Outil chamanique – Le bruit: son, vibration, voix, verbe, noms…

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La seule fois où j’ai été à une conférence sur le chamanisme, il s’agissait d’une mini-conférence matinale donnée par Jeremy Narby, au musée d’ethnographie de Genève, en 2016. J’étais descendue dans les salles de ce musée comme on descend dans un tombeau, j’avais trouvé ça lugubre, cette architecture quelque peu Egypto-moderne (un jour, faudra arrêter avec cette fascination malsaine pour l’Égypte), mais j’étais venue écouter un anthropologue qui connaît son sujet, alors il fallait prendre courage.
La seule chose dont je me souvienne clairement – de tout ce qui a été dit durant cette conférence, c’est que les chamanes sont avant tout des gens qui « font du bruit ». J’avoue, ma mémoire laisse à désirer, surtout quand il y a plein de smartphones autour de moi, mais ces trois mots m’ont marquée.
Et après la conférence, alors que je pique-niquais devant le musée, il me sembla voir Mr Narby s’en aller avec le chanteur des Young Gods, Mr Franz Treichler, qui fait une musique quelque peu chamanique (« I’m the drug… »), et qui a un peu une tête d’indien. A cette époque, il est d’ailleurs arrivé que Jeremy Narby collabore avec les Young Gods.
Bref, en effet, dans les documentaires, dans les livres d’anthropologie, on voit les chamanes chanter ou bien se servir d’instruments de musique, comme un musicien sur scène. Le chamane tape fort sur son tambour en Mongolie, chante des icaros de toute beauté (dit-on) en Amazonie…, et Maria Sabina, au Mexique, chantonnait des paroles aussi poétiques qu’hermétiques.

La musique et moi : Au cours de ma pratique de « chamanisante » débutante, en état modifié de conscience, je n’ai presque jamais chanté, je ne me suis jamais sentie appelée à essayer de taper sur le petit tambour que j’ai acheté d’occasion, au cas où, et mes paroles sont rarement hermétiques, sauf qu’en j’en arrive à renommer la mort « Cécila » (orthographe incertaine) ou que je demande « May the Swastikas spin good ! » (« Que les swastika/centres énergétiques de la planète tournent bien »), car ils se doivent de tourner comme des anticyclones, des tornades ou des ouragans, ce qui est pour eux leur façon de respirer, de fonctionner correctement. Quand ils sont bloqués, on se met à tous oublier plein de choses et l’histoire se répète et se répète et se répète encore, parce qu’on échoue à apprendre de nos erreurs. Bref.
A ce jour, une seule fois, il m’est arrivé de me mettre à chanter, pieds nus dans l’herbe (dans un bout de champ jamais remué par l’humain, ça a son importance, un champ qui sonnait très « juste »), sous les étoiles: la chanson semblait vouloir couler hors de moi comme l’eau coule d’une source, et j’avais la sensation de me tenir sur la scène d’un opéra, dans une salle comble, sous les lumières de la scène, et le public, c’était les étoiles. J’avais la cuisante sensation qu’elles m’entendaient, qu’elles entendent tout, absolument tout, jusqu’aux fourmis qui grattent dans leur fourmilière et qu’elles entendent jusqu’à notre cœur, bien mieux qu’un amoureux serré contre nous ne sait le faire (l’amoureux a malheureusement souvent plus d’imagination que de discernement). C’est de cette nuit que je garde l’idée qu’un corps céleste, comme une planète ou une étoile, n’est pas juste une grosse boule de quelque chose, mais surtout un radiotélescope géant, qui capte autant qu’il émet, et sur lequel il est plus ou moins possible de se brancher. Dans l’émission « Voyage en terre inconnue », Thomas Pesquet a demandé aux Hopi comment ils savent ce qu’ils savent, en matière d’astronomie. Ils ont refusé de lui dire. Ha ! Moi, j’aurais 2-3 idées ! Et Romuald Leterrier, en Amazonie, a eu expérimenté des plantes qui permettent de « voir loin » (il le raconte sur youtube, dans je ne sais plus quelle conférence, sorry).
Une autre fois, au cours d’une cérémonie, sous un sapin (les arbres font de bonnes antennes-relais), appuyée sur mon bâton, il m’est arrivé de dire « Imaginons que j’ai la voix de James Hetfield… », le chanteur de Metallica – un de mes chanteurs préférés, parce que je commençais à fatiguer et que j’avais très envie que mon message soit entendu bien loin et bien clairement, comme si j’avais eu la voix de Mr Hetfield, ses micros et ses ampli, et tout l’Orchestre Symphonique de San Fransisco derrière moi (comme dans l’album S&M, de Metallica ; voir l’illustration en tête d’article).

« Imaginer », pour moi, cela signifie « visualiser ». La visualisation est un outil chamanique qui mériterait un autre article à elle seule. Il me semble qu’une bonne partie de la formation et de la pratique des lamas tibétains/bouddhistes repose sur l’usage intensif de cette méthode, en association avec l’ascèse, la méditation, la respiration, etc… C’est aussi ce qu’un jungien appellerait « l’imagination active », et c’est l’outil sur lequel est basé la sophrologie. Si je dis « éléphant », voyez-vous un éléphant « dans » votre tête ? Si oui, voilà ce qu’est la visualisation, elle peut être travaillée et développée comme un muscle, et la communication avec le monde des esprits passe en grande partie par elle. Si je n’avais pas découvert Jung et lu un certain nombre de ses livres à l’âge de 19-20 ans, je n’en serais peut-être pas là.

Personnalisation de la pratique: Il est possible aussi que mes méthodes, sans tambour ni trompette, m’aient été inspirées par mes conditions de travail : je ne dispose d’aucune crédibilité, d’aucune reconnaissance, je ne prétends même pas être chamane, aussi ma pratique se doit-elle de rester relativement discrète. Hors de question de risquer d’ameuter tout le voisinage en me mettant à hurler à tue-tête « For whom the bell tolls ! » (une chanson de Metallica).
Raconter certaines choses sur internet est tout le « bruit » auquel je me laisse aller, et voyez : hormis quelques vidéos sur youtube, dans lesquelles je parle normalement, et qu’assez peu de gens regardent, l’exercice reste assez discret dans l’ensemble.
Et c’est peut-être parce que je suis d’un tempérament très discret, très introverti, très silencieux en général, et c’est peut-être aussi parce que j’ai l’oreille fine à la base (hypersensible au bruit) – en bonne autiste que je suis – que, pour moi, pour faire un travail qui me semble décent, un simple murmure est efficace, à partir du moment où j’ai trouvé les mots justes.

Bases de la technique : Pendant mes débuts, je me suis inquiétée de ça : de ne pas faire de musique. Je continue à me dire que ça me viendra peut-être, que j’en suis peut-être encore trop à apprendre à maîtriser le B.A.BA pour pouvoir accéder à cette technique-là.
Puis j’ai compris que, ce qui fait la base du « bruit », ce n’est peut-être pas tant la musique, le rythme ou le volume sonore, que le son et le choix des mots, la vibration, quand bien même infime comme celle de mon ongle qui gratte mon bâton, comme celle des ultrasons des chauve-souris qui leurs suffisent à chasser et à voler sans rien percuter, ou comme celle d’un chuchotement tout doux, ainsi que la « forme » sonore des mots, la puissance de leurs racines étymologiques et la justesse de l’intention, la qualité de sa source, c’est à dire son ancrage dans le cœur (plutôt que dans le nombril ou dans le mental).
Ce qui est sûr, c’est que je ne chamanisais pas du temps où je restais allongée dans « l’obscurité silencieuse » (« in silent darkness »), pour paraphraser Terence McKenna. De mon point de vue, l’obscurité silencieuse, c’est la classe de maternelle du chamanisant. En France, à l’heure actuelle, les enfants passent 3 ans en classe de Maternelle (Petite, Grande et Moyenne Section), de l’âge de 3 à 5 ans. Si l’aspirant chamanisant ne sort jamais de l’obscurité silencieuse, ou qu’il se contente d’écouter de la musique sans jamais produire lui-même aucun son, c’est comme s’il restait toute sa vie en classe de maternelle.

J’ai justement mis environ 3 ans avant de considérer que ce que je faisais pouvait être désormais appelé des « cérémonies ». Je suis sortie de Maternelle, entre autre, à partir du moment où j’ai commencé à travailler avec les « Directions » (Nord, Est, Sud, Nord, Ciel, Sol, Espace-Temps ? Coeur ?).
Avant, il s’agissait juste de « sessions » (de travail). Entre autres, il m’a fallu 3 ans pour pleinement réaliser que les mots sont des outils, au même titre que certains objets plus « concrets » (comme le bâton). Pendant ces 3 ans de Maternelle, il m’était bien arrivé de parler, de constater que je pouvais me servir des mots, que certains, ou certaines phrases sonnent faux, que certains sont particulièrement puissants, reconstituants, dénouant…, mais je n’étais qu’une enfant en bas-âge qui apprend à tenir un crayon, à tracer des courbes, à dessiner : ce n’était pas encore de l’écriture.

Les mot-clés-du-coeur-pourparler, l’exemple de l’Eau : Petit à petit, j’en suis arrivée à prendre pleinement conscience que c’est avec la voix et les bons mots, quand ils viennent du cœur, quand ils sont dit avec cœur, que l’on peut tisser ou dé-tisser des choses, que l’on peut débloquer des énergies péniblement stagnantes ou absentes, en apaiser d’autres trop tumultueuses.
Parfois, une simple petite phrase prononcée tout bas, mais bien sincère, suffit à me faire éclater en larmes. J’ai passé huit ans en psychothérapie (et vous?!), donc les larmes, on va dire que ça ne me dérange pas plus que ça : je sais que c’est cathartique. Il m’est par exemple arrivé de m’adresser à l’esprit de l’Eau, d’entrer en pourparlers avec elle, après qu’elle m’ait eu exprimé son mécontentement (comprendre : « botté le cul ») : « Look at you, you’re so beautiful and look what we’ve done to you… » (« Regarde-toi, tu es si belle, et regarde ce que nous t’avons fait… »). Et voilà soudain que ces mots touchèrent juste et suscitèrent une prise de conscience déchirante, jusqu’à l’effroi… C’est que l’Eau est bien malmenée par notre civilisation : on chie dedans tous les jours, on déverse des produits toxiques dedans, on appelle cela « se laver » (savons issus de la pétrochimie, douches et bains sans parcimonie…), « faire la lessive » (lessives nocives pour l’environnement, vêtements synthétiques, parfois en tissus soit disant « vegan » ou « recyclés » qui diffusent des microparticules plastique jusqu’à l’océan…) ou bien « se protéger du soleil » (écran solaire toxique issu de la pétrochimie, qui se diffuse dans la mer) ou bien encore « se faire belle ou beau » (maquillage, tonnes de vêtements et de chaussures dans les placards dont les matériaux sont fabriqués à grands frais pour l’environnement, parfums/déodorants de synthèse…) ou encore « refroidir une centrale nucléaire », etc… Les offenses qu’on fait à l’Eau sont immenses, monumentales, alors qu’on devrait la chérir et en prendre soin comme la mère qui nous a fait, car elle est bien une mère/mer qui nous fait, à chaque instant, puisqu’elle constitue environ 70% de notre corps. Mais la piété filiale s’en est allée, dissoute par les acides de la psychanalyse et de la croyance qu’il nous faut « dominer » la nature, et quand on domine, fatalement, on piétine…
Imaginez que, à force d’être offensée et traitée comme la 18ème roue du carrosse, l’Eau soit prise de l’envie de nous planter là, de prendre ses cliques et ses claques, et de claquer la porte sans jamais revenir ? Car, comme tous les Esprits, elle est avant tout libre. Elle coopère parce que ça lui chante. Notre « domination » sur elle et le reste n’est que virtuel. Venez voir les arbres qui crèvent déjà de soif dans les forêts françaises. Leur mort, elle, est bien réelle.
Et si l’Eau perdait l’envie de se laisser malmener ? Que devenez-vous, amputé de 70% de votre corps ?
Imaginez votre quotidien sans eau potable au robinet.
Les réserves d’eau douce ne représentent déjà que 2,5% de l’eau sur la planète.
Avons-nous vraiment les moyens de la malmener à l’infini ?
Bref, c’est là, quand j’éclate parfois en sanglots en pliant sous le poids d’un constat bien monstrueux, le cœur ouvert, voir fendu en grand par quelques mots-clés bien justes, que je sais que je touche juste, que j’ai trouvé le centre d’un gros nœud d’énergies bloquées/absentes et que je parviens à faire un bon travail de prise de conscience, de nettoyage, d’harmonisation.
Parfois, le « bon » mot amène un éclat de rire ou une montée de colère, ça dépend, en tout cas cela fait bouger de l’énergie, ouvre le cœur et les yeux, rend un dialogue possible.
L’Eau s’ouvre à moi en même temps que mon cœur s’ouvre à elle. Le cœur est le lieu véritable de la « rencontre », et seulement en lui, à partir de lui, pouvons-nous commencer à travailler vraiment en équipe, que ce soit avec l’Eau ou d’autres esprits.

Les Eléments-esprits vecteurs : Dans la nature, tout écoute, tout vibre, tout se diffuse. L’air est un medium, un diffuseur formidable, de même que le sol (la terre, l’humus, la croûte terrestre, éventuellement un carelage sur dalle béton sur cave voûtée sur terre battue, pas du tout les planchers flottants, ni les semelles de chaussures en synthétique!), quoi que le sol soit plus lourd, moins rapide que l’air. Idem l’eau, bien sûr. Le feu réagit bien aux paroles et aux états d’esprit, à la façon dont je respire, bien ou mal : si je respire mal, il a tendance à s’étouffer autant que moi, il peut être un bon « inspirateur », je peux lui demander de l’aide quand je galère pour trouver la bonne formulation.
Il paraît que les éléphants peuvent émettre des infrasons en tapant du pied sur le sol, et percevoir des sons diffusés ainsi, à travers le sol, qui se comporte en peau de tambour : ils « entendent » à travers la plante de leurs pieds (qui ne portent pas de chaussures !) et, d’après Peter Wohlleben, les animaux qui nichent dans les troncs entendent très bien les prédateurs grimper à l’arbre, car la fibre du bois transmet très bien les vibrations de leurs pattes (voir « La vie secrète des arbres », page 141). Le passage de ce livre sur les capacités des fibres du bois à diffuser les vibrations m’a fait penser à mon bâton, que je gratouille parfois du bout d’un ongle. Un infime gratouillis, en état modifié de conscience, dans le silence de la nuit, peut valoir un coup de klaxon en plein embouteillage. Il m’est arrivé aussi de taper le bout de mon bâton sur le sol, pour exprimer une impatience, une colère, pour signifier « Hey, j’ai parlé ! », mais c’est une manœuvre délicate, car il faut savoir viser (en état modifié de conscience, ça peut devenir délicat) et éviter de se taper sur le pied ! Je préfère cultiver la maîtrise et la transmutation des énergies, des émotions, ainsi que la diplomatie : ça permet aussi d’économiser l’énergie (pour pouvoir travailler le plus longtemps possible), et c’est plus prudent pour mes pieds, puisque je travaille pieds nus ! Ainsi, je tiens mon bâton à la verticale, et sa base (le côté qui poussait le plus près du tronc), est le plus souvent posée au sol, même quand j’en arrive à m’asseoir, et, ainsi, peut-être, le bois capte-t-il des choses portées par l’air ou le sol et y diffuse mon énergie-son-information ?

Le choix des mots : Le plus dur, c’est de trouver les bons mots. A mon oreille (en état modifié de conscience), beaucoup de mots français (souvent, à racines latines, ou parfois grecques) sonnent vides, creux, morts, comme de jeunes arbres qu’on aurait déterré et qu’on aurait essayé de replanter à l’envers et qui, forcément, ne poussent pas, ne « tournent » pas (remarquez comment les arbres ont tendance à s’enrouler autour de leur axe vertical, en spirale), ou bien encore certains mots semblent « pervertis », comme un mensonge, comme un clou tordu qui ne peut plus rien tenir en place. Il est possible que cela soit en parti dû au fait que mes « racines » génétiques semblent d’avantage situées en Europe du Nord-Ouest qu’en Europe du Sud (d’après mon test génétique 23&Me). Mon corps, mon ADN, vibrent-ils mieux aux sonorités forgées dans le Nord, plutôt que dans le Sud, pour des raisons purement génétiques ? Une italienne ou une grecque ressentiraient probablement leur propre langue natale autrement.
Par exemple, mes « reins » (qui filtrent mon sang et produisent de l’urine) ne sont pas des « reins », mais des « reines ». C’est que je suis une femme. Mes « reins » sont génétiquement aussi « femelles » que moi et se sentent offensées si je leur donne un nom masculin. L’offense que je leur fait se ressent comme une fatigue soudaine, un étiolement, une chute de tension, une déshydratation.
A moins que les « reins » ne soient universellement d’un tempérament « yin » (femelle), même chez les hommes ? Et si je dis « yin », je le prononcerai « chiine », presque « jine », avec un « ch » très chuinté et un i long, très appuyé (si appuyé que j’en arrive à me demander ce que vient faire ici le « n », qui semble en trop – qu’en sais-je : je n’ai jamais étudié le chinois).
La fatigue chronique dont souffrent tant de gens pourrait-elle s’expliquer en partie sur le plan chamanique, « vibratoire », par le fait qu’on donne de mauvais noms à nos propres organes et que cela les mine ?!
Le Feu, que je fais pendant la cérémonie, n’est pas un « feu » mais une « flamme », ou en anglais (langue qui a l’avantage d’éviter de « genrer » les choses) : « Fire Sister » (« Sœur Feu ») pour la même raison, peut-être, que mes reins sont femelles et non mâles : parce que je suis une femme qui fait du feu et qu’il s’agit de « mon » feu, ainsi « il » ne peut être qu’un esprit jumeau du mien, donc femelle, à moins peut-être que l’esprit du « Feu » soit véritablement un esprit « femelle » ?!
L’Eau n’est pas « l’Eau » ni « water » (« eau », en anglais), mais « Vada », qui se rapproche de l’eau russe : « voda ».
Le « ciel » (l’atmosphère et tout le champ électromagnétique de la planète, c’est à dire son « aura ») ne me dit rien qui vaille, je l’ai rebaptisé « Canopia ». J’aimerais la voir bien plus propre et plus libre qu’elle ne l’est (sans avions, sans satellites, sans radiofréquences artificielles…).
L’espace-temps, elle, est Kronosia. L’Espace n’existe pas sans le Temps, et inversement. Comme en physique, invoquer l’un, c’est invoquer l’autre. Ils forment un tout.
L’Air, c’est Freyia, du nom de la grande déesse de la mythologie scandinave, qui est particulièrement libre, quoi qu’elle puisse être entravée dans une maison, quand l’aération laisse à désirer, et même quand on la brûle, comme dans les Eddas, elle revient toujours (car le feu brûle l’oxygène, qui est produit en continue par la biosphère). Il me semble impossible de faire une cérémonie dans une maison hermétiquement close : il faut laisser au moins deux fenêtres entrouvertes (pour créer un courant d’air, même très léger), sinon j’entends mal et je suis mal entendue aussi. Vous me direz que c’est absurde d’appeler l’Air « Freyia », puisque j’ai déjà rebaptisé l’atmosphère « Canopia », et l’atmosphère, c’est de l’air ! De même que l’océan est de l’eau, vous répondrai-je, et pourtant on ne dit pas « Je vais en vacances à l’eau », mais « … à l’océan » ! Et quand il pleut, ou quand il neige, dites-vous « Tiens, il tombe de l’eau ! » ?!
Le sol, ce n’est pas le « sol » mais le « ground » (« sol », en anglais) et il est aussi « Frère », avec des « r » roulés très doux, et que je prononce probablement un peu comme « Freyir » (un dieu de la fertilité, dans la mythologie scandinave). Ce n’est pas juste le sol sous mes pieds, l’humus, c’est toute la croûte terrestre (couche relativement fine à l’échelle de la planète, comme une coquille d’œuf).
J’ai tendance à féminiser beaucoup de choses, mais pas tout, et je suppose qu’une personne originaire d’Afrique, d’Asie, du Portugal, un aborigène d’Australie, etc… n’aurait que faire de mes petits noms et devrait en trouver d’autres.

Source d’inspiration : qu’est-ce qui me donne l’idée de transformer « le ciel » en « Canopia » ? « Le sol » en « Freyir » ?
Honnêtement je n’en sais rien. Certains mots, certaines phrases sortent vraiment toutes seules. A force de diriger mon attention vers quelque chose, que ce soit un « objet », un « esprit », ou une intention, à force de tâtonner (oralement), ça vient (plus ou moins laborieusement : parfois en un éclair, et parfois il me faut plusieurs cérémonies pour trouver) et ça sort de je ne sais où. Ca semble préexister, ou bien quelque chose d’extérieur à moi (ce que les jungiens appellent le « Soi » ?) semble choisir puis assembler les informations dont je dispose dans ma mémoire (consciente ou inconsciente, personnelle, transpersonnelle, mémoire de la terre où je me trouve… ?), les bouts d’informations linguistiques qui conviennent le mieux, puis les exprimer à travers moi.
« Comment ça marche ? », je crois que c’est une question qu’il faudrait poser à quelqu’un comme Ruppert Sheldrake, qui a écrit sur les champs morpho-génétiques, la mémoire de la Nature. Si vous n’avez jamais écouté ses conférences, ses interviews, lu l’un de ses livres, je vous les recommande !
Le « comment » me dépasse souvent complètement. Je me contente de laisser advenir, et d’essayer de m’exercer à me souvenir.

Archéologie sonore : Pour moi, les mots anglais à racines proto-indo-européennes, ou éventuellement germaniques, scandinaves (vieux norois, danois, gothique…) me semblent souvent bien plus vigoureux, vrais et efficaces que les mots français, comme de vieux chênes vénérables qui n’auraient jamais été dérangés, au fin fond d’une forêt primaire, presque parfaitement sauvage, quand beaucoup de mots français sonnent aussi faux qu’un sapin de Noël en plastique.
Quelques mots français me plaisent toute fois, comme « caroline », qui est autant mon prénom que le nom d’une écriture arrondie créée il y a plus de 1000 ans. Elle est « ronde », et donc elle « tourne bien » (en anglais : « spins good »): elle peut vriller, grimper, s’extirper de mauvais pas, se faire douce, rouler comme un caillou, vous tomber sur le pied, ou se faufiler à travers les murs, comme la vigne de mon nom « Vigneron » : vigne – rond, qui tourne bien aussi. La caroline est une écriture créée du temps du roi Charlemagne, que ses parents n’appelaient pas du tout comme ça quand il était gosse!! Lui a « perverti » son nom, de son plein gré, en le christianisant, en le latinisant. S’appeler « Caroline », c’est un peu comme de s’appeler « écriture », ce qui peut peut-être aider à devenir capable d’écrire en état modifié de conscience, car il semble y avoir dans le monde des esprits des énergies à contourner, quand on est une femme, pour accéder à l’écriture d’une part, au papier, au crayon… Et, sans doute, à l’insigne honneur d’être lue par la suite, et « partagée » sur les réseaux sociaux (si cet article vous plaît, n’hésitez pas à le partager ! Ou bien prière de m’expliquer pourquoi vous ne le partagerez pas ?! Est-il si nul que cela ? Expliquez-moi ! D’avance merci !).
Les mots sanskrit sont aussi précieux, comme des clés qui ouvrent de grandes portes, ou qui activent de grands esprits, quand on sait les prononcer, et souvent les occidentaux en ont perverti la prononciation, si bien qu’ils s’agit de les « redresser », de les détordre en essayant d’en retrouver la vraie prononciation, comme « chakra », qui me semble mieux fonctionner quand je dis « ts-chakra », avec un « ch » suinté et un « r » roulé.
Il y a encore la « jungle », prononcée à l’anglaise (« djeune-gueule ») qui fonctionne bien, et qui est d’origine sanskrit, qui signifie « terre incultivée, sauvage ». J’en appelle à elle quand je ne sais comment faire quelque chose : « I call on to the jungle ». C’est qu’elle a de la créativité, du respect de la Vie-Kundalini et de la puissance au-delà de tout ce que je pourrais imaginer ou savoir, elle peut s’insinuer et déborder partout, avec toute la justesse de la Vie indomptée, quitte à ce que ce soit en virus. Si vous saviez comment les médicaments sont fabriqués, les antibiotiques, les vaccins…, à coup de bouts d’animaux, de fœtus, d’expérimentation innommables…Pas du tout « véganes » ! Vous aussi, vous deviendriez un « anti-vax », et vous en appelleriez peut-être à la Jungle, pour que l’humanité paye enfin le juste prix de tous ces pseudos « soins ».
Si vous chamanisez, vraiment, je vous encourage à demander à voir ce que votre corps contient/retient d’esprits de créatures non-humaines (voir même humaines ? Et après on se demande d’où viennent les maladies « auto-immunes »…) injectées sous forme de « traces » (concrètes/mesurables ou vibratoires) dans votre propre corps/biofield/espace au moment des sacro-saintes vaccinations, et tout ce que les médicaments portent en mémoires d’âmes de créatures mortes en détention, en laboratoire, dieu sait comment, puis « brevetées » (appropriées) au cours d’expérimentations menées par l’industrie pharmaceutique, puis produites en séries, cotées en bourse et données en « traitement » à vous, et à des milliards d’autres. Si vous découvrez en vous des esprits prisonniers, libérez-les ! Il suffit de leur demander pardon et de leur dire qu’ils sont libres, et vous vous ferez, à vous comme à eux, grand bien.
Il est possible que l’hébreu, l’araméen…, aient aussi le même genre de vertus « clé », mais je ne les ai encore jamais testé.

« Parler correct » : Que ce soit pour pouvoir travailler avec nos ancêtres ou nos chats, ou encore « à l’international », il s’agit de savoir parler, de savoir faire des phrases correctes sur le plan diplomatique autant que sur le plan « architectural » du domaine vibratoire.
Ainsi, si je dis à mon chat qu’il est « mon chat », le voilà qui se hérisse comme à la vue d’un chat ennemi, et voilà qu’il émet comme de minuscules étincelles rouge, il me tourne le dos, il regarde ailleurs, il est offensé. C’est qu’un chat est un être vivant indépendant, pas un buffet, ni mon foie. Il ne m’appartient en rien. Si je laisse parler mon cœur, que je lui dis doucement, avec toute mon affection : « You’re free, I wish to have a better relationship with you » (« Tu es libre, je souhaite avoir une meilleure relation avec toi »), voilà qu’il lisse ses poils et se retourne vers moi, sans plus pétiller comme un feu auquel on a donné du bois mouillé, car il a beau être un chat français, il comprend visiblement mieux l’anglais que la plupart de mes compatriotes. Voilà le genre de « magie » qu’on peut faire dans la pénombre d’une « cérémonie » en état modifié de conscience.
Et je précise que cela me « coûte » de lui dire qu’il est libre, à « mon » chat, car cela remue la peur qu’il disparaisse, s’enfuit ou bien se fasse écraser sur la route. J’en pleure, de la peur de le perdre, quand je lui dis qu’il est libre. Cela me coûte beaucoup. C’est pourtant nécessaire pour avoir une bonne relation avec lui, d’égal à égal d’êtres libres, pleins et entiers (quoi qu’il ne soit plus si « entier » que cela sur le plan anatomique, puisqu’il est castré – et c’est une des choses dont je dois m’excuser au près de lui).
C’est que la possessivité diminue toujours celui que l’on « possède », ou plutôt que l’on croit posséder, car la possession de l’autre n’est qu’une croyance (quelque chose de virtuel), autant qu’elle est un joug qui ampute toujours le « possédé » d’une part de lui, d’une part d’énergie, de libre-arbitre, de force, de cœur et d’âme.
Sting l’a bien chanté : « If you love somebody, set them free » (« Si tu aimes quelqu’un, libère-le »).

Le travail à l’international : Quand je fais ce genre de travail « local » et personnel, avec mes chats, les esprits des lieux où je me trouve (phénomènes telluriques, mémoires…), mes ancêtres…, c’est comme un entraînement pour un travail plus grand et plus ambitieux, pour ce que j’appelle travailler « à l’international ».

Exemple de la condition féminine : Par exemple, j’aimerais beaucoup contribuer à améliorer la condition des femmes dans le monde. Vous aurez remarqué que nous vivons, partout sur la planète, dans des sociétés éminemment misogynes et je le ressens bien, entre autre, lorsque je dis « mes reins », au lieu de « mes reines » : même la langue française heurte mon corps. Dans le monde des esprits, beaucoup de choses semblent « conspirer » ainsi, insidieusement, contre moi, parfois même il se pourrait que les entraves que je trouve sur mon chemin aient été créées il y a très très longtemps pour me protéger (pour protéger les femmes en général, ou bien carrément l’humanité), mais à la longue, les sortilèges (« spells », en anglais) ou charmes de protection « backfire » (produisent un choc en retour) et se transforment en quelque chose d’étouffant qui dégénère. Par exemple, si des sortilèges de protection ont été posés sur l’humanité à une époque lointaine (à l’époque d’éruptions volcaniques ayant provoqué des hivers longs de plusieurs années, au moment des glaciations, de « déluges », à l’époque de grandes épidémies, etc…), sur le plan vibratoire, cela pourrait expliquer l’augmentation quasi constante de la population humaine, au point que l’humanité et son mode de vie en arrive en mettre en péril l’existence de tout le reste (6ème extinction de masse). La Bible elle-même ne pourrait-elle pas sonner comme un sortilège : « Croissez et multipliez » ?! Il y aurait alors là un équilibre à rétablir, par exemple en rendant toute leur liberté à la Mort, à la Maladie et à la Fertilité, pour qu’elles puissent à nouveau faire leur job de « sélection naturelle » au sein de l’humanité.
Comment libère-t-on un esprit d’un sortilège ? En le déclarant libre, et si cela ne suffit pas, on le déclare « back in Time », « de retour dans le temps » : c’est à dire de retour à la fois à son état originel, et ici et maintenant.
Si vous pensez être sous l’emprise de malédictions, de sortilèges, de charmes…, déclarez-vous libre, « claim sovereignty » (« revendiquez votre souveraineté »), annoncez aux personnes qui vous envoie (peut-être) ces énergies, en disant leur nom, qu’elles sont libres, « free to go » (« libre de partir »), et si cela résiste, déclarez que vous et elles êtes « back in Time ».
Vous m’en direz des nouvelles !
J’en suis d’ailleurs arrivée à croire que pour protéger quelqu’un, il n’y a rien de plus efficace que de le rendre libre, « free » en anglais, libre même de tout sortilège ou prière de protection. La Vie sait très bien se protéger elle-même, quand elle est libre, dans un environnement sain.
Un homme ne ressentirait peut-être pas autant que moi cette problématique de la condition féminine, car toute notre civilisation (lois, routes, logements, langage, histoire…) a été taillée pour lui et par lui (par des générations et des générations d’hommes, pendant que les femmes étaient reléguées au statut de meuble), aussi tout lui va toujours très bien, tant et si bien qu’il est parfois capable de refaire son toit tout seul, sans avoir jamais suivi de cours de charpente ni regardé aucun tutoriel sur youtube. Un homme souhaitant œuvrer pour le bien commun pourrait toute fois demander à devenir capable de voir les choses plus clairement, de voir la misogynie ambiante, ainsi que la sienne, et de s’en libérer, afin d’arrêter de la propager. Je pense que nous ne pouvons réécrire certaines de nos « lignes de code » personnelles ou socio-culturelles (« programmes », croyances, préjugés…) que si nous y travaillons ardemment en toute conscience.
Je vous préviens : il y a des énergies, dans le monde des esprits, qui s’efforcent de protéger certaines maladies de notre civilisations à coup de « Ne t’en fais pas, tout va bien, tu n’as à te soucier de rien, et puis cela ne te regarde pas, qui es-tu pour te soucier de ça ? Tout va bien, tout va pour le mieux, ne cherches pas plus loin, retourne fumer un joint, vas te coucher, bis une bière, tout va bien, tout va pour le mieux… ». Un peu comme les tumeurs d’un cancéreux savent se prémunir de son système immunitaire… Et pendant ce temps, on vide les océans de leurs poissons, on rase des forêts, on bétonne la terre partout, on marie les filles de force et on leur fait des enfants à la chaîne sans leur demander ce qu’elles en pensent, et la 6ème extinction de masse va bon train.

Mais pour pouvoir travailler à améliorer la condition féminine, encore faut-il que je sache comment les femmes s’appellent vraiment, car le mot « femme » sonne faux, idem le mot « woman » (« femme », en anglais).
Il me faut tâtonner, revenir loin, longtemps en arrière.
A l’heure actuelle, il me semble qu’il se pourrait que j’ai trouvé le bon mot, ou du moins un mot qui convient : « chi », un « ch » très chuinté et long. « Chi », comme l’énergie vitale des taoïstes, ou comme le « elle » anglais qui s’écrit « she » et se prononce « chi ». Nous, les femmes, serions des « She », comme aussi le « shi » du dieu hindou « Shiva », et les hommes pourraient être des « Hâ », avec un « h » presque « r », très soufflé, guttural, un peu comme le « h » de Hata, de « Anahata » (« chakra du cœur », en sanskrit), que je souffle comme lorsque je fais de la buée sur une vitre: « ana-hhhhaaata ». Je me dis qu’il faudrait peut-être que je sache l’arabe ou le suisse allemand pour le prononcer correctement, ce « h ». Ou peut-être me faudrait-il une pomme d’Adam et une prostate, pour que mon corps parvienne à le faire sonner correctement… Voyez aussi la force vitale des égyptiens, le « Ka », ou peut-être leur dieu-soleil « Râ » ?. Ca pourrait être à peu près cela, le mot pour dire « homme »… Peut-être faudrait-il un bon coup de glotte pour le prononcer, ce « Ha », et ainsi le transformer presque en « rrrra », ce qui commence à se rapprocher de « roi », pour les hommes, qui, justement, à tord ou à raison, ont si facilement tendance à se sentir les « rois » du monde, n’est-ce pas?! Et j’avoue que, comme je suis taquine, cela m’amuse d’imaginer les hommes en « rats » !
Le mot « queen » (reine, en anglais, qui vient du vieil anglais « cwen », qui signifie « femme, épouse »), pourrait aussi convenir un peu, car selon la façon dont on le prononce, il contient un peu de ce chuintement mouillé, de ce « chi ».
Et le « Chi » (énergie vitale) des taoïstes, ce serait cela, « nous », les femmes. Le « yin » des chinois serait un « she » légèrement dénaturé, orné d’un « n » superflu.
Ainsi, le dieu hindou « Shiva » serait la personnification de l’alliance des « Shi » et des « Hâ », qui lorsqu’ils sont alliés – au lieu de chercher à se dominer les uns les autres, produisent un monde juste et fertile, équilibré, harmonieux. L’une des représentations de Shiva, une de ses « hypostases », surnommée Ardhanarishvara (voir Wikipedia Wikipedia ou  Ardhanari-Yoga), le montre d’ailleurs comme hermaphrodite: moitié homme, moitié femme. Pourquoi alors l’appeler « dieu », un nom masculin et dire « lui…, il…, Shiva », s’il peut être bisexué autant que bigenre ?!

Anatomie et dépollution de notre boîte à vibrations : pour pouvoir bien travailler, il est indispensable d’avoir de bons outils, tout bon artisan vous le dira. L’outil qui sert à fabriquer du verbe, de la vibration, c’est notre bouche et, comme n’importe quel instrument de musique, elle peut être désaccordée.
Les métaux en particulier, comme bon nombre de matériaux de synthèse, peuvent provoquer des dissonances, des fausses notes. Les amalgames au mercure (surnommés « plombages », alors qu’ils ne contiennent pas du plomb mais du mercure, tout aussi toxique que le plomb) m’évoquent des poches de venin qu’il va être difficile de neutraliser, tant qu’on ne les aura pas fait enlever de façon sécurisée par un dentiste conscient des dangers du mercure, et de préférence capable de tester la biocompatibilité des matériaux de remplacement.
Je m’interroge aussi sur les implants en titane, ou les pivots métalliques des couronnes : notre mâchoire n’est pas faite pour accueillir des éléments métalliques. Ces matériaux qu’on nous met dans les dents sont réellement susceptibles de causer des intoxications (le mercure s’érode, diffuse, on l’avale ou il est absorbé par la muqueuse de la bouche, et il est neurotoxique, entre autre), des phénomènes d’électrogalvanisme (courants électriques de très faibles intensités, mesurables, qui interfèrent avec le fonctionnement du système nerveux), ou bien des réactions d’intolérances (avec réaction du système immunitaire et potentiellement inflammation chronique de bas grade, ou réaction auto-immune). Les dents dévitalisées sont susceptibles de devenir des nids à bactéries, parait-il, autrement dit des sources de stress, de fatigue et de tensions pour le corps.
Et je ne parle même pas des piercings, des appareils dentaires qu’on met aux enfants… Autant de problématiques qui peuvent nous déséquilibrer de mille façons (au niveau musculaire, immunitaire, émotionnel…), nous empêcher de parler vrai, de produire un son qui sonne juste.
Comment peut-on harmoniser une situation quand l’instrument d’harmonisation est désaccordé ? Comment produire une musique juste avec un instrument qui sonne faux ?
C’est ainsi qu’en 2017, je me suis retrouvée chez un dentiste conscient des dangers du mercure et que j’ai mis 2000 euros dans le remplacement de mes vieux « plombages » par des inlays en céramique biocompatible.
Après la pose des inlays, j’avais la sensation que ma voix était devenue un petit ruisseau chantant, mon élocution était nettement moins laborieuse (je suis autiste, mon élocution reste laborieuse malgré tout : l’oral et moi, en état « limité » de conscience, ça fait deux).
Pensez-y: un dentiste peut-être l’équivalent d’une brute qui joue du piano à coup de marteau (en toute innocence, en vous racontant que le mercure est sans danger, que le titane est parfaitement neutre… – bah voyons !), ou bien il peut s’avérer être un accordeur virtuose. Il s’agit de bien le choisir.
Pensez-y : si vous chamanisez ou envisagez d’y venir, faire « accorder » et assainir votre bouche par un bon dentiste pourrait être un investissement plus sensé que de mettre des centaines d’euros dans un tambour, ou que dans un voyage en Amazonie.
Sur le plan vibratoire, on pourra fignoler l’harmonisation de la bouche en la bénissant avec une plume de rapace (libre de toute décoration), en bénissant les dents, la langue, la mâchoire, la gorge, la voix, le nez, les sinus, les poumons… Tout l’appareil phonatoire. On tient la plume de la main gauche (la main du cœur), on la pointe vers ce que l’on souhaite bénir, et on bénit à voix haute : « Mes dents sont bénies et pleine de bénédictions, les matériaux qui en remplacent les bouts manquants sont bénis, ma voix est bénie, etc… ». On peut le faire dans la langue qui nous convient le mieux (français, anglais…). Cela peut être fait de temps en temps, comme un rappel, une petit hygiène énergético-spirituelle de base.

URL On peut demander de bonnes adresses de dentistes sur le groupe facebook « Intoxication aux métaux lourds, chélation et alimentation hypotoxique ».

Autre exemple pratique, le nom des lieux : si vous vous appelez Marc, et que je vous appelle Julie, me répondrez-vous ?
Il est probable que beaucoup de choses aient été « perverties », perdues, au fil du temps, avec le remaniement des croyances, des dogmes, des pratiques spirituelles, des langues… Si je souhaite travailler avec l’esprit d’une montagne, comme celle que les occidentaux appelle « le Mont Everest », vais-je y arriver en utilisant ce nom occidental, qui est celui d’un colonisateur, Lord anglais du 19ème siècle ? Je vais peut-être réussir à contacter l’esprit du vieux Lord anglais, mais plus péniblement celui de la montagne elle-même, qui n’a pas grand chose en commun avec un vieux Lord. Va-t-elle accepter de travailler avec moi si je lui donne un nom qui l’offense ? Si je n’en connais aucun autre, je vais pouvoir m’excuser au près d’elle de cette offense, en lui expliquant que je suis désolée, que je ne connais pas son « vrai » nom, que je vais tout faire pour le découvrir mais qu’elle sait bien que je m’adresse à elle, « la plus haute de toutes les montagnes de la planète » (oui, dans le monde des esprits, en état modifié de conscience, aucun besoin de prendre un billet d’avion pour contacter des lieux très lointains: c’est très économique! Et très écolo !). Elle est comme la reine-mère de toutes les montagnes, et elle est un peu comme un œil ouvert sur l’immensité de l’espace, elle est aussi un peu comme une antenne-relais géante, connectée au web-réseau de toutes les montagnes de la planète, qui peut relayer un message partout dans le monde, si on le lui demande gentiment, si l’on a la Vie et le bien commun à cœur.
Alors, quel est son nom, à cette Reine des montagnes ? Ou bien les noms auxquels elle a l’habitude de répondre depuis des millénaires, et qui l’honorent pour ce qu’elle est : la reine des montagnes, ou bien des cieux ?
On peut opter pour Chomolungma (« Déesse Mère (des vents) » en tibétain). C’est un nom qu’on trouve assez facilement sur le net, quoi que dans mon cas c’est un de mes anciens formateurs en naturopathie, fan d’alpinisme, qui m’ait transmis Chomolungma, « par hasard », dans un commentaire facebook, en réponse à une publication sur le Mont Everest et ses antennes relais.
Les avions, les satellites et les radiofréquences artificielles lui font comme des mouches dans les yeux, à Chomolungma. C’est une des raisons pour lesquelles « nettoyer »/harmoniser/libérer Canopia est si important : pour que tout le monde puisse y voir plus clair, il s’agirait que les avions, les satellites et les radiofréquences artificielles cessent de nous entourer en brouillard, qu’ils cessent de faire comme de la friture sur la ligne, en légions de mouches qui tournent en grappes au-dessus de nos chakra coronaux, qui eux sont comme des yeux, des parabolles, des corolles de fleurs tournés vers l’infini.
Vous remarquerez que Chomolungma est un nom d’être femelle, pas un nom de vieux bonhomme.
Quand on souhaite travailler à l’international, il s’agit de savoir se connecter au web mondial, et les noms des grands lieux sacrés de notre planète peuvent aider.
Alors, quel était le nom de la montagne, de la colline ou de la source la plus proche de chez vous, il y a 2000 ans ? Avant la romanisation du pays, puis sa christianisation ? Du temps des Celtes, ou peut-être plutôt des Kelts ?

Près de chez moi, dans le Morvan, il y a « le mont Beuvray », que j’ai renommée « Morvana ». Près de mon autre chez moi, en Haute-Savoie, où j’ai grandi, il y a « le Semnoz », que j’ai renommé « Semnoza ».
Je vous déconseille les noms de Kheops ou de Teotihuacan, par exemple, qui vous connecteront à de faux lieux sacrés, construits sur d’anciens vrais lieux sacrés, comme des sources ou des nappes phréatiques désormais asséchées ; ces sites naturels, naturellement puissants, étaient de vrais lieux sacrés (du point de vue de la Vie-Kundalini) dont l’énergie vitale fut déviée, bloquée, dénaturée, pervertie, volée par l’architecture anti-naturelle des pyramides ou autres temples à angles droits (églises, etc…). D’après ce que j’en ai compris, ces temples contribuèrent à générer un réseau « astral » artificiel tout pourri, comme une cage énergético-spirituelle, désormais en voie d’écroulement, qui, si vous l’invoquez, pourra peut-être encore vous faire voir de vieux hologrammes surnommés Horus, Isis ou Thot, ou que sais-je, qui vous effraieront et vous feront perdre l’envie d’y revenir ou bien qui vous flatteront et vous feront croire que « ça y est, vous êtes arrivés, vous avez mérité qu’on vous remette les clés de l’astral ! » (bah voyons, sans déconner ?!) ! Alors que ces vieux « dieux » ne sont – de mon point de vue, que de pauvres pare-feux hors-d’âge (garde-frontières, douaniers…), sensés empêcher l’accès au « vrai » web naturel, qui repose sur des lieux sacrés naturels, comme les montagnes, d’anciens volcans, etc… Le faux ciel-astral gardé par les anciens « dieux » égyptiens (ou Maya ou autre) est un « fake » anti-vie, anti-naturel, à laisser tomber et à contourner, pour aller au-delà, comme on peut aller au-delà de la pollution des villes en se rendant à la campagne. On peut éloigner ces « faux dieux » plus facilement que dans Stargate SG1 (le film ou la série, que je vous recommande!), d’un geste de la main, comme on éloigne une mouche qui vole sous notre nez. On leur souffle dessus, c’est à dire qu’on expire vraiment un peu plus fort qu’à la normal, comme pour dire « pffff ! », comme on souffle sur de la poussière ou du sable, on les écarte d’un petit coup de plume de rapace, on évite simplement soigneusement de « croire » en eux, ou on leur rit au nez, et ils se dissipent comme un mauvais rêve.
Travailler avec les esprits des lieux, avec les esprits locaux ou les grands centres énergétiques de la planète (souvent coiffés d’une croix catholique dans nos contrées), cela permet d’ancrer le travail au maximum ici et maintenant, de diffuser l’information au maximum, de capter aussi un maximum d’information. Et je crois fermement que ce vrai « web » naturel n’est accessible que lorsque notre intention de servir la Vie-Kundalini est bien aguerrie.
Si vous trouvez la notion de « sélection naturelle » cruelle ou injuste, c’est que vous avez encore des progrès à faire. La sélection naturelle fait des miracles de création depuis environ 3,5 milliards d’années. Que savez-vous mieux faire qu’elle ?
Si vous trouvez OK que les occidentaux s’approprient l’uranium d’autres peuples pour faire fonctionner des centrales nucléaires et fabriquer des tonnes de déchets dont on ne sait que faire (voudriez-vous quelques tonnes de déchets nucléaires dans votre jardin, dans votre salon?), pour se chauffer en hiver, se rafraîchir en été, pour rouler pour leurs loisirs en voitures électriques, pour regarder Netflix et jouer en réseau jusqu’à 3h du matin…, vous avez encore des progrès à faire.
Si vous croyez que votre liberté d’aller faire des « retraites » de yoga à Bali passe avant le bien commun, vous avez encore des progrès à faire.

Cadeau : Pour finir, je vous offre une des phrases les plus précieuses que j’ai trouvé à ce jour :

Homeland is sacred and free, everywhere.
(La terre natale est sacrée et libre, partout)

Claude Traks encourage les français à faire des cérémonies en dehors de leur pays. Si on en a la possibilité matérielle, pourquoi pas. Mais personnellement, j’aurais plutôt tendance à encourager à travailler « à domicile », car je pense que certaines choses présentent à tel endroit ne peuvent être libérées ou activées, harmonisées, « réalisées », « conscientisées », que sur place.
De mon point de vue, vous êtes libre de travailler partout, tant que vous vous protégez vous-même (n’allez pas faire ça sur la place du village, ni en « live » sur facebook, ni au bord d’une falaise!). C’est une question de liberté de conscience et de religion, telle qu’elles nous sont garanties par la Constitution. Si vous souhaitez utiliser des substances psychédéliques pour entrer en état modifié de conscience, du point de vue de la loi française, vous n’avez pas le droit de le faire, mais personne n’a le droit de rouler à plus de 50km/h devant chez moi, et pourtant presque tout le monde le fait.
Alors ?
Je pense que c’est même très indispensable que des gens travaillent partout, là où ils habitent, que ce soit les ayahuasqueros en Amazonie, ou les morvandiaux dans le Morvan : le Général De Gaule a beaucoup fait pour libérer la France depuis l’étranger pendant la 2nde Guerre Mondiale, mais qui sait s’il serait arrivé à quoi que ce soit sans les Maquisards présents en métropole ?
La « France », qui ne s’appelait d’ailleurs certainement pas comme ça il y a 2000 ans. Pensez-y : il y a 2000 ans, les « gaulois » ne se donnaient probablement même pas ce nom là à eux-même. On ignore comment ils s’appelaient exactement – ils ne l’ont pas écrit, et cela variait d’une région à l’autre. Les romains ont tenté de le transcrire, ce nom, ou un de leurs noms, probablement en le déformant plus ou moins. Quelque chose me dit que le mot « Gaule » sonnait peut-être plus proche de « gueule » que de « Galia », comme l’entendait et l’écrivait César. Peut-être une sorte de « gwla », ou « gueu-wla », ou « gueu-oula ».
Après tout, les « gaulois » sont réputés être « geulards » !
Et dans l’histoire de ce mot, « gaule », on trouve encore cette volonté d’appropriation masculine de tout ce qui est puissant. Peut-être que, quelque part en « France », se trouve un grand centre énergético-spirituel de la planète (un parmi beaucoup d’autres), et comment se l’approprier mieux qu’en l’assimilant à une fonction considérée comme éminemment masculine : la « gaule », c’est à dire l’érection ?!
Soit-dit en passant, le clitoris aussi, est capable d’érection…
Bref, rien ne dit que l’esprit de la « Gaule » soit un esprit femelle, rien ne dit qu’il s’agisse d’un esprit mâle, et, qui sait, il s’agit peut-être d’un couple de faux-jumeaux, mâle et femelle, tel Shiva ?

To be continued…

Outil chamanique – La plume de rapace

Source de l’image: https://askabiologist.asu.edu/explore/la-biologie-des-plumes

Je ne parlerai ici que de la plume de rapace en général (les grandes plumes rigides, pas les semi-plumes, le duvet…). Je n’ai pas encore appris à travailler avec les plumes d’autres oiseaux.

La plume de rapace et le bâton sont les deux outils majeurs dont je me sers pour tenir une « cérémonie ».

Voir ma vidéo sur le bâton
— Voir mes articles sur la cérémonie et le psilo : Partie 1 & Partie 2

« Signification » ? Sur les groupes de discussion consacrés au chamanisme, à la magie, à la sorcellerie, même à la radiesthésie ou à la géobiologie, on voit parfois passer ce genre de question : « J’ai trouvé une plume de telle couleur/tel oiseau, qu’est-ce que ça signifie ? ».

Quand vous trouvez une truelle, qu’est-ce que cela signifie ?
Si le manche est bleu ou rouge, qu’est-ce que cela signifie ? Si le manche est rouge, devez-vous construire une maison ? S’il est bleu, cela annonce-t-il que vous allez devenir maçon professionnel ?

Selon moi, si je trouve une truelle quelque part, cela signifie juste qu’un maçon est passé par là et qu’il a perdu sa truelle. C’est tout.
La truelle ne signifie rien de particulier. Si vous demandez au maçon ce que sa truelle signifie pour lui, ce qu’elle symbolise, il va vous regarder bizarrement et vous expliquer que vous auriez intérêt, 1° à arrêter de lire Freud, et 2° à vous mettre au bricolage. Le maçon se moque des symboles. Il n’a que faire des symboles, il a juste l’usage de bons outils.
La truelle est un outil qui sert à quelque chose, qui a une ou plusieurs fonctions et qui va servir à qui sait s’en servir, pro ou amateur, pour faire certaines choses bien précises.

Idem la plume de rapace pour le chamane, le tradipraticien, le chamanisant, la sorcière… : elle sert à faire certaines choses et, comme pour la truelle, tout le monde peut apprendre à s’en servir, quoi que certains deviendront peut-être plus doués et habiles que d’autres dans son maniement.

 

Décoration : Pour moi, décorer une plume c’est comme de mettre du maquillage et des bijoux à un oiseau : c’est l’offenser, risquer de l’intoxiquer, de le rendre malade, de le blesser et de le mettre en danger. Pour l’honorer, on le laisse tranquille.
Idem la plume : il n’y a rien à lui ajouter pour qu’elle fonctionne. La préserver intacte est la meilleure façon de l’honorer.

La plume n’a aucun besoin d’être bénie ou activée ou décorée pour fonctionner. Elle est déjà bénie, elle est déjà une bénédiction en elle-même, elle fonctionne de par sa structure même, de par la façon dont la nature l’a conçue. Toute tentative de décoration va entraver son fonctionnement.
Elle pourra être « programmée », puisque c’est un matériaux naturel qui peut être « chargé », on pourra lui attacher une certaine intention, certains sortilèges de protection, c’est à dire d’appropriation, mais la plume la plus efficace, la plus facile à utiliser, la plus universelle, sera celle qui aura été laissée parfaitement libre et avec laquelle on coopérera à l’occasion, pour faire un travail d’équipe.

Bref, elle se suffit à elle-même : vous la trouvez dans un champ, vous la ramassez, et tout de suite, elle fonctionne parfaitement, c’est dans sa nature, du moins si vous travaillez dans le respect de la Vie, si vous avez la Vie à Cœur.
Si vous n’avez que vos petits intérêts nombrilistes en tête, avec un Coeur racorni et des perceptions encrassées, la plume restera probablement pour vous comme muette, inerte, et vous serez incapable d’y voir autre chose qu’un « symbole ».

Est-elle indispensable ? On peut faire seul ce qu’on fait avec une plume, mais on sera plus efficace avec elle.
On peut monter un mur à la main, sans truelle, par exemple pour faire un kerterre (maison en terre et chanvre) ou un mur en pierres sèches, mais même pour faire un kerterre, on aura besoin d’un outil pour aller récolter de la terre quelque part. Bref, on est plus efficace en équipe que tout seul à mains nues.

Protection ou appropriation : Eh oui, soit dit en passant, pour moi, un sortilège de protection est un sortilège d’appropriation, d’entrave, même quand l’intention de départ se veut bienveillante.
Vous voulez protéger quelque chose ou quelqu’un ? Alors rendez-le libre (il suffit de dire qu’il est libre, et d’agir en conséquence). La Vie sait très bien se protéger elle-même, tant qu’on la laisse faire. Un animal en cage n’est pas « protégé ». Il est au contraire très vulnérable et entravé et il devient faible et il tombe malade. C’est quand il vit en liberté dans son environnement d’origine qu’il est le plus puissant et qu’il sait le mieux faire face au danger (tant que personne ne saccage son environnement).

 

Qu’est-ce que la plume de rapace peut faire ?
La plume est un outil de bénédiction, de réverbération et d’amplification du son, et elle prodigue de l’autorité :
– Bénédiction : Elle est très douée pour « porter », diffuser et transmettre votre intention de bénédiction. Elle aide les énergies à circuler. Dans le rituel de « smudging », il n’y a pas que la fumée de la sauge qui nettoie, il y a aussi la plume. Et tout rituel de purification devrait être accompagné d’une bénédiction dite à voix haute (ne serait-ce qu’en murmurant : « Je bénis cette maison, cette maison est pleine de bénédictions… » ou en anglais « I bless this house, this house is full of blessings… »). On peut même nettoyer sans rien faire brûler, avec une plume de rapace, dont on va se servir pour « balayer » doucement l’espace (aucun besoin de faire de grands moulinets et d’éborgner quelqu’un!). On peut même faire tout ça à main nue mais ce sera plus efficace avec une plume.
Quand on veut faire le ménage, on peut balayer une pièce à la main, mais ce sera mieux fait et plus rapide avec un balai.
La plume semble pouvoir bénir et faire circuler les énergies quasiment sans qu’on ait à le lui demander, ça semble être dans sa nature de le faire spontanément.
« Bénir », c’est pour ainsi dire aider à respirer, à faire en sorte que les flux d’énergie circulent bien (Chi/Prana, air…).
– Réverbération : La plume de rapace sert en quelque sorte de micro et d’antenne qui permet de mieux être entendu et de mieux entendre.
– Autorité : Elle prodigue de l’autorité, peut-être par la nature de prédateur des rapaces ?

Exemple : Quand vous êtes dans un Etat de Conscience Modifié, quand vous parlez avec le monde des esprits, en tenant une plume de rapace à la main, de préférence tenue par la main gauche (la main du cœur), même les esprits récalcitrants sont tenus de vous écouter, au moins un peu, et tout ce que vous allez dire va « sonner » plus clairement, va pouvoir être propagé plus loin.
Si vous racontez des conneries, des mensonges, si votre intention va à l’encontre de la Vie, si vous offensez un esprit puissant (l’Eau, par exemple), vous allez être susceptible d’en prendre bien conscience, non seulement parce que vous allez vous entendre plus clairement, plus consciemment ce que vous dites vous-même, mais en prime vous allez mieux capter les réponses qu’on va vous faire, mieux capter comment votre environnement et tous ses « esprits » réagissent à vos paroles. Si votre intention ou si vos manières sont offensantes, le retour de bâton risque d’être amplifié.
L’autorité qui vous ai conférée par une plume de rapace est la même que celle qui est donnée à Jennifer Lopez quand elle chante à moitié nue au milieu d’un stade plein d’une foule en délire. Si elle se met à faire n’importe quoi, à chanter faux, ou à profiter de son « temps d’antenne » pour manger un sandwich, tout ce qu’elle va gagner, c’est qu’on va la huer et lui jeter des choses à la figure.

 

Comment ça marche ?

Source de l’image: https://askabiologist.asu.edu/explore/la-biologie-des-plumes

Autant que je puisse en juger, en l’état actuel de ma compréhension de choses, les propriétés de la plume tiennent en grande partie à sa structure : le « calamus » (base de l’axe central) est creux et circulaire, ce qui m’évoque une caisse de résonance, de réverbération, comme un didgeridoo ou encore une bouche et une gorge ; les « barbes » et le rachis (qui est plein) peuvent servir de capteurs de l’info-son-énergie provenant de l’environnement du praticien, autant que de diffuseur de l’info-son-énergie provenant du praticien.

Pour que la plume fonctionne au mieux, il s’agit de la tenir avec délicatesse, pour qu’elle puisse vibrer au mieux. On la tient par le « calamus » sans serrer, ou bien on la laisse reposer dans la main, le pouce en pince pour la tenir en place, sans serrer.

Si l’axe central est cassé, la plume sera probablement pour ainsi dire « morte ».
Si des choses sont collées dessus, si le calamus est bouché par du cuir, ou emmitouflé dans du tissu…, si les barbes sont entravées d’une façon quelconque…, la puissance de la plume sera entravée, voir nulle, puisque les info-sons-énergies captées et émises seront étouffées.

Si vous emmitouflez un tambour de tissu pour le « décorer », fonctionnera-t-il ? Si vous enduisez sa peau de peinture ou de vernis, va-t-il sonner correctement ?

 

Source d’énergie : Quand bien même dans un Etat de Conscience Modifié (ce qui implique des perceptions « subtiles » amplifiées), si vous vous tenez dans une pièce hermétiquement close et « hors-sol » (en étage et/ou sur un revêtement de sol isolant électrique et/ou semelles en isolant électrique), vous serez vous-même comme une plume pleine de colle. Vous aurez beau parler, vous n’entendrez pas grand chose, votre voix échouera à « sonner » pleinement et vous ne serez guère entendu non plus.
La plume, tout comme vous, fonctionne au mieux en coopération physique, matérielle, avec les esprits de l’Air et du Sol (la terre) et, comme elle et comme vous, ces esprits sont d’avantage « présents » et puissants lorsqu’ils sont libres, sans entraves, par exemple grâce à des fenêtres entrouvertes pour l’esprit de l’Air si vous êtes en intérieur, et sans perte de conductivité électrique entre lui et vous pour le Sol, par exemple via un carrelage posé sur une dalle en béton coulée sur la voûte en pierre d’une cave. L’idéal est d’être en plein air et pieds nus, mais ce n’est pas toujours possible tout le temps!
Si vous êtes debout et que vous portez des semelles en matières isolantes sur le plan électrique (synthétique ou matière naturelle épaisse), ou si vous êtes assis sur de l’isolant électrique, vous serez dans l’incapacité de communiquer pleinement avec le sol, de vibrer pleinement avec lui et lui avec vous, vous manquerez aussi de puissance, ce qui affectera la « connexion » et la coopération avec la plume, un peu comme la roue d’un moulin à vent a beau être puissante, elle reste inerte s’il n’y a pas de vent.

 

Remarques critiques sur les traditions amérindiennes :

Voir une playlist de vidéos youtube consacrée aux plumes

J’avoue que je suis quelque peu dubitative (pour dire les choses très diplomatiquement) quand je vois la plume que m’a offerte, il y a près de 20 ans, une ancienne amie américaine dont la grand-mère maternelle était d’origine Ojibwe, une plume qui, selon elle, était une plume de cérémonie amérindienne.
A l’époque je n’avais aucune pratique « chamanique », mais cette amie pensait bien que j’y viendrais. C’est un cadeau magnifique, un des plus beaux qu’on m’ait fait à ce jour, et j’ai beaucoup de gratitude envers cette amie de m’avoir offert un objet si précieux.
Ceci dit, de mon point de vue, en l’état actuel de ma compréhension des choses, croyant ce que je crois, ayant expérimenté ce que j’ai expérimenté, cette plume est en partie entravée et « tordue » (« screwed », en anglais). Sa puissance est en partie pervertie par les ornements qu’on lui a infligé. Le cuir bouchait en partie le calamus, le tissu autour du calamus et le point rouge en réduisait la « portance », le pouvoir de résonance, et même si j’ai pu tout enlever, il reste la colle qui tenait le point rouge. J’ai eu l’occasion de me servir de cette plume, elle a fonctionné jusqu’à un certain point, tant que j’évitais d’en tenir la partie emmaillotée de tissu, et non sans négociation, car elle était « chargée », protégée, et pas du tout programmée pour coopérer avec une française/non-amérindienne !… Jusqu’à ce que je me rende compte de la différence avec ma bonne vieille plume de buse ramassée dans un champ près de chez moi, il y a des années, et que je n’ai jamais décorée ni « chargée » d’aucune façon.
Pour moi, « décorer » une plume c’est comme de « décorer » un oiseau. Si vous souhaitez honorer l’esprit d’un oiseau, vous le laissez tranquille. Vous le regardez voler, vous l’écoutez, et c’est tout. Pour moi, décorer une plume, encore une fois, c’est comme de choper l’oiseau pour l’orner de perles, de bracelets et de maquillage. Enrouler du cuir ou du tissus autour du calamus de la plume, c’est comme d’emmailloter le bec de l’oiseau avec du scotch.
Alors, certains amérindiens auraient-ils perdus certaines compétences perceptives au fil du temps ?
Les propriétés ornementales et « symboliques » d’un tel objet auraient-elles fini par primer sur ses propriétés « énergétiques », « vibratoires », du moins pour certains d’entre eux ? Est-il plus important pour eux de s’approprier l’objet, de le marquer de leur identité, plutôt que d’en laisser l’esprit libre ?
L’aigle est-il Ojibwe, Navajo, Hopi…. ? Ou bien est-il libre et souverain sur son propre territoire ?
Les Natifs Américains croient aussi qu’une plume ne doit jamais toucher le sol. Or, pour moi, si la plume est « sacrée », le Sol, la Terre le sont aussi. Comment pourrait-ce être une catastrophe qu’une chose sacrée touche une autre chose sacrée ? Qu’un fruit de la Terre touche la Terre ? Je me dis que si la plume a été « chargée » d’intentions d’appropriation, il se pourrait que le fait de toucher le sol la « nettoie » de sa charge, la libère de cette charge, mais elle n’en continuerait pas moins à « fonctionner », puisque c’est dans sa nature-structure de pouvoir faire certaines choses, tout comme il est dans la nature de l’oiseau de voler, tant qu’on le laisse libre.

« Libérée, délivrée… » : je me permets de vous encourager chaleureusement à libérer vos plumes, si elles sont entravées par des éléments de décoration.

Plume d’aigle en voie de libération.

 

En bref : Laissez vos plumes libres, tenez-les avec délicatesse, ayez la Vie et le bien commun à cœur, et parlez. Un simple murmure les fait vibrer. Aucun besoin de hurler.

 

L’Ascension

Illustration par Mr Crystalface, à retrouver sur son facebook. voir aussi son site web.

Je crois que nous vivons dans une société où beaucoup de valeurs sont inversées, depuis très longtemps.
Même le New-Age est susceptible d’être « contaminé » par la pensée dominante, qui a tendance à chercher à nous mettre la tête à l’envers.
Les religions « abrahamiques » monothéistes nous promettent un paradis quelque part dans le ciel, dans l’avenir. Le Christ est « descendu » aux Enfers, puis il est « monté » au Ciel.
De la même façon, le superman Elon Musk croît que le salut viendra de ses satellites, de ses voyages vers Mars, il s’inspire du nom d’un avion pour prénommer son enfant…
Et dans le New-Age, l’Ascension est souvent en lien avec les constellations des Pléiades, ou Orion, les graines d’étoiles, les graines germées et les jus verts (plutôt que les pomme de terre et le saucisson), le fait de passer à la 5ème dimension, de devenir énergie et lumière plutôt que de rester de sang et d’os (alors que notre corps est déjà fait d’énergie et de biophotons, mais nous échouons à le voir)…, comme Musk souhaite passer à la 5G et s’enfuir tout là-haut sur Mars. Toujours plus haut, plus loin, loin du sol et du très punk Ici & Maintenant (« No Future »).
Voir mon essai « Communauté psychédélique: où sont les punks? » (page 17-18).

Quel rapport avec la pyramide, en illustration de cet article?
Le New-Age adore les pyramides. Elles sont sensées avoir des pouvoirs merveilleux, être infiniment bénéfiques.
L’animiste que je suis devenue les voit comme les centrales nucléaires de leurs temps. Le dessin représente une pyramide en train de s’affaiblir (selon Mr Crystalface). Le programme toxique, obscurantiste et effrayant qu’elle diffuse, la grille artificielle (fake matrix/web/maya) qu’elle crée, perd en puissance. Elle cherche encore à puiser son énergie dans celle de la Terre mais des esprits de la Terre veillent et tiennent bon et reprennent le dessus.

Quel rapport avec l’Ascension?
Les personnages assis sous la surface du sol, ces esprits telluriques, dans ma vision des choses, ce sont eux les « ascensionnés ». Ils ont fusionnés avec la planète et font équipe avec elle pour protéger la Vie. Infiniment dévoués à la Vie, ils sont devenus des protecteurs de la Vie sur Terre, de la liberté de la Nature qui foisonne en jungle, de la « fertilité » comme dirait Claude Traks.

Ils ne sont pas du tout là-haut dans les nuages ni dans les Pléiades. Ils sont dans la terre, comme des arbres, parfaitement enracinés.
L’occidental moderne pourrait trouver que ça ressemble à une affreuse privation de liberté: ils ne sont plus libres d’aller où bon leur semble! Ils sont statiques, ils semblent prisonniers de la Terre.

Pourtant, la Terre tourne autour du soleil à plus de 100 000km/h et le soleil voyage à une vitesse d’environ 700 000km/h au sein de la galaxie.
« Pour un point immobile sur Terre, la vitesse relative au centre de la galaxie est donc comprise à chaque instant entre 591 000 et 809 000 km/h par rapport au centre de la galaxie! » (Source: Le Saviez-vous?). Sans parler du fait que les galaxies elles-mêmes ont aussi leurs propres vitesse de déplacement…

Alors, vraiment? Statiques?
Elon Musk prévoit-il de faire mieux?

On est déjà « là-haut », dans le Ciel, perchés.
Par contre, ancrés, Ici & Maintenant, pleinement « descendus » dans l’Ici & Maintenant, infiniment protecteurs de la Vie, ça reste à advenir.

Si vous chamanisez de temps en temps, demandez à être libéré de tout ce qui entrave la Vie en vous et autour de vous. Demandez à voir les choses clairement. Demandez à percevoir la réalité aussi clairement que des baleines et des éléphants. Formulez vos demandes oralement, pas en silence dans votre tête!
— Voir quelques autres intentions et formules à tester en cérémonie/état modifié de conscience: Words of power for ceremonies
Demandez à votre racine Mulhadhara de pousser et de s’enraciner. Elle peut germer « hors-sol », mais elle a besoin que vous soyez en contact physique avec le « vrai » sol naturel pour pousser et prospérer pleinement.
Dédiez votre pratique à la protection de le Vie.
Ascensionner, dans ma vision des choses, c’est devenir pleinement ce qu’il y a de plus sacré au monde: la Vie.

 

PS: attention, l’Occidental, qui a la vue courte, a tendance à croire que protéger la Vie, ça signifie être vegan, alors qu’on peut protéger la Vie et être omnivore. La Vie protège la Vie tout en se nourrissant de la Vie.
L’ennemi de la Vie, ce n’est pas la mort. L’ennemi de la Vie, c’est la société thermo-industrielle. Voir le livre Deep Green Resistance, ou cet article/podcast: Full Spectrum Resistance: se battre et gagner.

Freedom to farm, ENCOD

« We ask the UN to establish the right of every adult citizen of the world to grow and possess natural plants for personal use and non-commercial purposes, using all technical equipment that is available for this. » – ENCOD.

ENCOD is a coallition of European organisations working for just and effective drug policies.

Picture from the report on ENCOD GA 2019: A punk in a cannbis field. At the end of the 1970s, punks were known to enjoy speed and heroine, now, well, they softened up a bit. I could have used that photo to illustrate my essay: « Communauté psychédélique: où sont les punks? » (« Psychedelic community: where are the punks? »).

 

 

 

Décoction et microdosing d’amanite tue-mouche – recette d’Amanita Dreamer

L’effet des benzo, sans les benzo, ni les effets secondaires des benzos, et en toute autonomie, serait-ce possible?!
Merci beaucoup à Amanita Dreamer pour tout son travail de recherche, sa pédagogie, ses expérimentations et pour oser partager tout ça avec nous!

Ce texte vise à réduire les risques auxquels s’exposent les personnes qui souhaitent consommer l’Amanite tue-mouche.
Ce texte est en grande partie une traduction et une adaptation d’informations qu’on peut trouver en anglais sur la chaîne de l’américaine Amanita Dreamer, entre autre dans sa vidéo « How to prepare Amanita muscaria Fly Agaric ».

Récolter ou acheter de l’amanite tue-mouche, aussi appelée Amanita Muscaria (AM) pour la préparer en décoction (ou autrement) est légal en France.

Voir aussi mes autres articles sur le sujet:
Amanite tue-mouche et législation
L’amanite tue-mouche et sa détoxification

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Avant-propos

Composition, en bref: Les principales substances actives de l’amanite tue-mouche sont le muscimol et l’acide iboténique.
Le muscimol est un agoniste (activateur) des récepteurs GABA (effet sédatif, anxiolytique). Le muscimol a haute dose peut entraîner un sommeil profond, voir un coma, d’où l’intérêt des microdoses (effet médicinal, sans effet adverse sévère).
L’acide iboténique est un agoniste des récepteurs à glutamate (stimulant, excitotoxique), que le corps peut détoxifier et convertir en muscimol dans une certaine mesure. A haute dose, les capacités de détoxification du corps sont dépassées et l’acide iboténique devient donc toxique (nausées, vomissements…), d’où l’intérêt de la microdose, qui permet de bénéficier des effets du muscimol, sans avoir à pâtir des effets d’une surdose d’acide iboténique.
Le centre antipoison belge affirme que même en cas de surdose, la « guérison » survient « en 12 à 24h ».
Certaines personnes réagissent plus que d’autres à l’amanite tue-mouche, certaines personnes apparemment pas du tout. Si l’amanite tue-mouche ne vous fait aucun effet, n’en déduisez surtout pas qu’elle ne fera aucun effet à votre voisin!!!!

L’histoire d’Amanita Dreamer: Amanita Dreamer est américaine, elle a une formation universitaire scientifique, elle est capable de lire des publications scientifiques (voir sa page facebook, sur laquelle est poste les publications sur lesquelles elle se base), elle est autiste Asperger. Voir sa vidéo Who are you? Q& A for Amanita Dreamer. Après avoir obtenu l’équivalent de 2 licences (sciences de l’éducation, avec une spécialisation en sciences), tout en ayant suffisamment étudié pour pouvoir en passer 4 (elle n’avait pas assez d’argent pour passer tous les examens finaux), elle a été prof de sciences en lycée, puis elle a passé encore environ 2 ans à l’université, à étudier la physique et la chimie. Par la suite, elle a fait l’école à la maison à ses enfants et a été auteure de livres éducatifs pour professeurs (essentiellement sur le thème de la chimie).
Elle raconte que le microdosing d’AM lui a permis de se guérir de son addiction aux benzodiazépines. Voir sa vidéo How I got off benzos and healed my brain.
Elle prenait des benzos pour traiter des troubles anxieux sévères très invalidants. Cela faisait plusieurs années qu’elle cherchait à décrocher de son traitement, qui lui causait des troubles cognitifs sévères. Son médecin lui avait fait tester un tas d’autres alternatives, elle avait commencé à diminuer les doses de benzo , et le « manque » de benzo lui causaient des troubles sévères (spasmes musculaires sévères, retour des crises de panique…). Elle avait « replongé » une fois, puis deux, puis trois, puis quatre… Elle s’est acharnée à décrocher pendant 4 ans. Elle a fini par se lancer dans une cure de détox « extrême » chez elle. Elle a survécu en ermite pendant 5 mois, en passant le plus clair de son temps assise sur sa terrasse, endurant seule les symptômes du manque. Arrivée au mois d’octobre, avec une forte envie de se suicider, tant elle n’était toujours pas sortie d’affaire, elle a eu l’idée de faire une promenade en forêt, juste à côté de chez elle, et elle est tombée sur des amanites tue-mouche. Elle en a ramené chez elle, fascinée par leur beauté, elle a fait des recherches sur ce champignon, a découvert le lien entre eux et les benzo, elle s’est lancée à les faire sécher et à préparer sa première décoction, décoction dont la première dose (pas une microdose!) lui a fait tant de bien qu’elle a pu finalement arrêter les benzo du jour au lendemain, sans plus aucun effet de manque. Elle a ensuite basculé sur le microdosing d’AM, environ une fois tous les 10 jours.
En son âme et conscience, elle a fait le choix de remplacer du jour au lendemain les benzo par le microdosing d’AM et ça a marché! Elle l’a fait seule, sans suivi médical: son médecin ayant échoué à l’aider à « décrocher », son médecin lui ayant prescrit ces « médicaments » pendant des années, alors que ces médicaments n’étaient pas conçus ni approuvés pour le long terme, son médecin lui ayant prescris une substance qui commençait à la rendre invalide… Elle n’avait d’autre recours que de se débrouiller toute seule.
Elle était libre d’expérimenter, elle l’a fait.
Donc, ceci dit, si une personne qui prend des benzo ou une personne qui a une insuffisance respiratoire ou hépatique venait me demander « est-ce que je peux prendre une microdose d’AM? », je lui répondrai « je n’en sais rien! » et Amanita Dreamer répondra probablement la même chose.
Je ne suis pas médecin.
Je traduis une information dispo sur le net.
Au lecteur d’en disposer comme il le souhaite, en son âme et conscience.
Pour contacter Amanita Dreamer, on peut par exemple lui laisser un commentaire sous une de ses vidéos, ou s’inscrire sur le forum qu’elle a lancé: Amanita Research Forum.

L’ingrédient, le séchage, la décarboxilation, la détoxification: Que ce soit pour un usage récréatif ou médicinal, à la différence d’autres champignons, l’AM doit être plus ou moins détoxifié avant d’être consommé. Pour réduire les risques et préserver notre santé, on doit éviter de le manger tel quel. La recette de décoction ci-dessous est un procédé de « détoxification »: elle permet de convertir une partie de l’acide iboténique (environ 30%) en musicmol (sous l’effet de la chaleur), on parle de « décarboxylation » de l’acide iboténique en musicmol. Mais cette détoxification n’est pas totale, il reste une partie de l’acide iboténique dans la décoction.
Une partie de l’acide iboténique peut aussi être converti en muscimol sous l’action d’une substance acide (faible pH), comme du citron. Attention, si l’on met du citron dans la décoction, cela augmente les risques qu’elle s’abîme rapidement. Il serait préférable d’ajouter le citron à chaque microdose, et le laisser agir quelque minutes avant consommation.
Ref.: la vidéo Lemon tek and amanita mushroom
Un brevet: Method for producing muscimol and/or reducing ibotenic acid from amanita tissue.
Faire sécher les AM entre 68° et 74° celsius (dans un déshydrateur) permet aussi en principe de convertir une partie de l’acide iboténique en muscimol (environ 30%). Le séchage à température ambiante (ou sur un radiateur) ne permet pas cette conversion, il permet juste la conservation du champignon, à condition que le champignon soit vraiment bien sec (« craquant ») et conservé dans un récipient hermétique. D’après Amanita Dreamer, au-dessus de 74° celsius, la chaleur détruit les principes actifs. Le séchage au four est déconseillé: l’air y circule trop mal et même à basse température, porte entrouverte, cela a tendance à cuire le champignon, plutôt qu’à le sécher. Amanita Dreamer utilise un déshydrateur « Excalibur ».
Personnellement, j’ai utilisé la méthode du radiateur.
Ref: la vidéo How to dry Amanita Muscaria.

Une partie de ma récolte de l’automne 2019 en train de sécher sur des branches, posées sur un radiateur bien chaud (éviter de laisser les champignons au contact du métal). Le séchage au soleil sur un tas de bois, par temps sec, est aussi une bonne option (pour que l’air circule bien sous le champignon).

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La recette d’Amanita Dreamer: 

Proportions:

  • 15 grammes de chapeaux séchés: Amanita Dreamer utilise des chapeaux d’AM séchés, pas les pieds, qui sont réputés contenir beaucoup moins de principes actifs. Elle conserve sa récolte dans un récipient hermétique, avec des sachets de dessicant.
    Il est possible d’utiliser des chapeaux frais, mais le grammage ne sera alors pas du tout le même!
    Amanita Dreamer prépare sa décoction avec des chapeaux de différentes tailles, parce que la teneur en principes actifs peut énormément varier en fonction de la maturité ou de la taille du champignon, mais les plus grands ne sont pas forcément les plus actifs. Utiliser des morceaux de chapeaux de différentes tailles pourrait permettre de normaliser la teneur en principes actifs de chaque décoction réalisée au fil du temps, de façon à ce que chaque décoction soit à peu près de puissance équivalente aux autres.
  • Une « tasse » d’eau filtrée (pas d’eau du robinet, afin d’éviter le chlore et autres additifs dans l’eau du robinet). L’unité de mesure de la « tasse » américaine équivaut environ à 23,5 centilitres.

Préparation:
Dans une petite casserole, mettre l’eau et les chapeaux cassés en petits morceaux.
Amener à ébullition.
A partir du moment où l’eau commence à bouillir, réduire la température du « feu » de façon à ce que l’eau soit juste frémissante (ne surtout pas laisser bouillir à gros bouillons!).
Laisser frémir 20 minutes.
Amanita Dreamer rajoute de l’eau au fur et à mesure que l’eau s’évapore, de façon à ce que la décoction fasse toujours environ 23cl.
Bien surveiller pendant 20 minutes!!!! S’assurer que l’eau ne s’évapore pas complètement, s’assurer que l’eau frémit doucement sans trop bouillir!
Si cela sent bon comme du pain en train de cuire, c’est que les choses se passent bien!
Les champignons perdent leur couleur au cours de la cuisson et l’eau devient ambrée.

Conservation:
Une fois filtrée et versée dans un récipient hermétique stérile, la décoction est d’un aspect limpide et elle peut se conserver au frigo 2 à 4 semaines.
Quand elle s’abîme, il s’y développe une sorte de dépôt cotonneux (et son goût change de façon notoire).
Pour stériliser un pot en verre, on peut le passer au lave-vaisselle (faire attention de ne pas toucher l’intérieur du pot ou du couvercle après lavage) ou bien on peut le laver à la main, le rincer, puis verser de l’eau bouillante dedans (dans le pot et le couvercle). On peut aussi stériliser la passoire qui sert à filtrer la décoction.
En filtrant, attention à ne pas trop écraser les champignons dans la passoire, de façon à éviter que de petits morceaux ne tombent dans le pot. Plus il y a de résidus dans le pot, plus la décoction risque de s’abîmer rapidement.
Dans d’autres vidéos, Amanita Dreamer explique qu’elle répartie sa décoction dans plusieurs récipients qu’elle conserve au congélateur et qu’elle décongèle au fur et à mesure de ses besoins.

Dosage: 
La microdose utilisée par Amanita Dreamer est en général de 1/8ème de cuillère à café, prise une fois tous les 10 jours environ, en fonction de ses besoins.
On peut commencer par un soir sur deux et adapter la fréquence des prises en fonction des effets.
Si une microdose légère est de 1/8ème de cuillère à café, une microdose moyenne sera de 1/4 de cuillère à café, et une microdose forte sera de 1/2 cuillère à café.
Ce qui signifie qu’une seule cuillère à café de cette décoction peut servir de dose « récréative », potentiellement relativement violente.
Un des effets les plus désorientant de l’AM est la « boucle temporelle » (« time loop »): pendant plusieurs minutes, on peut se retrouver à répéter sans arrêt le même geste, les même mots, comme un disque rayé. Si on fait tomber son téléphone portable, qu’on le ramasse, qu’on le refait tomber, qu’on le ramasse, qu’on le refait tomber, etc…, et ça sans pouvoir s’arrêter pendant 10 minutes, en public, on comprend aisément que ça peut causer des problèmes.
Le dosage dépend de la puissance des champignons, et leur puissance dépend de la zone où ils ont poussé, de leur sous-espèce, de leur maturité…. Autrement dit, la dose est toujours à adapter en fonction de la puissance de la décoction, qui sera à évaluer prudemment par la personne qui l’aura préparée!!!
Selon moi, la puissance de chaque décoction serait à évaluer prudemment, même au bout de la 5ème, de la 10ème, de la 100ème!!!!
Exemple: si 1/8ème de cuillère à café ne produit aucun effet au bout de 2h, on peut alors essayer d’en prendre 1/4 de cuillère à café. Si 1/4 de cuillère à café ne produit aucun effet au bout de 2h, on peut tenter d’en prendre 1/2, etc…

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Mon expérience personnelle

Pourquoi j’utilise l’AM: essentiellement pour traiter les troubles de l’humeur de la périménopause, et aussi pour traiter les comorbidités de l’autisme. Mon autisme est une forme « légère », qu’on appelait il y a encore quelques années un « syndrome d’Asperger », diagnostiqué, avec troubles du sommeil chroniques et tendance à l’anxiété chronique, tout ça déjà traité depuis des années par une alimentation anti-inflammatoire, une bonne hygiène électromagnétique, des compléments alimentaires, etc… Troubles traités, mais non résolus à 100% et aggravés/réactivés par la périménopause, qui a débuté en 2017 (à 40 ans) et qui a déclenché des troubles de l’humeur et troubles cognitifs à partir de l’été 2018.
Le millepertuis, que j’ai commencé à prendre en juin 2019, m’avait permis de traiter les troubles de l’humeur les plus sévères (pensées morbides), ainsi qu’une part des troubles cognitifs (troubles de l’attention et de la mémoire), mais il me restait des troubles anxieux assez prononcés et des troubles de la mémoire, que l’AM a permis de solutionner. Elle améliore aussi mon sommeil et me rend un peu plus performante au niveau intellectuel.
Le milleprtuis et l’AM semblent complètement compatibles (je prends du millepertuis tous les jours, de l’AM environ 1 jour/2 ou 1 jour/3).
Attention: je ne prends aucun médicament allopathique!!!

Les effets, d’après mon expérience:
– Une microdose « légère » prise le soir permet simplement d’améliorer  le sommeil et de réduire l’anxiété.
– Une microdose moyenne permet d’améliorer le sommeil, de réduire l’anxiété, d’augmenter la vivacité des rêves, tout en me réveillant assez tôt (vers 4h du matin), et en me sentant super en forme (comme si j’avais dormi longtemps).
– Une microdose assez forte, voir « trop » forte, augmentera le nombre et la vivacité des rêves, jusqu’à pouvoir provoquer des cauchemars ou des phénomènes de type paralysie du sommeil. Le lendemain de la prise sera susceptible d’être un peu difficile, avec la tête un peu « dans le pâté », comme après un léger abus de plantes sédatives (de type sirop de coquelicot)!
Attention à expérimenter prudemment!
« Better be safe than sorry!! » (mieux vaut être en sécurité que malheureux)!!
Globalement, après 6 mois de microdosing, je peux dire que cela me donne la sensation d’avoir d’avantage de courage et d’avantage de temps.

Personnalisation: 


Dans le but d’expérimenter le plus prudemment possible et de préserver mon stock d’AM (réduire les risques qu’une décoction faite avec 15g s’abîme trop vite et que je doive en jeter), je réalise mes décoctions avec beaucoup moins de champignon et moins d’eau qu’Amanita Dreamer.
Fin octobre 2019, j’ai réalisé ma première décoction avec 2g de chapeau séché, et 10cl d’eau, avec un couvercle en partie sur la casserole (Amanita Dreamer n’utilise pas de couvercle!). Je n’ai pas rajouté d’eau au fur et à mesure qu’elle s’évaporait pendant la cuisson, aussi j’ai obtenu au final une décoction d’environ 5cl.

Mini pot à confiture d’environ 4cl et boule à thé pour filtrer.

J’en prenais 1 cuillère à café, un soir sur deux.
Au bout de trois mois, cette dose a fini par me causer des « effets secondaires », c’est à dire une nuit pleine de rêves désagréables et une expérience proche de la paralysie du sommeil.
Aussi, j’ai simplement réduit la dose et espacé les prises.
Une de mes dernières décoctions a été préparée avec seulement 500 milligrammes de chapeau séché, et cela m’a servi pendant plus de trois semaines.
Il semble que l’effet d’une dose puisse varier avec le temps: telle dose, qui aura un effet « léger » à tel moment, est susceptible de devenir trop forte au fil des semaines, ainsi la consommation a tendance à diminuer naturellement au fil du temps (on diminue les doses, on espace d’avantage les prises).
Il est important de rester à l’écoute du corps, des rêves et du sommeil!

 

 

 

Communauté psychédélique: où sont les punks?

Les Rick Harder (ska festif), au Bistro des Tilleuls, Annecy, décembre 2005.

Au début, je prévoyais d’écrire juste un petit article sur le sujet, et puis j’ai digressé, j’ai creusé, j’ai approfondi, j’ai précisé et me voilà avec un essai-lettre ouverte de 48 pages illustrées.

Spéciale dédicace aux plus intellos de la « communauté », qui aiment bien lire des trucs un peu plus long qu’un tweet.

C’est perso, c’est punk, c’est un peu bordélique, c’est de l’anarcho-animisme, ça compare les punks au microbiote, ça évoque Dionysos et ça plaide pour la légalisation et la régulation des psychédéliques et autres substances psychotropes.
Ce n’est pas du tout un travail d’universitaire mais ça pourrait inspirer de futurs travaux universitaires (j’écris ça vraiment très sérieusement). Je cite plein de références « sérieuses » pour le monter.

Je vous en propose ici la synthèse, qui figure en page 45.
Pour lire le reste, à vous de télécharger le PDF si ça vous chante!

— Communauté psychédélique: où sont les punks? – PDF —

Synthèse : Le punk, en critiquant sans cesse et en rejetant activement les normes de la société capitaliste – ses valeurs de dominant-dominé, ses étiquettes dans tous les sens du terme – le punk peut se montrer plus inclusif, solidaire, moderne et créatif que bien des entreprises, des universités, des familles. Il est potentiellement générateur de lien social et d’action citoyenne, là où le français moyen se contente d’être un individualiste compétiteur qui génère toujours plus de ségrégation, même sans le vouloir, campé sur ses préjugés et sa bien-pensance, eux-mêmes nourris par la désinformation de l’Etat. Là où Mr et Mme Tout Le Monde restent des spectateurs et des consommateurs figés devant un écran, le punk s’agite, tantôt hurle, tantôt diffuse sa pensée de façon souterraine, en sous-marin. Comme éternel, il semble sans cesse se détruire pour renaître un peu plus loin, et petit à petit, au fil des générations, il crée une contre-culture qui s’oppose à la société thermo-industrielle, et contribue à la miner de l’intérieur. Hier, seuls les punks pouvaient rêver à fabriquer leur propre bière et leur propre vin, aujourd’hui, même Madame Figaro en parle.
Le punk est un résistant qui combat toute une culture plus que bicentenaire, pas une armée, ainsi il préfère les actions culturelles longues durées aux actions armées éclaires. Sa pseudo violence et son nihilisme sont d’avantage des postures philosophiques et esthétiques, incarnées par des personnes souvent plus intello que le cadre moyen. Cette violence et ce nihilisme affichés sont d’avantage une couverture que des actes physiques envers la société, société elle-même anti-vie, antibiotique, qui détruit notre environnement, nos compétences, nos chances d’avenir, bien mieux qu’une armée de punks. Une armée de punks fait la fête jusqu’au bout de la nuit, pour ensuite aller travailler de bon matin en sous-marin à sa guerre culturelle, quand une armée de patrons et de propriétaires détruit chaque forêt, chaque océan, très sérieusement jusqu’à ce que tout ne soit plus qu’un désert.
Le goût du punk pour la défonce, pour l’alcool et d’autres drogues peut être vu comme une quête d’extase, propre à toute humanité, et simplement vécue et décrite avec des mots moins délicats que ceux du grand mystique ascèse, ou que du grand savant hippie.
Sa tendance à la désobéissance civile, à apprendre de façon autodidacte, sans maître ni autorité, à bricoler une culture avec des bouts de ficelles (méthode du DIY/Do It Yourself/« fais le toi-même »)…, tous ces traits de personnalité sont autant de capacités qui lui permettent de développer un ensemble de compétences insoupçonnées par le bien-pensant, que ce soit pour produire des disques, organiser des événements, ou utiliser et cultiver des substances psychotropes (psilo, cannabis…). Si Mr et Mme Tout Le Monde ignorent tout de ces compétences, c’est qu’universitaires et journalistes négligent de les répertorier, de les valoriser et de les raconter. L’universitaire préfère étudier de vieux papiers, ou rêver à un futur qui n’existe pas, il en oublie d’étudier ce qui existe ici et maintenant.
L’esprit punk n’est pas mort, il est l’archétype de l’éternel rebelle qui s’oppose à la censure, à l’uniformité, à l’enfermement dans la pensée unique. Il est un maître en régénération et en recyclage. Plus on cherche à l’étouffer, plus l’oppression est forte et systémique, plus on lui donne envie de remuer. Il est grisant car il rend libre, autant que solidaire. Il semble tendre à vouloir contaminer toutes les strates de la société avec son goût de la débrouille, son côté tapageur, son art de manier l’autonomie autant que l’ouverture : on le retrouve chez les jeunes d’Extinction Rebellion, Sea Shepherd, les néo-ruraux adeptes de permaculture et d’écocontruction et c’est encore lui qui mène des couturiers amateurs à fabriquer des masques bénévolement pour des personnels soignants en temps de pandémie, quand l’Etat, soit-disant organisé, sérieux et propre sur lui, raconte que ces masques sont inutiles, pour tenter de dissimuler son incapacité à en fournir.
Face à la désinformation de l’Etat, je suggère une propagande citoyenne.
Face à la désorganisation de l’Etat, je suggère le DIY.
Face à la si sérieuse morbidité des dirigeants, je suggère le goût de la fête.
Face à l’infantilisation de la population par l’élite, je suggère la responsabilisation de chacun.
Face à la peur, je suggère l’humour et la dérision.
Les psychédéliques naturels et le cannabis devraient être légalisés et régulés en fonction de leur degré de dangerosité avéré par la science, sur le modèle du tabac et des alcools fermentés. Ce qui pousse dans un salon, un jardin, devrait pouvoir être cultivé librement par le citoyen majeur, pour sa consommation personnelle.

Words of power for ceremonies

The Doors of Durin, by Tolkien. « Speak friend and enter », The Lord of the Ring.

Some words and sentences are more powerful than others and that may be perceived during « ceremonies », held in a modified state of consciousness, in a spiritual/witchcraft/chamanic set & setting.
Some words can help us harmonize situations, open ways, heal…
Here are some of mines, a bit at random… You may try them out, out loud! No need to shout, just open windows at least a bit if you’re indoors though, so that the Air may carry those words far all around.
You may translate them into your own language, depending on what sounds best for you.
And remember to speak from the Heart, with the Heart.
You may have no clue what I mean? Breathe in, breathe out, your heart’s down there, in your chest! Feed it well with breath, attention, intention and gratitude, it can grow and strengthen. It’s got the biggest electromagnetic field of all your organs. Words spoken from the heart can reach further than those spoken from the brain/mind/intellect.
It doesn’t matter if you’re alone. Everything listens (although modern synthetic materials tend to behave like earplugs).

— — —

I ask to be freed of all things that hinder Life within and around me.
I ask the planet to be freed of all things that hinder Life within and around it.

I ask protection and guidance to benevolent spirits, friends of Life.
I ask protection for my body, spirit, memory, for this place.
I ask protection even from my own stupid ideas.

I bless my body, my home, my space, the land, the planet, my ancestors, all my relatives (etc.), they’re all blessed and full of blessings [using a bird of prey feather may help a lot to bless; standing barefoot on some « real » natural floor outdoors, instead of standing on whatever synthetic material, as well].

Sorry.
I ask mercy for all the offenses I cause.
I ask to be taught better ways.

I have mercy for [whomever, whatever caused offenses].
I bless them anyway.

I wish to have a better relationship with [whomever, whatever].

Please.

May all curses be put to ground [put to ground = neutralized, curses may be unintentional, their energy and influence can yet be sticky].

East, be blessed, please bless this ceremony. South, be blessed, please bless this ceremony. West, be blessed, please bless this ceremony. North, be blessed, please bless this ceremony. Sky, be blessed, please bless this ceremony. Ground, be blessed, please bless this ceremony [using a bird of prey feather may help a lot to bless, standing barefoot on some « real » natural floor outdoors, instead of standing on whatever synthetic material, as well].

As above, so below.

I claim my body.
I claim my share [share of ressources, share of responsibility, etc…].
I claim the power to heal.
I claim protection.
I claim sovereignty.
I claim the night [ceremonies should be held at night, after sunset].

May the planet claim its power points [energy centers/chakras].***
May Swastikas spin good [to me the Earth Swastikas are the Earth power points/chakras, they’re breathing points/vortexes, they’re meant to « breathe » and « spin », just like smoke in a chimney, not be stuck and muffled!].

May the night be the night [light and noise pollutions at night are a worldwide nuisance for all life forms and ceremonies!].

I say so.

Thanks.

 

*** That one was inspired by Inelia Benz and one of her facebook publications on february, 6th, 2019:
« RETAKE power points in your area. Visit groves, parks, rocks, cathedrals, and known energy points in your area, and simply call upon the Divine Mother to retake that point. Call upon angles and fifth dimensional light beings to guard it and keep it free, clean and secure. Your intent is all that is needed to do this. It does not matter whether you believe in the Divine Mother with that particular name, or in Angels or other dimensional beings. What matters is your intent to retake the point of energy back for the Earth and Humanity. »

 

Est-il légal de parler favorablement des psychédéliques en France?

Statu-quo: Alors que dans de nombreux pays les études cliniques qui démontrent le potentiel thérapeutique des psychédéliques s’accumulent depuis plus de 20 ans, alors que la science nous apprend qu’il s’agit de substances  médicinales puissantes, à manier avec précaution, mais non-toxiques et non-addictives,  la loi internationale, elle, reste en vigueur, et continue à les classer comme « stupéfiants » (très toxiques et très dangereux).
La loi en matière de psychédéliques (comme de cannabis) est anti-scientifique, la loi est une fake-news, mais la loi est sensée prévaloir. D’autant plus que chez nous, en France, la provocation au délit de consommation de stupéfiants, « alors même que cette provocation n’a pas été suivie d’effet, ou le fait de présenter ces infractions sous un jour favorable est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende » (artice L3421-4 du code de la santé publique).
Autrement dit, en dépit de ce qu’en dit la science, il reste interdit de présenter la consommation de psychédéliques sous un jour favorable.

Flagrant-délit: Or, cette infraction a récemment été commise sur les ondes de France Inter, dans l’émission « L’invité de 6H20 », le 14 février 2020. Stéphanie Chayet, auteure de Phantastica, y était interviewée par Mathilde Munos.
Je reproduis plus bas les passages de l’entretien qui présentent les psychédéliques et leur consommation sous un jour très favorable.
Mathilde Munos va jusqu’à dire que les psychédéliques sont – je cite: « des remèdes ancestraux ».
De telles prises de positions aussi « radicales » sont-elles le fait de dangereuses punks anarchistes?
De pauvres inconscientes qui ignorent tout de la loi?
De courageuses activistes qui militent pour la dépénalisation des drogues?
De bobo parisiennes qui se croient au-dessus des lois?
De citoyennes bien informées qui font de l’éducation et de la réduction des risques?

Tolérance: Soit Mr Castaner est trop occupé par les manifestations contre la réforme des retraites pour réagir, soit il convient d’acter qu’il est largement toléré, en France, de parler des psychédéliques en des termes favorables.
Cette interview vient en effet s’ajouter à la longue liste des documents qui présentent les psychédéliques (ou le cannabis) sous un jour favorable en France, que ce soit des documentaires, des interviews ou conférences sur youtube, des émissions de radios ou de télé, des articles de webzines, des livres comme « La médecine psychédélique » du Dr Olivier Chambon, etc…
Pratiquer une auto-censure stricte vis à vis du potentiel thérapeutique des psychédéliques, par peur de se retrouver en prison, est une attitude quelque peu paranoïaque à mon sens, attitude qui a le gros désavantage de nuire à l’éducation de la population, à la prévention et à la réduction des risques ainsi qu’au changement des mentalités, indispensable à l’évolution de la législation en la matière.

Pour la réduction ds risques: A mon sens, le service public se contente ici de faire le même travail de réduction des risques que le site Psychoactif avec son PsychoWiki, dont « l’objectif est de construire des connaissances sur les drogues et leurs usages dans une optique de réduction des risques, grâce aux compétences et expériences des usagers, en utilisant l’outil internet. L’information sur les produits et leurs usages constitue l’un des principes fondamentaux de la réduction des risques, politique d’État depuis 2004 et réaffirmée en 2016. Notre but n’est pas d’encourager ni de décourager la consommation de produits psychoactifs. »

Décision libre et éclairée: Dire aux gens de consommer telle ou telle substance active, voir les y forcer, ce ne sont bien sûr pas des manières correctes.
Quand je n’ai aucun envie de boire de l’alcool, personne ne devrait m’y pousser, pas même les gens que j’aime et qui m’aiment.
En revanche, informer les gens des éventuels bénéfices et des risques liés à l’utilisation de toute substance active (psychédéliques, plante médicinale, médicaments, vaccins…), et les laisser libre de faire des choix éclairés en la matière, voilà d’avantage des manières dignes d’un démocratie.

Toxicité de la loi: Dans une autre interview du 13 février 2010, sur France 24, Stéphanie Chayet explique elle-même la toxicité de la loi: « La loi française pèse à mon avis non seulement sur la recherche scientifique mais sur le débat, parce que le Code de la Santé publique, interdit en principe toute présentation d’une substance illégale sous un jour favorable. Cette loi n’est pas appliquée, sinon nous ne pourrions pas avoir cette conversation mais elle suscite une forme d’auto-censure qui pèse énormément sur le débat. Comment avoir un débat éclairé si on ne peut pas faire avancer la connaissance, si l’on ne peut pas présenter les résultats positifs d’une étude thérapeutique? ».

Comment faire évoluer les choses? Si les français ne peuvent à eux-seuls changer les lois prohibitionnistes internationales, ils pourraient cependant à minima demander à ce que le Code de la Santé Publique français s’aligne avec les recherches scientifiques actuelles, de façon à ce que nous puissions discuter de science, l’esprit tranquille, sans avoir à craindre de nous retrouver en prison.
Pour aller plus loin, il y a entre autre l’exemple Portugais: au Portugal, il y a presque 20 ans, en dépit de lois prohibitionnistes internationales, l’usage des stupéfiants a été simplement dépénalisé: « Au Portugal, la dépénalisation des drogues est un succès » & « A victory in the war on drugs may now be exported from Europe to America ».
Mais la dépénalisation ne devrait être qu’un premier pas. A terme, ce sont toutes les lois prohibitionnistes qui devraient tomber pour s’aligner avec ce que disent la science, les chiffres, les faits, la police…: la prohibition des drogues est une calamité en termes de santé publique, de sécurité, de budget, de droits humains… Les légaliser et les réguler devrait être l’objectif à viser.
Si nous sommes parvenus à légaliser et réguler la drogue la plus dangereuse de toute, l’alcool, alors nous devrions être capable de légaliser et de réguler toutes les autres.

Les dommages causés par les drogues. En bleu clair: « harm to others », les dommages causé à autrui; en bleu foncé: « harm to users », les dommages causés au consommateur.

Quelques articles pour mieux comprendre les méfaits de la prohibition et les bénéfices de la légalisation et de la régulation des drogues:
Drogue: la faillite de la prohibition?
Drogues: « la répression n’empêche pas la consommation mais fait exploser les risques » estiment les signataires de « l’Appel de Marseille »
Pétition: L’appel de Marseille
Debating drugs: How to make the case for legal regulation
Playlist Youtube sur la légalisation des drogues

— — — 

Quelques extraits de l’interview du 14 février, sur France Inter:

La journaliste, Mathilde Munos: « (…) Certains pensent que ces substances interdites pourraient révolutionner le traitement de l’anxiété et de la dépression… »

L’auteure (et journaliste), Stéphanie Chayet: « (…) L’agence américaine du médicament, la FDA, a accordé à la psilocybine, qui est le principe actif des champignons hallucinogènes, le statut de percée thérapeutique, qui accélère la mise sur le marché d’un traitement qui est considéré comme potentiellement révolutionnaire pour les patients, parce que les résultats des études cliniques qui sont menées depuis 20 ans aux Etats-Unis sont très prometteurs
(…) Ces molécules ont été associées à la contre-culture, au pacifisme, et l’administration de Richard Nixon les a donc inscrites à l’annexe des substances les moins utiles pour la médecine et les plus dangereuses, alors qu’elles ne sont ni addictives ni toxiques

MM: « (…) On a raconté beaucoup de bêtises… »

SC: « (…) Alors qu’en réalité leur profil de sécurité dans le contexte clinique était remarquable et c’était absurde de les mettre dans la même catégorie juridique que l’héroïne. »

MM: « (…) ce sont des remèdes ancestraux!
(…) Et vous donnez dans votre livre la racine grecque du mot psychédélique! »

MC: « Oui: « qui révèle l’âme!« .
(…) les résultats [des études cliniques] sont très prometteurs.

MM: (…) Il n’y a pas de dépendance?

SC: Aucune dépendance, alors là les chercheurs sont formels. »

MM: « (…) il faut un apprentissage, il faut mieux communiquer à destination du public (au sujet des psychédéliques]. »

SC: « (…) On ne sait pas par exemple que les études épidémiologiques montrent qu’on ne constate pas d’augmentation des troubles psychiatriques chez les usagers de psychédéliques (…), ces usagers vont bien.
(…) les américains se sont rendu compte que ces molécules au lieu d’imiter les symptômes de la folie, étaient thérapeutiques.

Phantastica, aux Editions Grasset.

 

Autres émissions et articles du service public sur le sujet:

LSD, Explorations psychédéliques, la renaissance psyché  

LSD, Les champignons sortent du bois, les portes de l’invisible

Drogue : le cerveau atteint un niveau de conscience supérieur 

The ideal setting: the Hobbit way!

A shortcut to mushrooms… Need I say more?

Yep, I like to brag about.
I hope you do too.
Even little people should be allowed to brag, sometimes.
If they’re not allowed, they do it anyway, because it’s fun and because they know they’re worth it, just as much as anybody else.

Some Hobbits very satisfied with themselves, in Isengard.

So, yep, this is « The » ideal setting. Not just « My » ideal setting.
Whether it’s for recreational or medicinal use, for chamanic use or to chamanize (do chamanic stuff on your own without being a shaman) and other witches’ and wizards’ stuff.
If you ask me how I know what I know, I’ll tell you: « I worked on it, don’t ask ».

« I worked on it, don’t ask, I said ».

And I keep working on it. I’ll keep you posted.
All I say might be rubbish, or might not be, maybe just some of it.
You’ll have only one way to find out: try it! (not that I’m pushing anybody to do illegal stuff, I’m just into risks reduction and education).
And in case you care to learn only from PhDs and from shamans with 50 years experience or from Terence McKenna, sorry, I’m not one of them and you hit the wrong link: I’m just a Mrs Nobody.
Life learns from all sources though. I do too, for I’m alive. Life is thirsty for learning. Life is thirsty for the new, for the unexpected, the uncharted, the weird, the West.
West is my favorite Direction.
What’s yours? Are you alive, ready to go on a little adventure out of your doorstep with me?

Bag End doorstep, The Shire.
Notice the beautiful tiled floor.

 

In nature 

The Shire, Hobbiton.

« In nature » means « in nature ». Nature is not a poster on the wall, not a rose on a cupboard. It means being surrounded by hills and trees and pastures, or it may mean the beach or the mountains and the forest. It means natural light, native electromagnetic phenomena, natural sounds and smells.
But you know what it means.
It means far away from this:

Way too high buildings with way too many people.

Which in our world translates into this:

Noise, light and air pollution, no stars, thick electrosmog…

 

Preferably outdoors: 

Big People tend to believe they can « hear » nature spirits even when they stand in a modern house in a big city.
Honnestly, do you see wolves in your living room often, for real?
It’s the same with all other « spirits »: you don’t hear nor see them the same when you’re in your living room, because your modern living room functions like earplugs. It cuts you from hearing many spirits, just like it keeps you from making vitamin D from the sun.
When a Hobbit wishes to hear the birds, he doesn’t believe he can hear them well from the bottom of his hole, no matter how sharp his ears. He gets out.

The forest of Lothlorien in spring, by Tolkien.

So, outdoors may mean out there in the wild, the great outdoors or just a nice garden:

As long as you know you’ll be safe and undisturbed, it’s ok.

« Getting up there? Nope, that doesn’t sound like a good idea to me. »


If indoors:

If it’s raining or snowing or just way too cold, then chose a hobbit-friendly place, on a nice, warm, cosy first floor.

Bag End living room.

Surround yourself with materials you could find in The Shire: wood, earth, stone, wool…
Terracotta tiles on a lime screed is one of the best kind of floor ever, like the floor of the Bag End hall (remember the third picture of this article?).
No plastic, no synthetic stuff, no PVC floor! Sometimes, synthetic insulating stuff is hidden underneath nice wooden floorboards.
Do Hobbits have polystyrene?!
Do Hobbits have plastic yoga mats?
Do Hobbits have plastic anything?
You may go to your nearest thrift store (or ebay) to get your hands on some good woolen blankets, jumpers, rugs and so on. Make sure it’s 100% real wool (sheep, angora, cashmere…), not fake stuff.
Low cost natural mattress option: you can make a confy straw mattress out of dry grass wrapped in a simple coton or hemp shit, it insulates well from the cold of the ground and it smells wonderful,  and you can lay some second hand sheep skins on it to prevent the straw from prickling or you can go check bushcraft videos on youtube, such as the Hands of History AS chanel to get some other ideas.

 

No electrosmog 

Do you think that’s supposed to be a LED lightbulb? Think again.

Whether you’re indoors or outdoors, just make sure there’s nothing electric turned on nearby: smartphones, stereo, cellphone towers…!
Just like Hobbits have nothing « synthetic » (plastic, polyester…),  they have no electricity, therefore no electrosmog, which is the sum of all electromagnetic fileds emitted by all « artificial »/man made sources. All things « electric » emit electromagnetic fields (which are measurable), that can disrupt our physiology in many ways (stress, fatigue, sleep issues, memory and attention issues, cardiovascular issues, gut issues… you name it).
Yes the Earth and Sky deliver their share of electromagnetic phenomena and radiations, but we’re adapted to those, we need them to get « aligned » with our environment. They’re native. They have nothing in common with what your smartphone or your entire electric installation does.
So if you’re indoors, better turn off all electricity: even turn off the breaker! And turn off all that functions on battery.
And please get educated on the matter. Here’s a very few links on the matter: 5G appeal ; PhoneGate Alert ; Wireless wake-up call ; EMF danger: basis cellular mechanisms.

 

Why care of floors? Earthing!

Mr Bilbo Baggins, well grounded and very smart.

Hobbits go barefoot.
That’s the basics of hobbitness.
Hobbits don’t whine when they see a patch of grass fearing that it may sting or be « dirty », do they?
They know better. They know it’s quite soft and that Hobbits are made of the same stuff as that ground, so it can’t be dirty, since they’re quite clean. They’re equal to the ground, not « superior ».
To them, it’s our asphalt and Nike shoes that’d be « disguting ».
And I bet it’s their secret when it comes to be as silent and swift as a deer: being barefoot allows « earthing », or « grounding », which means being grounded on an electrical level. Earthing gives you strength, focus and discretion, even when dressed in red and yellow.
Wish to learn more about the rustic and real « magic » of earthing? Please do check The Earthing Institute website, The Earthing Movie, The Grounded movie.
Full leather sole shoes allow some grounding, so the big people with their big boots and their long stride can get some magic too (The Earthing Store has some interesting footware options).
Modern people can get grounded indoors by using a grounding mat plugged to a grounding rod outdoors, but the mat and rod better be set in a « clean » electromagnetic environment, with little to no electric fields around, best option: electricity turned off! One may use a universal grounding mat plugged to a grounding rod set below the window, in a corner of a room whith no elelctric devices around, neither electric cables in the walls.

 

Dressed in natural materials

Have you ever wondered why hippies are well known for taking off their clothes when « high »?
Because they’re not dressed like that:

Hobbits dressed up for adventure in entirely ecofriendly materials.

So, if you don’t wish to end up naked at some point, go for coton, wool, linen, leather, hemp. Even real sheep skins are ok. Why do you think Afghan coats used to be so popular in the 70s, amongst heavily experienced hippies?!

Ringo Starr in an Afghan coat, looking quite hobbitish.

With nothing synthetic on, you’ll do your meridians a favor.
If you wonder how to find elastic-free underwears, you may turn to Rawganic or you can make your own, or hire a dressmaker, or just go underwear-free.
For pants, Thai fisherman pants are the best and cheapest option I’ve found so far.
Or you may try kilts. Whatever floats your boat and keeps you warm.

 

Warmth & light, fire: 

Civilized people make fire.
It keeps them warm. Being warm is important. It helps relax and keep…, well, cool, even when strange stuff comes crawling nearby.
Breathing and relaxing is key.
If you’re freezing, you’re not relaxing, and then you’re not breathing right, and the Devil’s Snare will get you… Er, ooops, sorry, wrong story, that’s in Harry Potter, but it helps make my point.
Breathe and relax, even when sneaky things sneak around.


If it’s summer and there are risks of setting a whole forest on fire nearby by simply lighting up a cigarette, please don’t do it.
If it’s ok to make a fire, it’ll allow you to stay outdoors even when it’s a bit cold and it’ll give you light and maybe even some bits of advice, if you speak nicely to it. Yes, you can speak with your fire, just like you can speak with Treebeard.
In case making a camp fire is impossible (or using a mexican chimney or whatever of the kind), then have at least one candle in a photophore. The color of the candle doesn’t matter: it’s the fire spirit you invite to camp, not a beauty youtuber.
Light can help you keep yourself safe.

 

Food

A trip/session/ceremony can end up making you feel as hungry as a Hobbit and a few dwarves, especially if you’ve carefully fasted at least 4-5 hours prior to your trip/session/ceremony and if it’s been a 4-5 hours long and intense one.

« Hungry » that way.

Hobbit-style food is recommended: organic, home made, of season, locally grown.
But the best way to go would actually be to mix that up with an ayahuascero’s type of diet, which in modern language means « anti-inflammatory » and easy to digest.
An « anti-inflammatory » type of diet is close to a « paleo », grain-free diet. Rice is the only grain tolerated, the others can be replaced with buckwheat (which is not a grain). Changing grains for lots of all sorts of veggies (greens, tubers…) and healthy animal fats (pork, fish, eggs…) is best than trying to make it vegan.

A traditionnal Ayahuasca retreat meal: mainly rice (or plantain bananas) and fish, with a few fruits (source: Nativos Global). Notice the very Hobbitish setting of traditionnal Ayahuasca retreats.

After a short fast, a serving (or two) of an Ayahuasca retreat type of meal will be easier on your digestive system than a full blown Hobbit feast.
It’s also the best way to go on a daily basis to keep all sorts of digestive, inflammatory (depression, etc…) and immune issues at bay.

 

Night

It’s when the magic happens. It’s when we can « see » best.
See with our minds eye. See with our « third eye », which is so sensitive to light, it won’t « open » if there’s too much of it, especially if there’s artificial light around, such as LEDs or screens, which are too rich in blue light (please use f.lux in ember mode on a daily basis to protect all of your eyes and circadian clock and metabolism, it’s a basic « biohack »).
If you’re a neuroscientist, or a health geek, you also know that at night, our autonomous nervous system gets into parasympathetic mode, which is the « rest and digest » part of our nervous system. How Hobbitish is that? It’s also called our « healer ».
Waiting for the body to get naturally into parasympathetic mode, at the end of the day, can help decrease the risks of bad trips, since then our stress hormones are naturally at their lowest levels.

 

Some modern options:

A Tentipi, not a 100% natural fabric, but a breathing fabric adapted to woodstoves.

 

A Kerterre, entirely handmade in France, with lime, sand and very long hemp fibers.

 

A mud house in Kutch, India. Similar mud houses can also be found in Africa.

 

Did you get it? Quiz!
What is Hobbitish:
To make music: a MP3 player? A stereo? A guitar?
To get light: a smartphone screen? A LED solar lamp? The moon?
To take notes: a computer? A pen and paper? An ipad?
To get wam: some vegan fur? a sheep skin coat? a polyester blanket?
To get hydrated: spring water? Coca Cola? Pasteurized orange juice?
How to get grounded: by visualizing roots growing from your sacrum while standing on a PVC floor? By standing barefoot on terracotta tiles? By standing on the grass wearing the most expensive Nike shoes ever?

 

Bonus, the staff:

A bit of a cheesy drawing from Wikiwand, but it shows well what to do with a staff: keep it grounded. Don’t wave it around like Harry Potter does with his wand in Ollivander’s shop.

Not so Hobbitish, but still so handy.
If you’re into « ceremonies » more than into « trips », you should know that witches and other « shamans » hold ceremonies standing up (or at least sitting up) and making noise (at least murmuring, humming…).
Not laying down, mute, in « silent darkness ».
And they may use a staff that helps them stand when things get rough.
Tolkien was very much inspired by the Scandinavian mythology and the Edda. He was probably familiar with the word « völva » and maybe even « Seidr », and not just Odin and Thor, and so that may be how he made Gandalf and the other wizards into staff carriers/bearers: a völva was a kind of scandinavian female shaman, travelling around with a staff (or so say the Edda).
A staff will help you hold your space and stand in difficult times.
Your space is your « circle », which is a sphere bigger than you, so make sure your staff is a bit taller than you.
Please, don’t cut a tree or a branch to make a staff, don’t buy one, just pick up a rather straight branch of solid dried wood in the woods. Take off the bark and sand the staff to avoid scratches when holding it. No varnish, no paint, no nothing. And hold it with the thinner bit pointing up.

That’s it.