Outil chamanique – La dague

Bâton, bois (« antler ») de chevreuil, plume de buse et jupe cousue main (denim bio, sur le modèle des jupes tubulaires/de pêcheur thaï). Je précise au passage que je ne fais pas de cérémonies dans cette tenue, ni en journée!

En bref :

De nombreux objets, faits de matériaux variés, peuvent servir de dague, de « pointe ».
La dague me sert avant tout à renforcer mon intention, à l’aiguiser, à la démontrer.
Elle peut servir à diriger un esprit, une « énergie » vers le sol, afin de les neutraliser.
Soit un objet a les propriétés d’une dague, soit il ne les a pas ; être dur et pointu ne suffit pas. La dague fonctionne d’elle-même, je n’ai aucun besoin de la « charger » pour qu’elle fasse son job. Sa capacité à « agir » dépend de son « esprit », de ses propriétés physiques, de son caractère, et peut-être de nos affinités.

Mes autres articles sur les outils:
La plume de rapace: https://psychedeliques.home.blog/2020/07/17/outil-chamanique-la-plume-de-rapace/
Le bruit: son, vibration, voix, verbes, noms… : https://psychedeliques.home.blog/2020/08/06/outil-chamanique-le-bruit-son-vibration-voix-verbe-noms/
Vêtements et chaussures : https://psychedeliques.home.blog/2021/03/03/outils-chamaniques-vetements-et-chaussures/
Vidéo sur le bâton : https://www.youtube.com/watch?v=sOe28NQ-ycc&t=640s

Tour d’horizon:
En magie, wicca, sorcellerie occidentale, les praticiens sont susceptibles d’utiliser un « athamé » (couteau, généralement à double tranchant, de taille variée), parfois même une épée. Des praticiens comme Arnaud Thuly en parlent : http://www.portail-esoterique.com/comment-choisir-son-athame/, ou Hurleur de Foudre : https://www.youtube.com/watch?v=Yak86P-ASYc .
En chamanisme, via l’une des vidéos de Nicholas Breeze Wood (« The blessing power of shamans » : https://www.youtube.com/watch?v=Jm4xw7IPVys&t=128s), j’ai récemment découvert l’existence des « Phurba » dans le chamanisme tibétain (Himalayen, etc…), phurba qui semblent pouvoir servir à « tuer » des esprits, et qui auraient pu être, à l’origine, de simples piquets de tente.
Dans la vidéo « Shamanic Phurba from the Himalayas » de Paul Wilkinson (https://www.youtube.com/watch?v=m-6Mq0bcNT4&t=2644s), on peut voir que des phurba peuvent être des objets en matériaux variés, aussi bien du métal, du bois, des cornes, des dents que des becs d’oiseaux.
Dans ma pratique, ce qui peut me servir de dague, de « pointe », est avant tout un objet dur et relativement pointu, mais pas forcément en métal et pas forcément tranchant. En général, dans ma pratique, je fais avec ce que j’ai ou avec ce que je trouve, et surtout avec ce qui fonctionne par soi-même, c’est à dire qui est doté de qualités qui renforcent spontanément les miennes, sans que j’ai rien à demander, à « charger », etc…
Essayez d’imaginer les premiers humains qui ont créé les premières cérémonies, qui ont été les premiers à interagir avec les esprits : ils n’avaient pas de boutique ésotérique où acheter des athamés, ils ignoraient encore comment fabriquer du métal, ils se servaient forcément des objets du quotidien à leur disposition. J’ai le même genre de pratiques relativement « primitives » et je pense que ça peut être un bon moyen d’acquérir de bonnes bases sans se ruiner en outils qui ne fonctionneront peut-être même pas au final, surtout s’ils sont de facture industrielle.
Ainsi, j’ai aussi quelques points commun avec la « sorcière » Lyra Ceoltoir, surtout quand elle recommande le « système D » (système Débrouille) pour se procurer des outils : Rassembler du matériel quand on est fauché(e) (https://www.youtube.com/watch?v=PcRS5L3Sisk).

Les trois objets qui m’ont servi de « dague » jusqu’ici.

Symbolique :
Comme avec tous mes autres outils, je tiens à préciser que mes « dagues » ne symbolisent rien ! L’Air, le Feu, le phalus, que sais-je… ?!
Non.
Elles sont des outils, au même titre qu’une truelle.
Je ne choisis pas un outil en fonction de ce que j’en pense ou de ce que je crois à son sujet. Je détermine si un objet peut servir à quelque chose en fonction des perceptions que j’en ai, des effets qu’il a sur mon travail avec les esprits quand je suis en état modifié de conscience, donc en état de perceptions modifiées. Quand on doit monter un mur, avec une truelle, le travail avance. Avec une cuillère à soupe, on galère.
Si vous croyez qu’une dague se choisit à son look, à son prix, à son tranchant, à son poids ou en fonction de la renommée du forgeron qui l’a fabriquée, c’est que vos perceptions sont « ordinaires » et que c’est votre mental qui vous guide, pas les esprits.
Si vous échouez à comprendre ce qu’est un état de perception non-ordinaire, c’est qu’il vous reste à en expérimenter un au moins une fois dans votre vie ! Sorry.
Si vous vous demandez comment faire et que taper pendant des heures sur un tambour échoue à vous faire accéder à des informations non-ordinaires sur les objets qui vous entourent (comme, semble-t-il, certains aspirants chamanes qu’on voit essayez d’entrer en transe à force d’épuisement, dans le documentaire « So you want to be a shaman – a shamanic rite of passage in Siberia https://www.youtube.com/watch?v=5BOGrsz4WDs )….., n’hésitez pas à relire le titre de ce blog.

Comment j’en suis venue à utiliser différents objets « pointus » ?

Pour une cérémonie, en décembre 2019.

Quand je fais une cérémonie, je crée une sorte d’autel sur une table, avec tout un bric-à-brac d’objets variés. Certains, j’ai appris qu’ils peuvent être de bons « alliés » pendant une cérémonie, comme l’iode ou l’huile d’olive. L’iode (iodure de potassium, un complément alimentaire, du laboratoire Life Flo) me donne de l’énergie et me détend. J’en pose un flacon sur la table juste au cas où j’aurais envie de tenir le flacon pendant un instant, pour me redonner des forces, et je pense qu’il peut aider à renforcer mon « cercle », mon espace, par sa simple présence – je n’en consomme pas pendant la cérémonie. La présence d’huile d’olive semble aider l’énergie à mieux circuler dans la pièce, mais je n’ai aucune idée de la façon dont ça marche.

D’autres objets sont là « au cas où » : je ne sais pas encore s’ils peuvent être des outils, j’ignore comment je pourrais m’en servir, mais quelque chose me dit que, peut-être, ils pourraient me servir un jour, et je les pose là au cas où j’aurais envie de m’en servir, au cas où le bon moment serait venu de m’en servir, ou pour les « tester » pendant la cérémonie.
Mon apprentissage se fait progressivement. J’ai d’abord commencé par apprendre à me servir d’un bâton, puis d’une plume de buse…
J’ai commencé à me servir d’un objet « pointu » en 2019 : c’était juste un morceau de ronce ! J’avais pourtant un bois de chevreuil dans ma collection de bric-à-brac depuis le début (un bois trouvé en forêt en 2015 ou 2016) mais ce n’est pas avec lui que j’ai été « inspirée » à travailler au début. Je pense que j’ai dû le tester à quelques reprises, sans que ça ne m’inspire quoi que ce soit.

Jardinage… Octobre 2018.


Il y a des ronces autour de ma maison. Fin 2018, j’ai commencé à essayer de me débarrasser de celles qui poussent à côté de mon perron. A force de piocher pour enlever les racines, j’ai fini par arracher un morceau de racine et de tige assez gros et long, au bois assez dur, qui est devenu encore plus dur après que je l’ai laissé sécher dehors pendant plusieurs semaines. J’ignorais complètement s’il allait pouvoir me servir à quelque chose mais sa forme et le « caractère » de la ronce (très tenace, résistante et piquante) me laissait penser que, peut-être, il pourrait faire une sorte de « baguette » intéressante.
Je crois que j’ai commencé à m’en servir en 2019. Il restait une épine sur la tige, épine qui a finit par se casser lors des nombreux voyages qu’elle a fait dans mon sac à bric-à-brac, entre la Bourgogne et la Haute-Savoie. L’épine est tombée, mais la tige garde tout son « caractère » !

Pour quel usage ?
Pendant une cérémonie, il est rare que je lâche mon bâton et ma ou mes plumes : ce sont mes deux outils principaux. Je les pose quand j’ai besoin de faire une pause, de boire, d’aller aux wc… Et parfois, j’ajoute un outil à ces deux-là : ainsi, à certains moments, je me suis mise à ajouter la tige de ronce qui aide à renforcer mon intention. Si je suis assise sur mon perron et que je m’adresse au sol, mon intention de m’adresser à lui est renforcée par la tige de ronce que je pointe vers lui. Elle renforce ma détermination. Elle m’aide à montrer à quel point je suis « sérieuse », sérieusement déterminée, que « I mean business ! ».

Progression :
Après la tige de ronce, je me suis mise à travailler avec le bois de chevreuil.
Il a une forme nettement plus pointue, sans être trop menaçant.
Comme la ronce, il me sert surtout à renforcer mon intention. Quand je parle du sol à un esprit, quand je souhaite diriger un esprit vers le sol, pointer le bois vers le sol facilite l’opération.
Attention : le sol (la croûte terrestre et, au-delà, le cœur en fusion de la planète), dans ma « cosmologie » personnelle, c’est le chemin vers la paix, le paradis, la « lumière », la réincarnation, d’autres mondes (que sais-je!)… On peut y envoyer autant les énergies « indésirables », que les esprits des défunts qui doivent « passer ». Le sol « neutralise » les énergies perturbatrices comme il neutralise l’électricité dans l’air, lorsque la foudre tombe sur lui.

Puis, j’en suis venue à apprendre à me servir d’un objet pointu d’un genre très différent, en métal. A mon grand désespoir, je ne connais même pas le nom de cet objet ! Il sert à soulever les plaques du poêle à bois de ma mère.

Le « truc » pointu qui sert à soulever les plaques du poêle….

Apprivoiser le métal :
A mes débuts, tenir du métal était difficile. Je n’aurais jamais pensé que je deviendrais capable de tenir un tel objet en main pendant parfois une heure ou deux d’affilées. Pour moi, tenir du métal a tendance à être assez fatigant. Au début, le métal me déséquilibrait complètement, j’y touchais le moins possible pendant les cérémonies. Et puis je suppose que j’ai gagné en force, mes « méridiens » se sont peut-être renforcés ? Et à présent je peux tenir ce genre de morceau de métal très dense (fonte?) pendant un bon moment. Au bout d’un moment, je sens tout de même que je dois le lâcher : il finit par me « brûler ».
Le métal a des propriétés physiques assez différentes d’un végétal ou d’un bois. Un tel objet pointu en métal semble pouvoir aider à trouver des choses, il fait fortement « antenne ». Il aide aussi à mieux entendre, comme les plumes de rapaces, mais j’aurais du mal à expliquer exactement quelles sont les différences entre ces deux formes d’amplificateur.
Si la ronce renforce l’intention, si elle permet de montrer qu’on n’est pas là pour plaisanter, le métal pointu le fait encore mieux.

Avec quelle main ?
Voir photo en tête d’article!
Le corps me semble polarisé : le côté gauche me semble « yin » (Ida), féminin, le côté droit semble yang (Pingala). Je suppose que c’est pour ça que je tiens la dague avec la main droite ? La main la plus « forte », la plus « active », la plus « extravertie » ? A moins que ce soit tout simplement parce que je suis droitière ?!
Je tiens ma ou mes plumes avec la main gauche, la main du cœur. Je tiens mon bâton avec la main droite et donc, parfois, j’ajoute la dague au bâton. Je la tiens en général pointée vers le sol.

Il y a « pointu » et « pointu » :
N’importe quel objet pointu et/ou en métal ne peut pas forcément servir de « pointe », de « dague ». J’ai testé un coupe-papier en métal très léger (sorte de « fer blanc »), assez joli, très pointu, relativement plat : ça ne fonctionnait pas. J’ai testé une vieille épée décorative, joliment gravée mais rouillée, ça ne fonctionnait pas non plus.
J’ignore encore exactement quelles sont les propriétés exactes qui permettent à un objet de faire office de « dague », de « pointe », de renforçateur d’intention… Il est possible qu’il y ait aussi une question d’affinité « énergétique » entre le praticien et l’objet…

J’ai encore beaucoup à découvrir sur cet outil !

Sponsored Post Learn from the experts: Create a successful blog with our brand new courseThe WordPress.com Blog

WordPress.com is excited to announce our newest offering: a course just for beginning bloggers where you’ll learn everything you need to know about blogging from the most trusted experts in the industry. We have helped millions of blogs get up and running, we know what works, and we want you to to know everything we know. This course provides all the fundamental skills and inspiration you need to get your blog started, an interactive community forum, and content updated annually.

Tail chasers, shamans playing games

Lucy (2014)

1° Why I do what I do :

En français :

Lucy, by Luc Besson, Lucy meeting Pr Norman.

« – Lucy : … all this knowledge, I don’t know what to do with it !
Pr Norman : If you’re asking me what to do with it…
If you think about the very nature of life, and I mean from the very beginning, the development of the first cell devided into two cells, the sole purpose of Life has been to pass on what was learned. There is no higher purpose. So if you’re asking me what to do with this knowledge you’re accumulating, I’d say pass it on ! »

** ** **

2° To shamanize, shamanizing : using a modified state of consciousness (a transe, a state hard to master, not just some nice sophrology session) to communicate with spirits for the greater good, for the benefit of all life-forms, not just ourself, not just our tribe, not just humans.

** ** **

3° Just like in the material world, not all is love, light and plastic glitters in the spirit world. At times, when facing a particularly tough and aggressive spirit, people who shamanize have to be able to show teeth and trick their adversary.

At times, I like to use some autofiction to transmit information : I put up a short-story that is largely autobiographical but with fictional elements hidden here and there, so that it’s all fiction in the end, so nobody can call me liar or fake-news makers. Nope, it’s just fiction, keep your cool.
Here, I’ll give you an exemple of what I mean by showing teeth, trick and autofiction.
I’ll tell you of something hypothetical that happened during a hypothetical ceremony.
Besides, even if what I tell here bellow is not ficitonal, it would still be a piece of spirit world perceptions subject to plenty of shitty interpretations from me, as well as from you.
So… Who knows ?

** ** **

4° My last ceremony was interesting, painful but full of useful teachings.

I’ve been learning about shamanism for a bit more than 6 years. Not much, some may say, but from the start I stumbled on the information that, sometimes, shamans play power games with each other. They send curses and spells to their « colleagues », they may send some energetic « arrows » (in the Amazon). They’re so jealous of their power, so eager to be the most powerful, that they try and hinder their colleagues work, try weakening them down, instead of trying to do better work, for the greater good, all together. Me, I don’t give a damn about power games : I wish to be like Leeloo in the movie « The Fifth Element ». I care about serving Life first and foremost, all Life-forms, and I’m willing to do my best to serve it, beyond my own little personal interests.

So shamans won’t team up, nope, especially not with someone like me, who’s got no « master », no lineage and who won’t respect old protocols. To those who may find this disrespectful and get all offended, I answer: « Respect old protocols that led us to a 6th mass extinction ? Seriously ? What for ? Speed it up ?! ».
Teaming up is not the way shamans have been taught, it seems. They’ve been taught to respect the old ways, so they just keep doing it, out of so called respect for their lineage. To me, they look like they respect their old traditions more than Life itself. They’d rather serve themselves or their lineage and their traditions and jealously keep their little secrets to themselves, rather than serve Life itself.
They’d rather watch the world burn to its end, than use discernment and self-criticism (and some humility, maybe?), to put down old toxic ways and try to create new harmonious ones.
They’ve been taught power games, competitive power games (and so most of the shamanic community ends up being obsessed with « power » and how to get more), and therefore they carry that on and on, from master to apprentice, through centuries old lineages, thousands of years old lineages, and they may even inherit their so-called « allies » through their precious lineages, so-called allies that will be sent attacking their colleagues, biting at their back, at their « tail », at their energetic root, their root chakra.
How nice of a « way » that is ?

« So called allies », not true allies, because in my anarchist views, such a tamed spirit that will go blindly even after people who mean to serve Life, who mean to work as little bees, for the truly greater good (not just for their self, for their own tribe, but for all Life-forms in this world), well, in my opinion, such kinds of spirits, very tamed with no discernment of their own are perverted spirits with no free will of their own. They’ve been spellbound, enslaved, and the spell that’s on them is like a poison that drives them mad, makes them madly mean so that they won’t be able to respect the greater good anymore, when their true nature is to serve Life, their creator, like any other spirit.
By the way, in my own little humble opinion, the greater good is always your own greater good, whether you like it or not, whether pretty or not, politically correct or not, confortable or not for your own precious little human butt and beliefs.

I still don’t believe there are purely mean spirits around me.
When I encounter one that looks threatening, one that may even seem to be « attacking » me, then I wonder what upset it in the first place. What is making them angry ? Me ? Doing my best to serve Life ? Would I have committed an offense without being aware of it ?
Sometimes, even the best intentions are not good enough to do real good. Sometimes even some of the greatest benevolent spirits, such as Water, will come kick your butt because you’re offending it, pooping in it on purpose everyday.
So, when my butt get kicked, I’ve got to use judgment, discernment. I ask : what’s going on ? What’s up ?
Sometimes I end up in a conversation with a spirit that is very pleased to get the opportunity to explain why it’s upset at me, and be listened to for a change (instead of being sent brutal banishing curses without negotiations). And I’ll say sorry, I’ll explain my intentions better, I may change my way and mind and understanding of things in the process and say thank you for the teaching. I may end up opening my heart to them and feeling their pain and having to cry a good load for a few minutes in the process.
Sometimes the spirit is not upset at me but at something that was done to it by some other people…
If I’m the cause or the anger, I ask mercy for my offenses, or I intercede for those who committed the offense, I ask to be taught better ways and this is usually part of the process of making peace with an angry spirit, so that it won’t be blindly aggressive anymore.

But when the spirit obviously has got no coherent explanation for its hurtful behavior, then my discernment leads me to think that it’s the spirit that’s got a problem, not me.

During my last ceremony, it seems I got attacked by what I ended up calling a « tail chaser », something like a small dog-like spirit with a jaw full of very pointy teeth, a bit fox-like. Maybe it had even been « biting » at me for a few days. I had been feeling particularly low.
I had never encountered the term « tail chaser » before, it just flew out of my mouth while I got in the process of getting rid of it.
I was upset at it, it was hindering my ability to work, making me waste some precious energy and time for stupid reasons. I pointed my buzzard feather at it, in my back. With quite a sharp voice I said « Get off my back ! ».
It’s the kind of things I’m not supposed to know anything about, it’s the kind of thing you don’t hear about in lectures given by anthropologists (as far as I can remember), it’s the kind of things I had no clue could happen to such a totally unfamous shamanizing person as myself, it’s the kind of things I haven’t been taught about, since no human « master » is telling me of there dirty little secrets… It’s not the kind of things that is supposed to happen to me since I am no « official » shaman and nobody ever came to me to say they recognize my work as a serious kind of practice. I’m not supposed to be a « true » shaman, I don’t even call myself that, what I’m writing of on this blog comes out of no official tradition, I haven’t been « initiated » by any human master, so what « true » shaman would even care to send me bugs ?
And what for ? Play power games ? Challenge me ? Punish me for being offensive towards their traditions ? Mere jealousy ?
I haven’t been taught that this sort of things could happen to me, still it seems I know how to deal with it when I have to. I have no clue how « I » know, but I know, « I » or rather the spirit that works through me, let’s call it a higher-self, or a guide, rather than my little self-« me ».
And, first, I just sent the tail chaser far out to Ground, where it belongs. My buzzard feather won’t take no shit. We work good together. We worked good together from the start, without me having to ask anything. It just does its job. It’s in its spiritual DNA, so to speak. It needs no « empowerment » to work, no fancy decoration. So far, I tend to believe « empowerment » is a charge or spell you put on something that won’t work with you in the first place for some reason, either because it doesn’t have the good properties to be a tool/ally, either because it’s been perverted and hindered by inappropriate decorations (glue, varnish, synthetic stuff, leather…), either because you have the wrong intentions, either because you’re not ready to work with it yet, either because you just don’t perceive what you’re doing properly. Either… I’ll find out later, maybe.

So, I kicked the « tail chaser » out of my space, but then, a bit later, I had a second thought.
I kind of called it back : I laid my staff and feathers down, I sat, seemingly defenseless, I allowed it to come back, gnaw at me for an instant, observing it.
I had the idea to use my ultimate « weapons » : blessing and freedom !
I murmured to it, very much meaning it: « You’re blessed and you’re free, you’re Back in Time ! » !
« Back in Time »: « back here now » – spells tend to trap the spellbound spirit in a time loop, like under a fake sky of light pollutions, so that it won’t see reality clearly anymore. Even protection spells do that. Putting protection spells on « your » loved ones is far from doing them true good on the long term.
And yes I can bless an aggressor, even though I disapprove their doings. All life-forms are blessed, whether we like it or not: they have an existence of their own, meaning Life blesses them, offers them a share of Itself, and Life is blessed, therefore all life-forms are blessed, even the ugly dangerous looking ones (« ugly » to our human’s eyes – do you think you look pretty to their own eyes?!).
Yep, it can be that simple to free a spirit and it’s always glad to be given its freedom back. They’re meant to be wild creatures, and eventually made friend with, or, if they’re not willing to be friend, as long as you’re respectful, they just won’t bother about you. They will mind their own business, just like wolves won’t bother about you as long as they have enough easier tastier game around and as long as you don’t threaten them in anyway.

Now, who will that tail chaser run back to if it’s free ? Who will it choose to go play with next ?

This is one of the things I dedicate my work to : free the spellbound. They are many. I call at them and they come. Just like my very punk anarchist little self : they’re thirsty for freedom, free will, discernment and being taught better ways, because this is what Life likes to do : learn better ways, grow, adapt, get smarter.

And you, will you be truly alive, willing to learn better ways ? Or will you choose fossilization, so respectfully trapped in your old ways ?

The world is burning and the ones supposed to tend the Garden are those who are cursing at it.

So sad, isn’t it ?

May you all be blessed, Free and Back in Time.

 

Outils chamaniques – Vêtements et chaussures

Vidéo: Nicholas Breeze Wood – Shaman’s armour, the ritual clothing of shamanism 1

Mes autres articles sur le thème des outils:
Le bruit: son, vibration, voix, verbe, noms… 
La plume de rapace
Vidéo sur le bâton

Prologue – pragmatisme ou symbolique ?

Comme avec tous les autres outils chamaniques, un occidental coincé dans sa « tête », dans son intellect, aura tendance à chercher ce que « signifie » le costume du chamane. En matière de chamanisme, l’occidental lit beaucoup trop Jung pour pouvoir comprendre le point de vue très pragmatique du chamane. L’occidental est en quête de symboles et d’interprétations, quand le chamane est en quête d’outils, outils que l’on peut aussi appeler des « esprits alliés », des « collègues » dotés d’une individualité et de compétences propres, avec qui faire équipe afin de réaliser un travail donné.
La personne qui regarde le symbole est comme celui qui regarde le doigt quand on lui montre la lune. Tant qu’on cherche le symbole et ce qu’il signifie, c’est en général qu’on ne fait pas vraiment un travail « chamanique », ou bien on croit pratiquer alors que tout ce que l’on « pratique » se limite soit à la pratique de certains rituels sans aucune perception réelle de leur effet potentiel (ou absence d’effet !), soit à des sessions de sophrologie, des pseudo « voyages » « chamaniques » qui ne sont que des sessions de visualisation, d’imagination active (pour utiliser un terme jungien).
J’en suis passée par là. Je porte là un jugement sur ma propre expérience, pas seulement sur la votre ! Beaucoup de gens n’aiment pas se sentir « jugés ». C’est ce qui les mène à noter le travail d’un enfant avec un smiley plutôt qu’avec une appréciation écrite détaillée, des critiques constructives, et une « note » précise en bonne et due forme. Une telle façon d’évaluer un travail est bien gentille mais elle laisse dans le flou. La capacité à « juger », c’est aussi ce qu’on appelle la capacité de discernement. Si vous n’aimez pas avoir du « discernement », ça vous regarde. Moi j’aime beaucoup le discernement : c’est en général un excellent outil d’apprentissage, de progression, d’amélioration, de protection…
Des exercices de sophrologie ou d’imagination active peuvent parfois permettre de capter de vrais prémonitions (quoi que ça puisse rester une question sujette à débat). Si la transe est une plongée avec les baleines, les sardines et les calamars géants, l’imagination active peut être une promenade au bord de la plage, les pieds dans l’eau. Il n’y a pas de baleines sur le bord de la plage, à moins qu’il s’agisse de baleine mortes ou mourantes.
La pratique de l’imagination active est essentiellement utile en tant qu’entraînement à la visualisation, qui est un mode de communication à part entière avec le monde des esprits (au même titre que le son, la parole…), lorsqu’on est en état modifié de conscience, mais ces exercices de sophrologie ne sont pas des transes au sens strict (état intense et difficile à maîtriser). Ce sont au mieux des séances d’entraînement, comme l’enfant de sept ans s’entraîne à écrire, sans être encore capable d’écrire une dissertation de philosophie ni de remplir une déclaration d’impôts.

En l’état actuel de ma compréhension des choses, du point de vue du chamane, il n’y a pas de quête d’un « sens » dans l’emploi de tel ou tel outil, il y a la recherche d’un niveau d’efficacité optimum, comme avec le marteau ou la truelle du maçon : soit un objet aide à faire le job, soit il ne sert à rien, soit il l’entrave. Donnez un tournevis à un maçon qui doit monter un mur, vous comprendrez ce que je veux dire. Même le meilleur des tournevis lui sera complètement inutile.

Modifications des perceptions sensorielles et modifications de l’état de conscience vont de pair. Lorsqu’on travaille en état modifié de conscience, les perceptions sont modifiées. Certaines personnes en état de transe sont susceptibles de perdre toute perception de leur corps, d’autres au contraire le percevront – ainsi que leur environnement immédiat – de façon amplifiée. On sera aussi susceptible de ne plus percevoir la douleur, mais de percevoir n’importe quel son à la façon d’une chouette, à travers nos oreilles et tout notre corps. On sera susceptible de moins sentir la douleur, pourtant on sera aussi susceptible de communiquer avec l’esprit de l’un de nos organes internes. Etc…
Le monde des esprits n’est pas « ailleurs ». Il est le versant imperceptible, impalpable, de la réalité perceptible en état normal de conscience, à la façon des biophotons émis par nos cellules, qui font bien partie de la réalité perceptible usuelle, en dépit du fait qu’on soit incapable de les voir en temps normal.
Le travail chamanique n’est pas forcément un travail « hors du corps », il peut au contraire impliquer un travail d’incarnation très intensif qui mène à une perception aiguisée de l’environnement et de ses effets sur le corps, et l’environnement inclut les vêtements. En état de transe, la moindre petite étiquette de tshirt sera susceptible de devenir insupportable, non pas sur le plan « symbolique » (symbole du capitalisme, ou que sais-je), mais sur le plan chimique (encres toxiques, etc…), ou électromagnétique (matière synthétique qui génère de l’électricité statique au niveau du corps, et donc des méridiens). Elle sera une nuisance que l’on sera susceptible de percevoir beaucoup plus clairement qu’en temps normal.

Le type de modification des perceptions dépend sans doute du type de transe. Il existe probablement un « spectre » de la transe. Toutes les transes ne sont pas forcément identiques. Si l’on compare la transe à la plongée, on ne plonge pas toujours à la même profondeur et, à profondeur égale, l’environnement n’est pas toujours le même. Certains plongeurs peuvent se passer d’une combinaison et de bouteilles d’oxygène, d’autres pas. Quelque soit le talent du plongeur, une nappe de pétrole à la surface de l’océan ou bien une combinaison trop serrée sera susceptible de perturber sa plongée.

Il est important de porter des vêtements aussi biocompatibles que possible, tout simplement parce qu’un vêtement peut générer des interférences qui vont gêner la transe, et donc nuire au travail. En transe, on sera par exemple susceptible de se sentir oppressé par ce qu’on identifiera comme un « mauvais esprit », on risquera d’interpréter cela n’importe comment (démon, esprit maléfique…), alors que ce sera l’un de nos vêtements qui contrarie notre corps, qui lui nuit de façon très concrète, et dont les effets seront simplement bien mieux perceptibles en état modifié de conscience qu’en état normal de conscience.

Je donne ici quelques conseils de base afin de choisir au mieux les vêtements pour « chamaniser », ceux qui, selon moi, aideront le mieux le praticien à faire son travail.

Du naturel !

Les matières synthétiques sont le polyester, la viscose, le lycra… Tout ce qui n’est pas 100% coton, laine de mouton ou toison d’autre animaux, chanvre, lin, soie, cuir, fibre de feuille de bananier ou d’ortie.
Je pourrais me contenter de dire que toute matière synthétique issue de la pétrochimie ou d’une transformation un tant soit peu industrielle (comme la viscose) est susceptible d’offenser le corps, de lui nuire et donc de nuire à la transe, mais il est bon d’apporter des précisions, car le monde de la mode est loin d’être un monde où l’on peut se fier aux étiquettes !
Une paire de chaussettes étiquetée « 100% laine » « naturelle » (non-teintée) est très susceptible d’être équipée d’élastiques pas du tout en laine. Un élastique, ou tout autre élément synthétique est susceptible d’être perçu comme quelque chose qui nous brûle pendant la transe, ou comme quelque chose qui nous étouffe, qui nous engonce, qui nous entrave, qui perturbe notre régulation thermique (trop chaud, trop froid), qui provoque des contractures… Ces gênes peuvent être provoquées par l’électricité statique générée par la matière synthétique (isolant électrique) – qui peut perturber le fonctionnement des méridiens (provoquer une stagnation ou « vide » d’énergie) – ou bien par la composition chimique du matériaux. Certaines personnes hypersensibles, voir même « multi-chimico-sensibles », perçoivent ces gênes au quotidien, même en état « normal » de conscience.

On peut enlever les élastiques d’une paire de chaussettes (elles auront alors tendance à tomber sur les chevilles), mais enlever l’élastique à la taille d’un pantalon pourra nécessiter de vraies compétences en matière de couture (pour remplacer l’élastique par un cordon en coton bio).

Enlever les élastiques d’une chaussette (étiquetée « 100% laine ») nécessite un bon éclairage, une bonne vue…. et une paire de ciseau!

Leggings en coton et laine bio (du site ComptoirBioSud) dont j’ai enlevé l’élastique, et que j’ai équipé d’un lien cousu dans un vieux draps. Même comme ça, la matière et/où les fils des coutures restent malheureusement désaprouvés par les méridiens de mes jambes pendant les cérémonies! Le legging est porté sur un slip en coton bio équipé aussi d’un lien de serrage (réalisé par une couturière).

Un vêtement en coton bio labellisé Oeko-tex ou Gots est susceptible d’avoir été teint avec des teintures pas « vraiment » naturelles. Une teinture vraiment naturelle est en général une teinture végétale. Un vêtement en coton bio est susceptible d’être équipé de braguettes en métal ou en plastique, toujours montées sur des tissus synthétiques (cachés dans les coutures).
Ces vêtements bio ou 100% naturels sont toujours mieux que les vêtements synthétiques, mais ils peuvent quand même poser toutes sortes de soucis qui iront potentiellement jusqu’à ce qu’on doive les enlever en cours de cérémonie.

 

Coudre !

Robe-tunique réalisée en février 2021.

Au final, l’idéal est de pouvoir confectionner ou faire confectionner des vêtements sur-mesure, en tissus bio non-teintés (ou teints avec des teintures végétales), cousus avec du fil bio. Si ces vêtements sont réservés aux cérémonies, ils n’ont pas besoin d’être très élaborés, mais même pour le quotidien, personnellement, j’apprécie le style « loose », minimaliste et bohème des vêtements très basiques. Cet hiver (2020-21), j’ai appris à coudre une robe-tunique sans manches assez simple en l’espace de 3-4 mois, sans me presser.
La couture à la main peut être considérée comme une forme de pratique méditative. Je trouve que coudre du lin non-teinté, en particulier, a quelque chose de très apaisant. Et les mains humaines sont faites pour fabriquer des choses. Cela apporte beaucoup de satisfaction de fabriquer soi-même des choses utiles au quotidien, et il est aussi possible de faire d’une pierre deux coups : coudre pendant qu’on écoute des podcasts ou des vidéos youtube.

S’entraîner à coudre une tunique, avec un vieux draps, en regardant les vidéos du Pr Raoult… La couleur orangée de l’écran vient du logiciel f.lux, qui protège mes yeux et mon métabolisme de la lumière bleue.

Quelques conseils de base en matière de couture : par précaution, pensez à prélaver votre tissu avant de le coudre (au cas où il rétrécirait un peu). Il peut être très judicieux de s’entraîner d’abord avec un vieux tissu, comme un vieux drap (on en trouve dans des magasins d’occasion, comme Emmaüs). Pour coudre, personne n’a absolument besoin d’une machine à coudre : on peut très bien utiliser la méthode ancestrale : coudre à la main. Un outil très utile pour couper le tissu : un ciseau très bien affûté (vive les rémouleurs!) ! Très inspirée par la youtubeuse Bernadette Banner: comme elle, j’aime bien les aiguilles fines et plutôt courtes.
Pour réaliser une robe-tunique très simple en lin, j’ai utilisé 1m de lin bio « tissé medium naturel » d’une largeur de 1,40m et du fil de coton bio de couleur grise (voir le site web biotissus.com). La longueur d’un mètre permet de faire une robe « au genou », d’une largeur très confortable. Avec les frais de port, cela m’a coûté environ 40 euros. Elle est adaptée de ce tuto: https://www.youtube.com/watch?v=KGCbWuKhle0

Voir ma playlist youtube des vidéos qui m’ont aidé à apprendre quelques bases : https://www.youtube.com/playlist?list=PLnYeA-p9sqsHp0OSU0DStwMgHoU68KpAO

Exemple de fournisseurs de tissus et fil :
https://biotissus.com/fr/
https://www.hebrideanwoolhouse.com/tweed_products/hebridean.htm
http://alysse-creations.info/tissus-de-chanvre.html
https://www.etsy.com/shop/Handmadewoolcloth?ref=simple-shop-header-name&listing_id=734780097
https://www.etsy.com/search?q=undyed%20linen
https://www.etsy.com/shop/TheTudorTailor?ref=simple-shop-header-name&listing_id=602573383&section_id=12946895

Si vous connaissez d’autres fournisseurs, en particulier des tissus tissés artisanalement, de préférence en France ou Europe, n’hésitez pas à me les faire connaître !

 

Esprits et charges des matériaux

Une matière naturelle est susceptible d’être « habitée » : elle peut permettre de contacter l’esprit de la plante ou de l’animal dont elle est issue, et/ou elle peut être plus ou moins « chargée » d’une certaine intention, d’une émotion, de mémoires…
Une matière synthétique ne peut pas être « chargée » puisqu’elle est un isolant électrique et les isolants électriques sont des repoussoirs à énergie : elle « sonnera » creux, vide, et/ou comme une nuisance.

Je n’ai encore jamais contacté l’esprit du pétrole (que j’appelle « Petra olea ») à travers un morceau de polyester ou de plastique. Je crois que le synthétique est une forme trop pervertie du pétrole pour qu’il puisse permettre d’en contacter l’esprit, un peu comme un pont effondré empêchera de traverser une rivière.

Le coton me semble en général assez « neutre », quoi qu’il puisse être un peu chargé. Un coton tissé artisanalement, à la main, peut être vraiment très beau sur le plan « énergétique », très harmonieux et avoir une certaine « mémoire » (émotions, intentions…).

La laine, le cuir ou la peau, peuvent avoir été comme « vidés » de leurs esprits s’ils ont été très transformés industriellement (procédés de lavage ou tannage chimique, cardage, filage et tissage mécaniques, teintures chimiques…). Une simple couverture en laine vierge peut permettre de contacter les esprits des moutons dont la laine a servi à la confection de la couverture, ou bien elle peut être trop chargée de teinture pour que cette connexion subsiste.
Une laine tissée à la main, artisanalement, non-teintée ou teintée avec une teinture végétale, peut être particulièrement belle et harmonieuse sur le plan énergétique.

Porter un vêtement ainsi très « sain » sur le plan énergético-spirituel au quotidien peut vraiment avoir un effet thérapeutique, apaisant. Le corps est apaisé et fonctionne de façon optimum, ce qui aide notre esprit à faire de même.

Laver les vêtements régulièrement suffit probablement pour les « décharger », comme on efface un tableau pour pouvoir réécrire dessus.
Un manteau en peau pourra être « nettoyé » sur le plan énergétique en étant mis par terre dans un champ (le sol capte les énergies « usagées »). Je crois que les esprits des peaux seront ravis de pouvoir passer du temps au soleil, ou à la lune, dans l’herbe.
L’esprit du matériau, lui, ne partira probablement pas au lavage (sauf si lavage avec des lessives/nettoyants très chimiques?).

Porter un manteau en peau retournée de bonne qualité (en anglais : « sheep skin »), c’est à dire fait de peaux qui ont été aussi peu « transformées » que possible (non-teintes, non-lavées ou non-tannées de façon trop chimique…), peut amener à se retrouver en quelque sorte au milieu d’un troupeau d’esprits de moutons. Cela peut être très déroutant au début, voir apeurant. Une personne occidentale faisant ce genre d’expérience, une personne qui serait par exemple citadine, d’origine chrétienne, voir végane, sera susceptible de croire que le manteau est « hanté », ou « maudit » et elle n’aura peut-être plus qu’une envie : s’en débarrasser ! Quelqu’un qui aime beaucoup les moutons, leur laine, qui est relativement habitué à côtoyer des animaux, réagira peut-être différemment.
Les esprits qui « habitent » un tel matériau…. Quoi qu’on puisse aussi dire que le manteau permet de contacter leur esprit : je ne pense pas que les esprits soient « enfermés » dans les peaux… Ces esprits sont susceptibles d’être mécontents ou bien apeurés, suite à la façon dont ils ont été traités pendant que leur corps était encore bien vivant. Il conviendra d’apprendre à communiquer avec eux, à dialoguer avec eux, soit pour les rassurer, soit pour les apaiser, leur demander pardon, et pour leur expliquer nos intentions.
Attention : un esprit n’est pas « mort ». Un esprit est à considérer comme un individu bien en vie, même s’il n’a pas ou plus de corps, ou s’il n’a pas le même genre de corps que nous. Un phénomène géophysique (comme ce que les géobiologues appellent une cheminée cosmo-tellurique) peut être considéré comme un esprit. Il est bien « vivant », conscient, en dépit du fait qu’il n’a pas de corps comparable au notre.
Un esprit très en colère n’a pas à rester comme ça, comme quand vous êtes en colère, même si vous avez d’excellentes raisons d’être en colère, vous n’avez aucun intérêt à rester dans cet état jusqu’à la fin des temps. La colère est sensée être un phénomène transitoire, comme une tempête. Quand elle devient chronique, c’est un soucis à traiter. Si l’on souhaite travailler au service de la vie, alors un esprit en colère, ou un esprit en peine, est un esprit qui pourrait bénéficier d’un « soin », de façon à retrouver la paix.
Même un simple « chamanisant » (« chamanisant » : quelqu’un qui a des pratiques chamaniques sans être chamane) n’a pas à subir passivement la colère ou la peur ou la douleur d’un esprit, quel qu’il soit. Quand on « chamanise », on est là pour interagir avec les esprits, tisser de bonnes relations avec eux, pas juste pour les observer, pas juste pour les endurer. Si l’on dédie notre travail au service de la Vie (ce que je recommande vivement, comme le fait aussi par exemple Romuald Leterrier ; voir cette conférence, à la 21ème minute : https://www.youtube.com/watch?v=VOzHodpTE44), alors un esprit en colère ou apeuré est un esprit à aider, à « harmoniser ».

Les politesses de base, avec les esprits, consistent à les bénir et à leur demander bénédiction. Il peut être nécessaire de leur dire qu’ils sont libres… Oui, ils sont libres quoi qu’on en pense, et quoi qu’ils en pensent eux-même, c’est une loi de la nature. Parfois, des animaux d’élevage sont susceptibles d’ignorer qu’ils sont libres, et ils sont toujours ravis qu’on leur transmette cette information cruciale.
On leur explique nos intentions et, si elles sont alignées avec la Vie, si l’on travaille au service de la Vie (pas juste à notre propre service, pas juste au service des humains, mais au service de toute la Vie sur Terre), si on leur demande assistance respectueusement, si on leur laisse un vrai choix, alors ils sont susceptibles de rester pour coopérer avec nous.
Ils peuvent aussi déguerpir dès qu’on leur annonce qu’ils sont libres ! Ils sont libres, alors ils sont libres ! On peut inviter un esprit à rester, on peut lui demander assistance dans notre travail, mais si l’on souhaite travailler au service de la Vie, alors, selon moi, il faut laisser partir l’esprit s’il souhaite partir. Selon moi, il ne peut pas y avoir de véritable coopération, de véritable alliance respectueuse d’égal à égal avec un esprit qui a été retenu de force, par sortilège, par la force. Un esprit entravé, retenu de force, n’est pas un allié, c’est un esclave, et, à mon avis, essayer de travailler avec un tel esprit ne peut rien augurer de bon.

Exemple, en pratique :

La photo-miniature de ma vidéo sur le bâton, pour laquelle je porte mon manteau et ma toque (décembre 2018: oui, il faisait vraiment froid!). Lien vers la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=sOe28NQ-ycc&t=636s

Je travaille en général avec un manteau en peau de mouton lainée (« sheep skin », en anglais), acheté d’occasion sur Ebay, de la marque Torras.

Il me sert avant tout à me tenir chaud (car avoir froid a toujours tendance à entraver ma capacité à travailler), mais c’est bien plus qu’un simple manteau : les esprits des peaux de ce manteau, je les appelle des « ladies » (des « dames »). Comme moi, comme vous, elles adorent être traitées avec respect. J’éprouve une telle affection pour elle, un tel respect pour la sollicitude qu’elles ont commencé à me témoigner quand j’ai commencé à leur témoigner de la considération, quand j’ai commencé à communiquer avec elles, que c’est un plaisir de les appeler comme ça, je n’ai pas à me forcer, ça vient spontanément, naturellement, il ne s’agit en aucun cas d’un « calcul », d’une stratégie pour les amadouer.
Nicholas Breeze Wood, dans ses vidéos sur l’armure du chamane (dont l’une figure en intro de ce texte), explique qu’il convient d’inviter des esprits à venir habiter le manteau. Personnellement, je n’ai pas eu à inviter ces « ladies » pour qu’elles viennent : elles étaient là dès le départ.
Si je les traitais avec le même mépris que les véganes ont pour les animaux morts, c’est à dire en qualifiant leur peau de « carcasse » ou de « cadavre », je serais probablement dans l’incapacité de tisser une relation harmonieuse avec elles, et elles me pourriraient peut-être la vie au point que je serais forcée de me débarrasser du manteau. Tout ce que tisse la Vie est sacré et très précieux, que ce soit la laine sur le dos du mouton vivant, ou la peau du mouton mort.

Jusque là, je n’ai perçu « liées », ou reliées à ce manteau que des esprits femelles. Elles m’enseignent parfois des choses. Par exemple, c’est grâce à elles que j’ai compris qu’un sol qui n’a jamais été remanié, jamais remué par l’être humain, est différent d’un sol qui a été retourné à la pelleteuse. Il existe une différence de fonctionnement au niveau énergétique, électromagnétique, paramagnétique, selon que le sol n’a jamais été touché par l’humain, ou qu’il a été travaillé à la main (pelle, pioche, râteau…), ou qu’il a été remué à la pelleteuse, au marteau-piqueur, etc… Les travaux de terrassement du sol laissent toujours comme des cicatrices dans le sol. Les moutons préfèrent nettement les sols naturels, intacts, les prairies dont la terre n’a jamais été remuées. Passer du temps sur des sols perturbés par les humains les rebutent.
Ces « ladies » sont parfois un peu inquiètes de me voir faire certaines choses qui leurs paraissent anormales et effrayantes pour leur instinct de brebis, des choses que j’ai besoin de faire en tant que chamanisante. Il m’arrive de sentir que mon manteau crée une sorte de résistance à ce que je fais : ça picote, ça tiraille, ça semble se resserrer autour de moi… Ce sont les esprits du « troupeau » qui font corps autour de moi pour me défendre: les brebis cherchent en quelque sorte à me prévenir et à me protéger de ce qu’elles identifient comme un danger, et c’est alors à moi de leur expliquer ce qui se passe pour les rassurer.

 

Coiffe et lumière

Toquée portant une vieille toque en cuir et fourure achetée sur une brocante.

Paradoxalement, en état modifié de conscience, il semble que la lumière ait tendance à empêcher de voir correctement.
« Voir » consiste alors principalement à voir avec notre « œil intérieur », notre « troisième œil », via des visualisations (images dans notre tête). Même pour « voir » des esprits présents autour de nous, il vaut mieux que la lumière soit aussi tamisée que possible et, même en pleine nuit, dans un lieu éclairé seulement par un feu de camp ou quelques bougies, toute cette lumière sera susceptible d’être trop forte.
Pour se protéger de la lumière, on peut utiliser un foulard un peu épais (en tissu naturel), un bonnet en laine bien épais ou une toque en fourrure. J’aime bien travailler avec une toque (un peu usée, achetée sur une brocante) parce que je peux la relever ou l’abaisser facilement à volonté, selon ce que j’ai à faire, et elle me tient bien chaud, ce qui est souvent bien utile quand je travaille dehors la nuit. Si j’utilisais un foulard, je le nouerais autour de la tête, bien autour du front, et j’aurais à l’absaisser sur mes yeux pour bien « voir », et j’aurais à le relever quand j’ai besoin de recharger le feu ou de boire un peu. Ce serait peut-être moins pratique que la toque.

Plusieurs options auront peut-être à être testées avant de trouver celle qui convient le mieux. On sera susceptible de penser que tel bonnet ou chapeau fera bien l’affaire et de se rendre compte en cours de cérémonie qu’il est plein de produits chimiques qui nous brûlent, ou que ses esprits sont mécontents et il faudra alors prendre le temps de pourparler avec eux, d’harmoniser la situation.

Bien sûr, en matière de choix d’éclairage, je déconseille toutes les lumières artificielles, même celle d’une lampe solaire. Les lumières artificielles ont tendance à être plus agressives que celle d’une flamme. On peut opter pour une lampe-tempête / lampe à pétrole si l’on est en extérieur, ou dans un lieu assez bien ventilé, mais en tout cas je recommande vivement de travailler sans aucun appareil électrique ni lampe LED à proximité. En intérieur, je pense qu’on a intérêt à travailler avec l’électricité disjonctée et il m’est arrivé d’entendre le bruit émis par une lampe de poche à pile, ce qui peut s’avérer gênant… Comme en matière de vêtements, le naturel reste la meilleure option à mon sens en matière d’éclairage.
Je déconseillerais de travailler dans un lieu plongé dans l’obscurité totale pour des raisons de sécurité.

Lampe à pétrole : https://www.feuerhand.de/en/
Toque et chapka : https://lestroismoutons.com/

 

Chaussures et connexion à la terre (Earthing/grounding)


Personnellement, je suis incapable de chamaniser avec des chaussures. Même au quotidien, en état de conscience normal, je sens la différence entre être pieds nus, porter des chaussures à semelles en cuir ou porter des chaussures à semelles synthétique : avoir du plastique aux pieds m’affaiblit, m’oppresse. Les chaussures à semelles en cuir me gênent beaucoup moins, mais je respire toujours mieux pieds nus, ça me donne aussi un meilleur équilibre, plus de souplesse et plus de force. En cérémonie, je travaille toujours pieds nus, quitte à ce que ce soit en me tenant sur une peau de mouton.
Je trouverai (ou je me fabriquerai) peut-être un jour des mocassins en peau lainée ou des bottes façon Sami qui me permettront de travailler dehors même en hiver, mais d’ici là, en hiver, je suis forcée par la météo et la température du sol de travailler en intérieur. Si le sol est très froid, même à l’intérieur, je peux éventuellement mettre des chaussettes, mais je préfère la matière encore plus brute (moins transformée) de la peau de mouton, ou bien ce que j’appelle un « sol » artificiel et qui fonctionne cependant assez bien : un tapis de connexion à la terre en matière synthétique (tapis de « earthing »).
Le tapis de connexion à la terre est le seul élément synthétique qui me soit franchement utile, voir indispensable si je travaille dans un lieu où le sol empêche la mise à la terre sur le plan électrique.

Tapis de connexion à la terre : https://www.geotellurique.fr/tapis-universel-de-mise-a-la-terre-earthing/285-tapis-universel-de-mise-a-la-terre-earthing-25x68cm.html
Piquet de connexion à la terre : https://www.geotellurique.fr/accessoires-de-mise-a-la-terre-earthing/291-cordon-droit-earthing-4-metres.html

Pour que mon corps fonctionne au mieux, pour que l’émetteur-récepteur qu’est mon corps puisse fonctionner au mieux, j’ai besoin de le mettre à la terre sur le plan électrique. La terre fonctionne à la fois comme une sorte de « batterie » géante sur laquelle je me branche pour me recharger (ou éviter de me « décharger » trop vite), et comme une sorte de paratonnerre qui va « drainer » les énergies indésirables.

Ce que permet aussi le contact physique/électrique avec le sol, c’est le contact avec les esprits du sol.
Le fait d’être en contact physique/électrique avec le « vrai » sol naturel et/ou à la terre (en anglais : « grounded ») sur le plan électrique, via un tapis de connexion en intérieur permet aux esprits du sol de mieux nous « entendre ».
On peut être en contact électrique avec les esprits du sous-sol d’une maison quand on se tient sur une dalle en béton et du carrelage, à condition par exemple que le carrelage n’ait pas été recouvert de peinture, de cire ou de produit plus ou moins imperméabilisant (comme le savon noir à l’huile de lin). Tous les matériaux/revêtements hydrofuges ont tendance à bloquer la communication avec le sol.

Le sol de ma cuisine, permet une bonne connexion à la terre (cuisine bâtie sur cave voutée, avec sol en terre battue).

Si vous chamanisez régulièrement et que vous n’avez jamais « rencontré » les esprits du sol, comme l’esprit de la croûte terrestre, comme des phénomènes électromagnétiques/géophysiques (« dragons », « vouivres »…), il est possible que ce soit parce que vous travaillez isolé du sol, sans jamais le toucher, sans même vous asseoir directement dessus.

Pour contacter les esprits du sol, je pense qu’il peut être utile, voir indispensable d’être en contact physique/électrique avec eux, comme nos ancêtres l’était du temps où les chaussures n’existaient pas encore, ou du temps où les seules chaussures qui existaient étaient en peaux tannées de façon très écologiques (tannage végétal, tannage à la cervelle…).

Suggestions de chaussures :
https://www.etsy.com/shop/MocassinsFaitsMainhttps://www.youtube.com/watch?v=gZkiEhO6hKI
https://lestroismoutons.com/
https://www.gethealthyandgrounded.com/collections/earthing-footwear
https://www.espadrille-paries.fr/fr/semelle-corde/131-pour-les-puristes.html#
https://www.youtube.com/results?search_query=turn+shoes

 

Et vous, comment travaillez-vous ? Quels vêtements aimez-vous porter pour « chamaniser » ? Comment est le sol à l’endroit où vous travaillez habituellement ?

Shamanic Youtube chanel – Nicholas Breeze Wood


Nicholas Breeze Wood’s got a cool Youtube chanel!

When I stumbled on one of his videos, I had no clue who is this guy.
He’s the editor of Sacred Hoop Magazine and it’s rare to find a youtuber who speaks of shamanism and seems to really know what he’s talking about, when most people will speak of « shamanic » « journeys » as if it was some sort of nice sophrology session.

Ancestors are coming

By Alex Grey

Is the following text intuitive? Pure fiction? Coming out of a personal trance experience?
Whatever.

Ancestors are coming.
Their spirit linger around.
They’ve been here for millennia, dozens of millennia, hundreds of millennia.
Some are around since hominids exist, millions of years old.
Some are the first who ever looked up at the stars at night.
They still do. They sit and watch the stars.
They know the way out, they know the way to Peace, « Paradise », what most people nowadays believe to be « up », when it’s actually « below ».
They know about the Heart of the planet and how it allows to pass « beyond », after death.
They know about the Heart of the planet like they know about their own heart and how it opens space. They « know », out of feeling, perceiving, not out of thinking.
They chose to linger here.
They love the ground, the trees, all that grows good, the stars.
They may have inspired Tolkien and the Hobbits.
They’re our ancestors. Australopithecus, Homo habilis and so on.
They used to be like monkeys in the trees, then draughts came, the trees died out, they came down and explored the bush and beyond. They’re curious.
When your hand holds a staff, it resonates with their own hands clinging at some tree that used to grow two millions years ago.
When your hand holds a staff with a burnt tip, it resonates with the first blazing branches they used to explore the underground, or some of their first spears.
They’re hard to understand. They may growl, they may have no words.
How do you translate those sounds ?
They feel so much more than they think.
To our own modern body and organs, thinking still feels like an illness.
They hear each other through their gut, their womb, their heart.
The womb and the heart open space so that we can share what we feel and be together, feel together, share space.
Call on to your heart, womb, guts, bless them, tell them they’re sacred and free, listen to them, you’ll breathe better, you’ll hear better, you’ll heal better.
Ancestors will hear you better.
They’re our tribe.
They’re coming.
They gather around our fire, they fear it a bit. They come close to our windows that hinder our voices, they look at us, they hear us invoking our ancestors, without even thinking of them. They’re curious about that thinking kind of illness we have.
They see our bodies that look like theirs, taller yet frailer, they can hear us through space-time.
We were like the light at the end of the tunnel to their spirit when they used to breathe and have a body. To them, something existed way beyond, something instead of nothing, they could feel it, they could feel us come.
They could feel us exist somewhere beyond, coming, way ahead in space-time.
We led them there.
They took us there.
They’re coming.
You’ve got to open up your space to them.
They’re weird, they barely speak or they don’t at all, they’re foreign, they’re different, yet they are our own blood.
Offer them good food, some of the kind they could have foraged hundreds of millena ago, nuts and fruits and meat. They remember good food, they still fancy it though they cannot eat it anymore. They’re good at spotting good food.
They will pet you when you cry.
They can feel you through space-time.
They follow you, wherever you go, far away from Africa.
They follow their own blood.
You’re part of their tribe, through space-time.
They can become allies.
The Nature’s Powers I call « Army » and « Sapienza » can translate and help us communicate and understand each other.
Shamans don’t like me doing that sort of things.
I’m no shaman. How dare I look for allies in the spirit world ?
How dare I even call on to them and bless them through space-time ?
Don’t I know about respect ?
« Respect of what ? », I answer, « Respect of old protocols that led us to a 6th mass extinction ? » !
Ancestors are more akin to answer the calling.
Ancestors made up the first prayers, the first intentions of protection. They may have messed up a bit, groping in the dark. They made up the first prayers, more with their guts and heart than mind, prayers alike themselves : stout, so they can tell when a prayer is heartfelt.
They hear better through their belly and heart than us through our mind.
Now, my space is their space.
I’m of their tribe and they pet me when I cry.

Racisme dans la communauté psychédélique et remèdes

Quand j’entends un Black dire que tous les Blancs sont racistes, bien sûr, ça pique.

8’47: « Toutes les personnes blanches sont racistes. 
Non parce qu’elles font des choses racistes, mais parce qu’elles bénéficient d’une structure raciste mise en place par leurs ancêtres. »

Ca pique, mais je dois bien en convenir. Je suis blanche, j’ai des conditions de vie relativement privilégiées par rapport à des milliards d’autres sur cette planète et je ne risque pas de me faire contrôler ou embarquer par la police à chaque seconde dès que je mets un pieds dehors, même en temps de confinement. Comme tous les blancs de ce pays, je peux transporter quelques grammes de substances illicites dans une de mes poches sans avoir à craindre de me faire fouiller à chaque coin de rue.

De même qu’un homme aura beau être « féministe » et « bienveillant » envers les femmes, il est tout de même misogyne dans le sens où il bénéficie passivement, malgré lui, d’une structure misogyne mise en place par ses ancêtres.
Les hommes ont tendance à pousser de hauts cris quand on leur dit quelque chose comme ça, tellement ça « pique ». Par exemple, ils ont tendance à protester quand une femme leur dit que les femmes gagnent en moyenne moins que les hommes. S’ils sont en situation précaire, ils nous expliquent que, eux, ils sont pauvres, alors ils ne sont pas concernés, et on a beau leur expliquer que s’ils étaient une femme, ce serait pire, il est hors de question qu’ils se sentent concernés. La mysoginie ne les concerne pas, on ferait mieux de se taire que de raconter des âneries.
Je vais essayer d’éviter de réagir comme ça.

Un point important de cette collection d’interviews: non il ne suffit pas de prendre des psychédéliques 2-3 fois pour devenir un petit ange parfait, un citoyen modèle, libéré de toutes ses oeillères socio-culturelles.
Si c’était le cas, la communauté psychédélique ne serait pas raciste, or sa structure même montre qu’elle copie la structure raciste du reste de la société: la  majorité des personnes les plus en vues de cette communauté, de ses « responsables » (présidents d’association, chercheurs…, et même les personnes choisies pour participer aux études cliniques…) sont des personnes blanches (qui seraient identifiées comme « caucasians » aux USA), alors que la majorité des utilisateurs sont des personnes de couleurs et que ceux qui ont permi de préserver les usages thérapeutiques de ces substances et les cérémonies qui y sont liées, et qui ont enseignés aux « blancs » à s’en servir de façon thérapeutique, sont toutes des guériseurs/praticiens de couleur.

Pour qu’on parvienne à soigner nos préjugés, nos biais cognitifs, il faut le vouloir. Il s’agit d’apprendre à penser et à agir autrement.
D’après ce qui est expliqué dans cette vidéo, les psychédéliques peuvent faciliter cet apprentissage, il peuvent nous aider à débusquer nos zones d’ombre, mais pour ça, il s’agit de les utiliser avec l’intention de s’améliorer.
S’attendre à des miracles en restant à « tripper » devant la télé en mangeant de la pizza, ça n’avancera à rien.

Epilogue de la vidéo: les psychédéliques sont réputés pouvoir aider à guérir les traumatismes induits par le racisme, mais pour pouvoir soigner le racisme lui-même, il serait plus judicieux que toutes les personnes ayant une « identité raciale dominante » (Blancs aux USA, Arabes en Arabie, Chinois au Tibet…) utilisent les psychédéliques pour changer l’attitude qui les conduit à perpétuer plus ou moins involontairement le racisme.

Remarque personnelle: dans l’épilogue de la vidéo, l’emphase est clairement mise sur les « Blancs », qui auraient plus particulièrement à faire cet effort de changer leur propre comportement, leurs propres préjugés… La personne qui s’exprime à ce moment-là est une Noire américaine, et de son point de vue, ce sont surtout les Blancs qui perpétuent le racisme, alors que je suppose qu’aux USA comme partout ailleurs, il existe des hispaniques racistes, des blacks racistes, des asiatiques racistes…, c’est à dire des personnes qui pensent que les personnes d’une autre couleur (ou d’une autre ethnie, d’une autre religion…) que la leur leur sont inférieures, d’une façon ou d’une autre (moralement, intellectuellement, etc…).
Le « racisme » est partout sur Terre et il existe parfois même au sein de populations de même « couleur », comme dans le cas du génocide rwandais.
Je pense que c’est à tout être humain d’explorer ce qu’il considère comme différent, étranger et potentiellement hostile, rebutant ou inférieur chez l’autre.
Si un Black américain faisait ce genre de travail sous psychédélique, s’il demandait à ses ancêtres de l’aider à y voir plus clair dans ce qui cause le racisme, et de l’aider à devenir meilleur, il s’apercevrait peut-être que certains de ses ancêtres ont participé à des guerres tribales qui ont mené les perdants à être livrés à des Egyptiens à une certaine époque, et plus tard à des Blancs.
Les Blancs n’ont pas l’exclusivité de l’esclavage. Les Ouïghours en Chine ne sont pas oprimés par des blancs caucasiens.
Le racisme a des racines en chacun de nous, et les black américains ne font probablement pas exception.

Sur le plan chamanique:
Je pense que tous les « chamanes » (praticiens traditionnels) du monde entier et tous les « chamanisant » (praticiens non-chamanes, autodidactes) auraient à faire un gros travail de bénédiction des ancêtres et des terres, de chaque continent, ainsi qu’un travail de libération des vieux sortilèges tissés par les anciens, un travail de « désensorcellement » du monde.
Quelques uns de mes « mots-clés » en la matière:
La terre natale est libre et sacrée, partout / Homeland is sacred and free, everywhere.
La Kundalini/Vie est frère et soeur / Kundalini/Life is brother and sister.
Mon espace (cercle) est sacré et libre / My space (circle) is sacred and free.
Mon corps est sacré et libre / My body is sacred and free.

Pour libérer un esprit: Tu es libre et de retour dans le temps / You’re free and back in time (les sortilèges ont tendance à enfermer l’esprit comme en dehors de l’ici et maintenant).

Pour moi, être « sacré et libre » est synonyme de « protégé », protégé par la Vie, l’énergie vitale, la Conscience, l’Esprit… (selon les noms qu’on préfère lui donner). La Vie est sacrée et libre, et elle sait toujours bien se protéger toute seule, tant qu’on évite de la mettre en cage, de l’arroser de pesticides, etc… Alors s’il vous plaît, évitez de poser des sortilèges de protection sur les lieux, les esprits, les gens…: cela tend à diminuer leur libre-arbitre, leurs perceptions de la réalité et leurs capacités d’auto-protection! Un peu comme une lumière trop vive va vous empêcher de voir ce qui se passe autour de vous et de vous en protéger par vous-même au besoin.
Demander protection aux esprits bienveillants, revendiquer notre pouvoir de protection, est important à faire avant une cérémonie, afin de nous protéger des choses qui seraient susceptibles de nous nuire, de trop nous déséquiliber sur le plan psycho-émotionnel (par exemple quand on travaille sur la pédocriminalité)… Mais la protection devrait rester une affaire privée, personnelle, pas quelque chose qu’on sème aux quatre vents.
Selon moi, c’est la bénédiction en notre nom propre, de coeur à coeur, qu’on peut distribuer largement. Bénir malgré tout les gens qui nous ont fait du mal, bénir la Vie en eux (ce qui est différent de bénir leurs actes!), est la seule forme de « pardon » que je sois en capacité de comprendre à l’heure actuelle.

Pour aller plus loin:
Extraits de « Ending the slavery blane-game », in The New Yok Times, par Henry Louis Gates Jr:
« (…) How did slaves make it to these coastal forts? The historians John Thornton and Linda Heywood of Boston University estimate that 90 percent of those shipped to the New World were enslaved by Africans and then sold to European traders. The sad truth is that without complex business partnerships between African elites and European traders and commercial agents, the slave trade to the New World would have been impossible, at least on the scale it occurred.
(…) The African role in the slave trade was fully understood and openly acknowledged by many African-Americans even before the Civil War. For Frederick Douglass, it was an argument against repatriation schemes for the freed slaves. “The savage chiefs of the western coasts of Africa, who for ages have been accustomed to selling their captives into bondage and pocketing the ready cash for them, will not more readily accept our moral and economical ideas than the slave traders of Maryland and Virginia,” he warned. “We are, therefore, less inclined to go to Africa to work against the slave trade than to stay here to work against it.”
(…) In 1999, for instance, President Mathieu Kerekou of Benin astonished an all-black congregation in Baltimore by falling to his knees and begging African-Americans’ forgiveness for the “shameful” and “abominable” role Africans played in the trade. Other African leaders, including Jerry Rawlings of Ghana, followed Mr. Kerekou’s bold example. »

May the night be the night – Curfew, psychedelics & nature

Curfew in India – Daily Bangladesh, march 28th, 2020.

It’s said that psychedelics may increase our sense of connection to nature, our « nature relatedness », as scientists now call it.
On a practical level, what does it mean? To what may it lead?
It may lead to that sort of statement:
« I absolutely love curfew!!!!! »
For quite some time now, one of my prayers has been :
« May the night be the night ».
How did I get there?

Not only do psychedelics have a reputation of making us more « environmental friendly », but it’s now even said that using psychedelics in nature – like hippies instead of hipsters – may increase their therapeutic effects, since « nature » and psychedelics may have therapeutic synergetic kind of effects (which in other words means that the modern clinical setting, in apartments, in cities, on synthetic couches, may hinder psychedelics therapeutic effects). It’s all there in this review:
The potential synergistic effects between psychedelic administration and nature contact for the improvement of mental health
If I’m glad that, at last, the « Do it in nature » advice often given by experienced users is getting some scientific backup, I’m surprised the authors of this publication don’t go more into the details of how « nature » is essential to the body – and therefore to health at large, on a very physiological, physical level. So I’ll go a little beyond that publication here on the matter, mixing some science with more « intuitive » kind of information.

When I do a ceremony in a modified state of consciousness (MSC) – and let’s say this happened a few times on « mushrooms » – my perceptions get heightened, and if there’s light pollution and noise pollution around, that means feeling like a deer trapped on the highway in the headlights. Brutal. Not even mentioning the fact that it makes « shamanic » kind of work harder, since it makes focus harder and it kinds of interfere with the « subtle » kind of information I’m trying to pick up from the spirit world. Environmental pollutions work like walls that block or scramble the spirit world signal and hinder the physical antenna – that our body is – from functionning properly.
In a MSC, I may even end up feeling the nuisance that an airplane can generate, a few miles above my head. Yep, it’s possible to feel airplanes pass over, not just hear them. I call them « fuckers » (go imagine what I think of 5G satellites!). They hinder my ability to think and focus, likely through the electromagnetic fields they generate (radars, radio signals, electromagnetic fields of their motors…).
— You may learn more about EMF and health through Pr Paul Heroux’ website: http://www.invitroplus.mcgill.ca/TextbookEM.htm or google scholar —
I’m able to feel it and identifiy it when « high » but I doubt it means planes do me no harm when I’m in a regular state of consciousness, meaning that some of my attention and memory issues could be caused by planes, amongst many other environmental and physiological factors (hormones and perimenopause, electrosmog, age, neuroinflammation…).

Modified states of consciousness, by heightening my perceptions, allow me to become more aware of my environment and of how it may affect me, very tangibly, on a physical, physiological level, not just psychological, in a good or not so good way. Then I’m no longer separated from my environment, I’m aware I’m like a sponge in the ocean, and if I’m laying on a synthetic couch, that feels a bit like being a seabird glued in oil after an oil spill on a beach. Yep, totally connected to it, deep into the mess we made of it.

Example: Being grounded on an electrical level, such as when I’m barefoot on the grass, on a natural ground/soil, makes me feel good, alive, vibrant, helps me breathe more easily, makes me more flexible, more at peace, a bit stronger, more focused. It makes me feel like an Elve, like a Hobbit.
Standing on a plastic floor, or any other kind of electrically insulating material, makes me feel like I’m in apnea underwater.
— You may learn more about Earthing/grounding through the science on the topic : https://earthinginstitute.net/research/
I feel all of this very clearly when in a MSC and this allows me to track down the same but duller sensations when I’m in a regular state of consciousness.
These « weird » perceptions when « high » have nothing to do with hallucinations. They’re just the result of heightened perceptions.
When back to normal perceptions, we live like under a veil, in a blur and we tend to believe this blur to be reality.
It’s not!
It’s just the result of shitty perceptions, and therefore poor awareness!

Light pollution and noise are environmental factors that are well known for harming our health, as well as harming all the non-human world (animals, insects, even flora…). If you live in the countryside, you’re aware that, at night, plenty of animals get killed on the road. All of those human nuisances, and many more (electrosmog, pesticides, mining…) are responsible for a true holocaust. It’s called the 6th mass extinction.

When there’s a curfew, such as now here in France, it’s highly beneficial to all non-human creatures, and actually it can also be beneficial to humans, who’d rather respect their circadian clock (if they wish to have a strong immune system, good sleep, good mood…), which means going to bed rather early and spending the night in the dark rather than bathing in artificial bluelight.
— Go listen to a few Dr Jack Kruse’s lectures and interviews on Youtube if you’re still unaware of that sort of things! Or ask Google Scholar about « Light health effects »! —

When there’s a curfew, ceremonies go much more smoothly, much less disturbed by human nuisances.
I’m more at peace.
The world is more at peace.
Things tend to go back to normal, to how they should be under nature’s order, Life’s order.
I can feel it. I can feel the joy it brings. It’s orgasmic. It’s f*cking thrilling!!!!
It’s the body, mind and soul rejoicing in unisson, wholeheartedly with « nature »: the grass, the ground, each tree, each owl, etc…

Some people may shout out: « But we need to party all night sometimes! We need to be free and go wherever we want, whenever we want, at whatever speed we want! ».
Yep. Humans definitely tend to behave like 2 years old toddlers: they can’t stand frustration. If they feel like smashing down the walls of their home, they tend to make a tantrum if someone interferes and stops them: « How unfair! what an outrageous act of dictatorship!! Let me smash my damn house down if I care too!! ». Same goes with the « environment »: « Yeah! Let’s destroy it as much as we care to. How dare environmentalists want to stop us! May they go to hell!! ».
And once their house, or garden of Eden, is torn away, then they complain they don’t have anywhere left to go and they start smashing their neighbors’ house in order to use the pieces to build a spaceship to try and run away to Mars…
What for? Repeat the same process over?!
And yes, building spaceships and satellites requires a lot of mining, which requires the destruction of entire mountains and forests, which are the « house » of many of our neighbors, or « relatives », as Native American call them.

Well, me, I can imagine a whole world on curfew all year through and still plenty of fun: parties allowed at night once or twice a months, such as village dance in the old days, restaurants and bars opened from 7am to 8pm, possibility to have drinks with friends at home as long as they stay overnight (less drunk people on the road), concerts all day but starting no later than 6pm, no mass tourism that makes us look like invasive grasshopers, no flights except for imperious vital reasons, back to travelling (and importing stuff) by sailing boats… And a night as dark and still as ink on New Moon nights.

This is the kind of thoughts and feelings psychedelics may lead to, nature showing the way.
May the night be the night.

 

VK

VK is said to be the russian facebook, with much more freedom of speech than facebook, which I find quite « funny », when Russia is supposed to be such a dictatorship.
Still, I’m willing to experiment with VK.
Since so many people use it to spread plenty of « crazy » news, such as how Trump is a wonderful guy, when he appears to some others as a sexual assaulter, well, why not using VK to spread some other kind of « crazy » stuff?! Such as what it’s like to be in a modified state of consciousness, or what may happen when you’re high or how what you learn from « chamanising » may affect your daily life on the long run?

You may find me there: https://vk.com/carolinevigneron

Punk or posh?

Sex Pistol Jonny Rotten-Lydon looking very smart in a shitty bow tie.

I’ve been observing the phenomena and wondering about it for quite some time: people who try and speak up in the psychedelic community, those who raise their voice in the most articulate way (unlike me) and get the most audience, those whose publications and videos and articles will get shared and propagated the most, seem all to be so proper, as proper as our favorite PhD Robin Carhart-Harris, or, at least, they obviously try hard to be.
Sometimes they will allow a little « f » word to pop out of their mouth, but if you ever dare to take the risk to communicate with them in a similar rather familiar style, you may get shunned, ignored, considered stupid, mean, or even called a bully. 
Don’t you dare trade on their proper feet with too rude of a word.
Don’t you either dare criticize their work in public, even with some reasonable arguments (and I mean « arguments », not insults).
They can allow themselves some familiarity and critics with their audience sometimes, but you’d better not risk it on them yourself. 
How would dare you?
They are serious and respectful people deserving plenty of respect and politeness. Don’t you ever dare be « punk » (or autistic) with them – using plenty of derision and « f » kind of words – even when they happen to play in a punk band! No! You oughta offer them as much properness as if they were old oxfordians PhDs teachers… Even if they’re not.

Honnestly I bet Tolkien himself was not that « proper » all the time and enjoyed being given some hobbitish style of language in real life, whether from his very educated colleagues, or from his totally uneducated neighbours, family members or grocer. I bet he was enough of a sharp man to make the difference between the form and the content, between showy shaekspearian discourses, or plain slang, and the true subtle music of the heart. And I bet he was enough of a sharp guy to be aware that even the brightest people sometimes make mistakes and just never « know it all » in reality, therefore I bet he welcomed critics with interest, since critics are essential to intellectual progresss and personnal growth.

Observing this phenomena led me to write a short essay last spring, during shut-down: « Psychedelic community: where are the punks? » (entirely in French, sorry).

It seems they have yet to be found.

They have yet to be found eventhough it takes to be some kind of punk « somehow, deep down, at least a tiny bit » to dare transgress society taboos, such as daring using some substances that most people consider as plain « bad ». You may replace the word « punk » with « rocker » if you tend to believe punks are just dirty addicts who don’t deserve any respect of any kind, just like any kind of addict don’t deserve to be treated with any kind of respect, kindness, humanity…, do they?
Yep. You may watch out for toxicophobia in the area, and sorry if that’s not the proper English word for something that’s not the fear of toxic substances, but something similar to homophobia, racism, sexism, segregation, etc…, generally applied to people who « do drugs ».

We’re not « punks » because we’re not junkies, we’re not addicts, see? Big difference.
Addicts deserve to be spit upon, and live on the street, where they belong.
They may deserve to be spoken roughly to, or simply banned, silenced forever, no big loss. 
Us, we’re different, we deserve proper manners, because we know better. We use psychedelics in the proper way for proper reasons, we don’t « abuse » them, we’re not « addicted » to them, we’re honnest and kind and always perfect sweety pies, we behave! So we deserve to be given proper manners.

Toxicophobia seems to me to be as big in our comunity as the mere thirst for respect and recognition. So whether you show any sign of belonging to the addicts’ world (a world full of liars, thieves, scrappers, bullies…, isn’t it?), or any sign of believing that you are speaking to someone who belongs to that addicts world, by using some familiar form of language, or whether you fail at showing the proper form and amount of respect and recognition, even merely by making too long lists of too down to earth critics, then you’ll likely be identified as a mean little stupid thing that will get blocked even on patreon.

Yep. Down to earth critics are not so welcomed.
The psychedelic community is about the psyche, the « mind », the soul, the pure clouds, the angels and aliens up there in the sky, it’s about the « spirit world », that’s got so much nothing to do with the dirty material one [just « kidding » here! I’m truely an animist: all is sacred, even humor, derision, slang, inebriation… And all that is « nature »-made, such as trees, mountains and petra olea, is conscious and alive and has got a « spirit side » to it in the spirit world, as far as I can tell].
Hobbitish style of critics, such as « Your fire will smoke like hell and leave you freezing cold with such an amount of wet wood » are totally inappropriate. Even if they were given in shakespearian kind of rhymes, they’d still be very inappropriate.
Don’t you dare criticize the PhD’s setting and remind any popular speaker what about 99,99% of experienced users will tell them: « Doing it in nature is the best way to go »
Don’t you dare.
If they do it on a synthetic couch, in a perfectly sanitized apartment, in a big city, with all LEDs on, then it must mean that it’s the best way to go.
So be silent, please, and don’t raise your voice. 
Leave it to them, the proper people, and if you enjoy the sound of your own croaky voice, go play in a punk band with your punk addicts friends and leave science and all serious matters to proper people.

This said, in case you’d be secretly a bit of a punk yourself and wish to give a look at what an anarcho-chamano-activist’s ideal setting looks like, it’s all there: 


The ideal setting: the Hobbit way

 

 

Nature’s Powers – Blessing Death and Disease

Jaguar Woman, by Katherine Skaggs


« And you, what language do your body and land like and resonate with ?
Speak up outdoors in a deep modified state of consciousness and explore possibilities ! » –

« … the Pipe Ceremony has a spirit (…), there’s a spirit of Peace, there’s a spirit of War, and there’s a spirit of the ceremony. »Nicholas Breeze Wood, Traditional shamanism, The Magician and the Fool podcast (1h31’28), 25 février 2020.

In the Spirit World, there seem to be Spirits nearly as natural and primitive as Storm.
In the Spirit World, what some of my ancestors may have called Thor, « God of Thunder », I call « it » Thora, and to me that means Electricity.
Yep, that sort of Spirits, or « Powers », that some of my ancestors may have called « Gods » and « Goddesses ».
Me, I’m an animist. I don’t have « gods », I only know of many spirits, some of which are more powerful than others: the Sun, the Jungle, Mountains… The most powerful one I’m aware of so far is Space-Time, that I call Kronosia.
Some of those spirits seem to be the spirits of what we call now « natural phenomena » : they don’t have a body in the biological sense of the term : they are mountains, rivers, Directions, geological phenomena, planets… Some of those spirits seem to be only « subtle » (immaterial) and rule certain parts of animal or insects or plants life. They may have grown in the « spirit-side » of things from some species’ habits, that became sorts of natural laws (see Ruppert Sheldrake for more on « habits » and morphogenetic fields). They may also be called archetypes, egregores, or instincts?
Look at ants : they have a soldier cast, some sort of an armed force that is meant to protect the community. Humans have armed casts too. I believe there’s a spirit or « Power » that may be called « Army », a spirit we may all have a share of (ability to physically defend ourselves and our kin), and some humans may have a stronger than average relationship to that spirit, a bigger « share » of it, and therefore those may end up soldier, police officer or martial art teacher.
Army is also good at translating.

Here’s my list of what I call « Powers », which is only a work in progress :
Death
Fertility
Disease
Healing
Peace
Power
Desire
Work
Sapience
Memory
Army
Fear
Beauty
Game
Trickery
Law 

Some of those Powers seem to have been perverted, spellbound, maybe just accidentally cursed by millennia of ignorance, bad witchcraft, beliefs… And some may have been willingly spellbound by humans (and human’s fear, greed, paranoid thinking…).Exemple : Power may have been « hidden » to women.
Maybe what I’m saying is mere rubbish, but imagine there’s indeed a master spirit that rules all human diseases and let’s call it Disease. If you spend all of your time calling it « evil », that intention/mindset of yours may affect it in the Spirit World, just like one of your neighbors will get affected and upset at you if you spend your time calling them « idiot » (even so secretly), and Disease may then appear to you as mean and ugly as a lepper, when it used to be as beautiful as a storm or as a primitive hyena in its original form.

By the way, in my humble opinion, this is what you do when you send a curse, a spell, a charm, whether it’s out of anger or « good will » : you pervert a spirit’s natural form and environment. Even when you do it with a good intention. Even best intentions are like grabbing an eagle and wrapping pink leather around its legs to make it look prettier. Whatever the intention is in the first place, the result is likely to backfire and cause harm in the end.
You wish to make your garden prettier with plenty of fancy LED lights that light up at night ? It even lights up automatically when the sun sets ! So fancy ! And it’s got Bluetooth so that it plays music when you approach ! So smart ! Yet, that turns your garden in a light-toxic and electromagnetic-toxic place where the nocturnal fauna will have its eyes hurt and struggle orientate, hunt and feed as it should.

Hence, we « curse » much, often by ignorance.
Disease is often seen as something « bad » by humans, when it can teach useful stuff to our immune system, makes us smarter, helps us grow, adapt, evolve, very truely, on a physiological level. Scientifically speaking, our DNA is a mix of many bits and pieces, some of them truly coming from viruses, bacteria… They are our « relatives », some of our ancestors (from an evolutionary point of view, just like mushrooms), and because, after a history of cohabitation, we ended up mixing bits of their DNA to our own (« endogenous human retrovirus », ref. : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fimmu.2018.02039/full).
Viruses, fungi, and bacteria are our relatives, whether « shamanically » or genetically speaking, and yet we « curse » at them : we call them mean and disgusting, when they truly are part of us, part of our body, and they allow us to be alive. Take off their bits of DNA from your own DNA, and you die. Take off bacteria and fungi from your guts and you will stop digesting food properly.
We own them a good share of our Life.
But instead of willingly cooperating with them and recognizing their share of sacredness, we more and more constantly try to push them away, fence ourselves against them in quite a paranoid way.
Relax ! We already have natural « fences » : our immune system is meant to protect us naturally. Our microbiota (gut flora, skin flora…) is meant to protect us. Our food and its nutrients is meant to feed the immune system, the gut flora, the whole body properly so they may do their protection job properly.
When we get sick, we blame the mean little virus, when it’s our whole lifestyle that may be toxic and weakening all of our natural protections. You may say : « I do a lot of sport and I eat healthy, and I still get sick, it must mean microbes are really dangerous ! ».
Well, have you listened to science lately (maybe through the voice of Dr Jack Kruse?), and checked your light environment ? Are you exposed all day to natural light and protect yourself from artificial blue light toxicity ? Or do you live indoors most of the time in front of a bluelit screen ? What scientists call « Environmental factors », that affect our health so much, go far beyond sport and nutrition. Light is just an example amongst many others.
And when someone dies from something else than a virus, we end up blaming Death for the hurt. Booohhh ! The ultimate evil !
Mean Death, bad Death.
When actually, Death is mere an arm of Life, of Nature’s cycles, and of natural selection that’s been weaving miracles of beauty and wonders for billions of years.
Do you love Nature ? Then why don’t you bless and respect natural selection as much as bees and stars and chocolate, that are all the fruits of natural selection, just like you ?!

Much often, instead of blessing Nature and all of its Powers, we « curse » : we put the blame on the microbe and send it our despise and anger and we mean to « tame » it, to destroy it, we set up a constant war against it : bactericides products, antiviral products, masks, vaccines… We go to some mad ends to make those products. I won’t get into details but pharmaceutical drugs are definitely not vegan. They promote animal torture, just as cosmetics, just as much as 5G promotes mountains and forests destruction, in order to extract all the metals needed for all of this so « smart » machinery.

Think I’m beginning to sound like a conspiracy theorist?
This is how sick the human mind is.
We are in the middle of destroying our own Garden of Eden (6th mass extinction, ref. : https://www.theguardian.com/environment/2017/jul/10/earths-sixth-mass-extinction-event-already-underway-scientists-war), and when someone tries to make us notice how sick and stupid that is, we call that person « conspiracy theorist ».
The fact that humans are destroying life on Earth is far from being a theory.

If you wish to stop the fight and invite more Peace into your Life, if you wish to align more with Life, Nature and it’s Natural Powers, in order to co-evolve as harmoniously as possible with them, here’s how I do it myself : I call those Nature’s Power, I summon them, I bless them and tell them they’re free and « back in Time », which means « back in their original primitive form », back « here and now », « time » being « Space-Time » (we cannot have Time without Space). Indeed, as far as I can tell, curses, charms and spells tend to hinder evolution. A spellbound spirit is like trapped in a time-loop, ever repeating itself, bugged out and behaving sickly.
And what is said of Humanity ? Constantly repeating its mistakes, like a sick spellbound Spirit…
Freeing spellbound Nature Powers is also how I get my share of them back, when I’ve been robbed of some of them by millennia of patriarchy.

I bless Disease. It’s Free and Back in Time.
I bless Death. It’s Free and Back in Time.
I bless Fertility. It’s Free and Back in Time.
I bless Power. It’s Free and Back in Time…
I bless Army. It’s Free and Back in Time…
Etc…

I even do the same for all spirits that I can think of or that I get in touch with when I call out to the Spellbound (they know who they are!), such as my ancestors, my lover, my body, the Land, my bloodline, all my relatives, even people I don’t like, Cattle, etc…

Bonus information : « I claim my share » is a powerful sentence that helps claiming ones’ share of Power, of Responsability, of Beauty, of resources, of power to heal, etc… Our share, our birthright, nothing less, nothing more.

Of course, I may know if I got the name of the Power correctly only if I speak it out loud and if I’m deep in a powerful Modified State of Consciousness (such as on a high dose of shrooms, not that I’m trying to encourage you to do anything illegal, this article is meant for education only!) and if my intention goes far beyond my little ego-self, if my intention is to serve Life-Kundalini.

Sometimes names and words belonging to our mother tongue don’t fit (they may feel void, empty or sound « cursed », like a lie), and some others, coming from god knows where, may come to us spontaneously as we look for better ones.
This is how, to me, Writing became « Scripta », Sky became « Canopia », etc…
I live in France, I’m French with a DNA coming mostly from North-Western Europe (according to 23&Me), my body and Land seem to enjoy proto-indo-european rooted languages.

And you, what language do your body and land like and resonate with ?
Speak up outdoors in a deep modified state of consciousness and explore possibilities !