les indigènes ont leurs propres pratiques chamaniques, souvent avec l’aide du mokhomor (Saar, 1991). Pendant l’ère soviétique, l’usage du mukhomor fut criminalisé et de nombreux chamanes disparurent. D’autres furent poussés à des pratiques clandestines » (p. 82).
(…) cela confirma nos observations à travers le Kamchatka que, de nos jours,ce sont surtout les Koryaks les plus âgés qui continuent à consommer le mukhomor, apparemment pour ses propriétés stimulantes/thérapeutiques » (p. 86).
[Ce chapitre est constitué de deux articles parus en 1996, dont celui-ci – Ndlt]

Cuisine (p. 340) : le goût de l’AM évoque le goût umami, peut-être via des traces d’acide iboténique, qui pourrait subsister même après une détoxification soigneuse (voir plus loin), mais sans plus pouvoir provoquer d’effets psychoactifs, l’acide iboténique ayant des points communs avec le glutamate monosodique (E621), un célèbre exhausteur de goût.

Nutrition (p.340-341) : l’AM est particulièrement riche en vitamine D et provitamine D2, même après une détoxification soigneuse.

Cuisine, détoxification, recette (p.343) :
450g (« 1 pound ») de champignon frais coupé en lamelles
3,8L d’eau (« 1gallon »)
Faire bouillir les champignons 15 minutes dans 3,8L d’eau. Filtrer, rincer à l’eau claire. C’est prêt à être cuisiné (poêlé, etc…).
La recette est de William Rubel et David Arora (2008).
Recette alternative, pour encore plus de prudence : faire bouillir les champignons 10 minutes dans 3,8L d’eau, filtrer, rincer les champignons, puis recommencer avec 3,8L d’eau claire pendant 10 minutes. Filtrer, rincer. C’est prêt à être cuisiné.
Bien respecter le ratio champignons frais/volume d’eau.
Faire bouillir les champignons dans une quantité d’eau insuffisante peut nuire à l’extraction des substances psychoactives, qui sont hydrosolubles. L’eau qui sert à faire bouillir les champignons devient psychoactive.
Par principe de précaution, au cas où la détoxification aurait été faite incorrectement, éviter de partager de l’AM avec une personne non-avertie et de conduire après un tel repas qui pourrait provoquer ébriété ou troubles digestifs.

Chapitre 22, « Amanita muscaria chemistry », par Ewa Maciejczyk, docteur en Chimie à l’Université de Technologie de Lodz, Pologne (voir son profil sur Research Gate) p. 352 à 365 :
Muscarine : c’est en 1869 que la muscarine fut détectée dans l’AM. Pendant près de 100 ans, on a cru qu’il s’agissait de la substance psychoactive principale, en dépit des différences entre les effets de la muscarine et les effets psychoactifs de l’AM.
La muscarine n’est pas psychoactive. Elle provoque, entre autre, une hyper salivation, une hyper transpiration, une hyper lacrimation (sécrétion de larmes), via l’activation du système nerveux autonome, symptômes rarement constatés en cas d’ingestion d’AM, ce qui semble être une conséquence du taux extrêmement faible de muscarine dans l’AM (p. 352).
Acide iboténique et muscimol sont les principales substances psychoactives de l’AM, quoi que peut-être pas les seules. Elles ont été identifiées en 1964 et cela fait l’objet d’un consensus depuis 1967 (p. 352-353).
L’acide iboténique est décarboxylé en muscimol par la chaleur et l’acidité (exemple : citron), peut-être aussi par la digestion en cas d’ingestion.
Il est possible que, après ingestion, seul le muscimol atteigne le cerveau.
Autres composants cités : muscazone, muscaridine, (R)-4-hydroxypyrrolidine-2-un, hercynine, acide stizolobique, acide stilozobinique, acide 1,2,3,4-tetrahydro-1-methyl-beta-carboline-3-carboxylique, acide beta-indolacétique, pigments, ergosterol, polysaccharides, mannitol…
[Il n’est fait aucune mention d’une éventuelle toxicité de l’acide iboténique par ingestion – Ndlt]

Muscarine, p. 369 : La muscarine est bien « toxique », mais, elle n’est présente qu’à très faible dose dans ce champignon (au maximum à hauteur de 0,011%). D’après des évaluations récentes, la dose létale de muscarine se situe entre 40 à 495 mg et les décès sont très rares. Il faudrait consommer près de 450g d’AM sèches pour risquer – potentiellement – un décès par intoxication à la muscarine (p. 374).

Chapitre 26, « Fly Agaric as medicine » – usage médicinal, par Kevin Feeney : chez les peuples natifs, en Sibérie, Scandinavie, Europe de l’Est et Russie, l’AM est utilisé par voie cutanée (cataplasme, teinture, baume…) ou par voie interne pour ses propriétés analgésique, anti-inflammatoire, anxiolytique (donne du courage), sédative, stimulante. Les recherches pharmacologiques récentes confirment le bien fondé de ces usages traditionnels (p. 397-400).
Les pathologies motivant l’utilisation de l’AM actuellement, d’après des témoignages en ligne, incluent : maladie de Lyme (fatigue, déficit cognitif), acouphène, dépendance/sevrage, dépression, etc… (p. 397).
Pharmacologie : les principes actifs majeurs de l’AM sont le muscimol, l’acide iboténique, la muscarine, le fucomannogalactan, le beta-d-glucan, la vitamine D.
Même la muscarine pourrait avoir un effet neuroprotcteur (à très faible dose, comme dans l’AM).
Dépendance/sevrage, GABA : Les médicaments agonistes des récepteurs GABA ont des effets sédatif, anxiolytique, anti-convulsant, et relaxant musculaire. Les benzodiazépines, comme l’alcool, sont des modulateurs allostériques des récepteurs GABA-A, ils sont addictifs. Les benzodiazépines sont pourtant souvent utilisées pour le sevrage de l’alcool.
Le muscimol, lui, a l’avantage d’être un agoniste des récepteurs GABA-A, sans être addictif.
« … le muscimol peut activer le système GABA du cerveau ce qui pourrait soulager les symptômes du sevrage de l’acool ou des benzodiazépines tout en diminuant la dépendance du corps à ces substances. »

La dose médicinale approximative semble être entre 1 et 3g de chapeau d’AM sec : « Commencez avec ½ gramme et augmenter (ou diminuer) progressivement la dose de ½ gramme jusqu’à ce que vous trouviez votre dose optimale. Si vous atteignez 5 grammes sans aucun effet thérapeutique notoire, il est temps de considérer si ce champignon peut être un remède approprié pour vous, étant donné que les bénéfices des doses plus élevées pourraient être contrebalancés par les effets psychoactifs de ce champignon.  ». (p. 420).
[si 5g n’ont aucun effet notable, il se pourrait que le champignon ait été mal séché, puis mal conservé, mal préparé (température trop élevée et/ou durée de l’ébullition trop longue dans le cas d’une décoction), qu’il soit trop vieux/oxydé, par exemple s’il a plus d’un an de séchage, et d’après Amanita Dreamer https://www.amanitadreamer.net/, les personnes qui consomment fréquemment du cannabis sont susceptibles de ne pas ressentir les effets de l’AM, voir la vidéo « When you get nothing from Amanita » : « plus vous utilisez de cannabis, moins vous allez réagir à l’AM », ces personnes pourraient avoir besoin de passer 3-4 semaines sans fumer de cannabis avant de pouvoir commencer à ressentir les effets de l’AM ; il se pourrait aussi que certaines personnes croient n’en ressentir aucun effet à cause de l’absence d’effet hallucinogène, de l’absence de sensation d’ébriété, or une microdose est justement sensée être dépourvue d’effets de ce genre, elle est juste sensée améliorer en douceur le sommeil et l’humeur ; une autre probabilité qui résulte de l’extrême variabilité de la puissance de l’AM : une préparation peut être extrêmement peu puissante pour cause de faible puissance des champignons utilisés, par exemple si ce sont les derniers de la saison – Ndlt, dont la dose médicinale se situe aux environs de 200-300mg de chapeau sec, si le chapeau est relativement puissant]

Infusion et décoction médicinales : l’infusion consiste à faire infuser de l’AM dans de l’eau bouillante, comme on le ferait avec un sachet de thé, pendant 5-10 minutes. Le résultat sera moins puissant qu’une décoction.
La décoction consiste à faire bouillir de l’AM pendant 15-20 minutes. Elle permet une extraction optimale des principes actifs.
Dans les deux cas, on filtre la préparation avant de la consommer (p. 420-421).
[Amanita Dreamer déconseille de faire bouillir à gros bouillon, elle recommande plutôt de laisser frémir à feu très doux pendant 20 minutes ; il est possible de conserver la décoction filtrée au frigo dans un bocal bien propre et hermétique pendant 3-4 semaines, et plus longtemps au congélateur – Ndlt]

Teinture : macération de chapeaux séchés d’AM dans de l’alcool à 40 ou 50° pendant 1 mois.
On remplit un bocal de champignon séché, on complète avec de l’alcool, on laisse macérer puis on filtre et on conserve la teinture en bouteille ou dans un flacon compte-goutte.
Secouer avant usage (p. 421).

Utilisation par voie cutanée/topique : pour traiter la douleur et l’inflammation, appliquer quelques gouttes de teinture sur la zone à traiter (p. 422).

Effets à hautes doses : psychédélique, dissociatif, délirogène, stimulant, dépresseur (p. 444).

Séchage : la méthode de séchage traditionnelle consiste à faire sécher l’AM au soleil.
Le séchage décarboxyle l’acide iboténique en muscimol.
La température de séchage optimum : entre 29° et 40° Celsius (de 85° à 105° Fahrenheit).
Séchage jusqu’à ce que le champignon soit craquant comme une biscotte.
Stockage : dans un lieu frais et sombre, dans un bocal hermétique à l’air.
Durée moyenne de conservation : 1 à 2 ans, voir jusqu’à 5 ans (p. 446).
[Amanita Dreamer affirme que pour qu’une partie de l’acide iboténique soit décarboxylé en muscimol pendant le séchage, la température doit se situer entre 68 et 74° Celsius. Elle met bien en garde de ne pas utiliser un four pour cela, mais plutôt un déshydrateur, qui assure une bonne circulation de l’air chaud autour du champignon. Un four, même avec la porte entrouverte aura tendance à cuire le champignon plutôt qu’à le sécher – Ndlt, qui fait sécher ses champignons étalés au fond d’un panier en osier posé sur un radiateur ou au-dessus d’un poêle à bois]

Homogénéisation: la partie la plus puissante de l’AM est le chapeau (puis le bulbe basal, puis le pied).
Puisque la teneur en principe actif peut varier beaucoup d’un champignon à l’autre, homogénéiser les préparations pour pouvoir toujours doser précisément la quantité de champignon utilisée est crucial.
Homogénéiser un stock de champignon séché peut consister à les casser en petits morceaux ou à les réduire en poudre, puis à les mélanger soigneusement, pour conservation.
Une teinture contenant uniquement des chapeaux sera une préparation homogénéisée, d’une puissance moins variable qu’une préparation contenant toutes les parties du champignon, et aussi plus puissante (p. 446).
[Attention, le pied de l’AM est souvent véreux, bien vérifier son état au moment de la cueillette – Ndlt, qui a pris l’habitude de ne ramasser que les chapeaux]

Pour une expérience psychoactive, commencer doucement : l’AM peut déstabiliser l’utilisateur d’une façon différente des psilocybe.
Commencer avec 2g d’une préparation homogénéisée et augmenter progressivement serait le plus sage.
Dosage : entre 1g d’un champignon très puissant (de type Amanite panthère) pour un effet léger, et 25g d’un champignon peu puissant pour un effet fort (p. 447-448).

Sécurité, réduction des risques : S’assurer la présence d’un trip-sitter quand on expérimente avec les fortes doses d’AM, pas juste quelqu’un à appeler en cas de soucis (pour cause de risque de ne plus être en capacité de se servir d’un téléphone, risque de perdre connaissance dans des conditions dangereuses…), mais une personne sobre qui soit physiquement présente (p. 456).

A conserver hors de la portée des enfants et des animaux : Un animal qui aurait ingéré une forte dose d’AM pourrait manifester des symptômes impressionnants mais somme toute probablement transitoires. Le cas échéant, en informer le vétérinaire afin d’éviter l’euthanasie (p. 455-456).

Quelques autres recettes : AM lactofermenté (pickles), boisson sibérienne à la myrtille, « Soma » (à base de lait), mélange à fumer…

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