L’Ascension

Illustration par Mr Crystalface, à retrouver sur son facebook. voir aussi son site web.

Je crois que nous vivons dans une société où beaucoup de valeurs sont inversées, depuis très longtemps.
Même le New-Age est susceptible d’être « contaminé » par la pensée dominante, qui a tendance à chercher à nous mettre la tête à l’envers.
Les religions « abrahamiques » monothéistes nous promettent un paradis quelque part dans le ciel, dans l’avenir. Le Christ est « descendu » aux Enfers, puis il est « monté » au Ciel.
De la même façon, le superman Elon Musk croît que le salut viendra de ses satellites, de ses voyages vers Mars, il s’inspire du nom d’un avion pour prénommer son enfant…
Et dans le New-Age, l’Ascension est souvent en lien avec les constellations des Pléiades, ou Orion, les graines d’étoiles, les graines germées et les jus verts (plutôt que les pomme de terre et le saucisson), le fait de passer à la 5ème dimension, de devenir énergie et lumière plutôt que de rester de sang et d’os (alors que notre corps est déjà fait d’énergie et de biophotons, mais nous échouons à le voir)…, comme Musk souhaite passer à la 5G et s’enfuir tout là-haut sur Mars. Toujours plus haut, plus loin, loin du sol et du très punk Ici & Maintenant (« No Future »).
Voir mon essai « Communauté psychédélique: où sont les punks? » (page 17-18).

Quel rapport avec la pyramide, en illustration de cet article?
Le New-Age adore les pyramides. Elles sont sensées avoir des pouvoirs merveilleux, être infiniment bénéfiques.
L’animiste que je suis devenue les voit comme les centrales nucléaires de leurs temps. Le dessin représente une pyramide en train de s’affaiblir (selon Mr Crystalface). Le programme toxique, obscurantiste et effrayant qu’elle diffuse, la grille artificielle (fake matrix/web/maya) qu’elle crée, perd en puissance. Elle cherche encore à puiser son énergie dans celle de la Terre mais des esprits de la Terre veillent et tiennent bon et reprennent le dessus.

Quel rapport avec l’Ascension?
Les personnages assis sous la surface du sol, ces esprits telluriques, dans ma vision des choses, ce sont eux les « ascensionnés ». Ils ont fusionnés avec la planète et font équipe avec elle pour protéger la Vie. Infiniment dévoués à la Vie, ils sont devenus des protecteurs de la Vie sur Terre, de la liberté de la Nature qui foisonne en jungle, de la « fertilité » comme dirait Claude Traks.

Ils ne sont pas du tout là-haut dans les nuages ni dans les Pléiades. Ils sont dans la terre, comme des arbres, parfaitement enracinés.
L’occidental moderne pourrait trouver que ça ressemble à une affreuse privation de liberté: ils ne sont plus libres d’aller où bon leur semble! Ils sont statiques, ils semblent prisonniers de la Terre.

Pourtant, la Terre tourne autour du soleil à plus de 100 000km/h et le soleil voyage à une vitesse d’environ 700 000km/h au sein de la galaxie.
« Pour un point immobile sur Terre, la vitesse relative au centre de la galaxie est donc comprise à chaque instant entre 591 000 et 809 000 km/h par rapport au centre de la galaxie! » (Source: Le Saviez-vous?). Sans parler du fait que les galaxies elles-mêmes ont aussi leurs propres vitesse de déplacement…

Alors, vraiment? Statiques?
Elon Musk prévoit-il de faire mieux?

On est déjà « là-haut », dans le Ciel, perchés.
Par contre, ancrés, Ici & Maintenant, pleinement « descendus » dans l’Ici & Maintenant, infiniment protecteurs de la Vie, ça reste à advenir.

Si vous chamanisez de temps en temps, demandez à être libéré de tout ce qui entrave la Vie en vous et autour de vous. Demandez à voir les choses clairement. Demandez à percevoir la réalité aussi clairement que des baleines et des éléphants. Formulez vos demandes oralement, pas en silence dans votre tête!
— Voir quelques autres intentions et formules à tester en cérémonie/état modifié de conscience: Words of power for ceremonies
Demandez à votre racine Mulhadhara de pousser et de s’enraciner. Elle peut germer « hors-sol », mais elle a besoin que vous soyez en contact physique avec le « vrai » sol naturel pour pousser et prospérer pleinement.
Dédiez votre pratique à la protection de le Vie.
Ascensionner, dans ma vision des choses, c’est devenir pleinement ce qu’il y a de plus sacré au monde: la Vie.

 

PS: attention, l’Occidental, qui a la vue courte, a tendance à croire que protéger la Vie, ça signifie être vegan, alors qu’on peut protéger la Vie et être omnivore. La Vie protège la Vie tout en se nourrissant de la Vie.
L’ennemi de la Vie, ce n’est pas la mort. L’ennemi de la Vie, c’est la société thermo-industrielle. Voir le livre Deep Green Resistance, ou cet article/podcast: Full Spectrum Resistance: se battre et gagner.

Freedom to farm, ENCOD

« We ask the UN to establish the right of every adult citizen of the world to grow and possess natural plants for personal use and non-commercial purposes, using all technical equipment that is available for this. » – ENCOD.

ENCOD is a coallition of European organisations working for just and effective drug policies.

Picture from the report on ENCOD GA 2019: A punk in a cannbis field. At the end of the 1970s, punks were known to enjoy speed and heroine, now, well, they softened up a bit. I could have used that photo to illustrate my essay: « Communauté psychédélique: où sont les punks? » (« Psychedelic community: where are the punks? »).

 

 

 

Décoction et microdosing d’amanite tue-mouche – recette d’Amanita Dreamer

L’effet des benzo, sans les benzo, ni les effets secondaires des benzos, et en toute autonomie, serait-ce possible?!
Merci beaucoup à Amanita Dreamer pour tout son travail de recherche, sa pédagogie, ses expérimentations et pour oser partager tout ça avec nous!

Ce texte vise à réduire les risques auxquels s’exposent les personnes qui souhaitent consommer l’Amanite tue-mouche.
Ce texte est en grande partie une traduction et une adaptation d’informations qu’on peut trouver en anglais sur la chaîne de l’américaine Amanita Dreamer, entre autre dans sa vidéo « How to prepare Amanita muscaria Fly Agaric ».

Récolter ou acheter de l’amanite tue-mouche, aussi appelée Amanita Muscaria (AM) pour la préparer en décoction (ou autrement) est légal en France.

Voir aussi mes autres articles sur le sujet:
Amanite tue-mouche et législation
L’amanite tue-mouche et sa détoxification

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Avant-propos

Composition, en bref: Les principales substances actives de l’amanite tue-mouche sont le muscimol et l’acide iboténique.
Le muscimol est un agoniste (activateur) des récepteurs GABA (effet sédatif, anxiolytique). Le muscimol a haute dose peut entraîner un sommeil profond, voir un coma, d’où l’intérêt des microdoses (effet médicinal, sans effet adverse sévère).
L’acide iboténique est un agoniste des récepteurs à glutamate (stimulant, excitotoxique), que le corps peut détoxifier et convertir en muscimol dans une certaine mesure. A haute dose, les capacités de détoxification du corps sont dépassées et l’acide iboténique devient donc toxique (nausées, vomissements…), d’où l’intérêt de la microdose, qui permet de bénéficier des effets du muscimol, sans avoir à pâtir des effets d’une surdose d’acide iboténique.
Le centre antipoison belge affirme que même en cas de surdose, la « guérison » survient « en 12 à 24h ».
Certaines personnes réagissent plus que d’autres à l’amanite tue-mouche, certaines personnes apparemment pas du tout. Si l’amanite tue-mouche ne vous fait aucun effet, n’en déduisez surtout pas qu’elle ne fera aucun effet à votre voisin!!!!

L’histoire d’Amanita Dreamer: Amanita Dreamer est américaine, elle a une formation universitaire scientifique, elle est capable de lire des publications scientifiques (voir sa page facebook, sur laquelle est poste les publications sur lesquelles elle se base), elle est autiste Asperger. Voir sa vidéo Who are you? Q& A for Amanita Dreamer. Après avoir obtenu l’équivalent de 2 licences (sciences de l’éducation, avec une spécialisation en sciences), tout en ayant suffisamment étudié pour pouvoir en passer 4 (elle n’avait pas assez d’argent pour passer tous les examens finaux), elle a été prof de sciences en lycée, puis elle a passé encore environ 2 ans à l’université, à étudier la physique et la chimie. Par la suite, elle a fait l’école à la maison à ses enfants et a été auteure de livres éducatifs pour professeurs (essentiellement sur le thème de la chimie).
Elle raconte que le microdosing d’AM lui a permis de se guérir de son addiction aux benzodiazépines. Voir sa vidéo How I got off benzos and healed my brain.
Elle prenait des benzos pour traiter des troubles anxieux sévères très invalidants. Cela faisait plusieurs années qu’elle cherchait à décrocher de son traitement, qui lui causait des troubles cognitifs sévères. Son médecin lui avait fait tester un tas d’autres alternatives, elle avait commencé à diminuer les doses de benzo , et le « manque » de benzo lui causaient des troubles sévères (spasmes musculaires sévères, retour des crises de panique…). Elle avait « replongé » une fois, puis deux, puis trois, puis quatre… Elle s’est acharnée à décrocher pendant 4 ans. Elle a fini par se lancer dans une cure de détox « extrême » chez elle. Elle a survécu en ermite pendant 5 mois, en passant le plus clair de son temps assise sur sa terrasse, endurant seule les symptômes du manque. Arrivée au mois d’octobre, avec une forte envie de se suicider, tant elle n’était toujours pas sortie d’affaire, elle a eu l’idée de faire une promenade en forêt, juste à côté de chez elle, et elle est tombée sur des amanites tue-mouche. Elle en a ramené chez elle, fascinée par leur beauté, elle a fait des recherches sur ce champignon, a découvert le lien entre eux et les benzo, elle s’est lancée à les faire sécher et à préparer sa première décoction, décoction dont la première dose (pas une microdose!) lui a fait tant de bien qu’elle a pu finalement arrêter les benzo du jour au lendemain, sans plus aucun effet de manque. Elle a ensuite basculé sur le microdosing d’AM, environ une fois tous les 10 jours.
En son âme et conscience, elle a fait le choix de remplacer du jour au lendemain les benzo par le microdosing d’AM et ça a marché! Elle l’a fait seule, sans suivi médical: son médecin ayant échoué à l’aider à « décrocher », son médecin lui ayant prescrit ces « médicaments » pendant des années, alors que ces médicaments n’étaient pas conçus ni approuvés pour le long terme, son médecin lui ayant prescris une substance qui commençait à la rendre invalide… Elle n’avait d’autre recours que de se débrouiller toute seule.
Elle était libre d’expérimenter, elle l’a fait.
Donc, ceci dit, si une personne qui prend des benzo ou une personne qui a une insuffisance respiratoire ou hépatique venait me demander « est-ce que je peux prendre une microdose d’AM? », je lui répondrai « je n’en sais rien! » et Amanita Dreamer répondra probablement la même chose.
Je ne suis pas médecin.
Je traduis une information dispo sur le net.
Au lecteur d’en disposer comme il le souhaite, en son âme et conscience.
Pour contacter Amanita Dreamer, on peut par exemple lui laisser un commentaire sous une de ses vidéos, ou s’inscrire sur le forum qu’elle a lancé: Amanita Research Forum.

L’ingrédient, le séchage, la décarboxilation, la détoxification: Que ce soit pour un usage récréatif ou médicinal, à la différence d’autres champignons, l’AM doit être plus ou moins détoxifié avant d’être consommé. Pour réduire les risques et préserver notre santé, on doit éviter de le manger tel quel. La recette de décoction ci-dessous est un procédé de « détoxification »: elle permet de convertir une partie de l’acide iboténique (environ 30%) en musicmol (sous l’effet de la chaleur), on parle de « décarboxylation » de l’acide iboténique en musicmol. Mais cette détoxification n’est pas totale, il reste une partie de l’acide iboténique dans la décoction.
Une partie de l’acide iboténique peut aussi être converti en muscimol sous l’action d’une substance acide (pH élevé), comme du citron. Attention, si l’on met du citron dans la décoction, cela augmente les risques qu’elle s’abîme rapidement. Il serait préférable d’ajouter le citron à chaque microdose, et le laisser agir quelque minutes avant consommation.
Ref.: la vidéo Lemon tek and amanita mushroom
Un brevet: Method for producing muscimol and/or reducing ibotenic acid from amanita tissue.
Faire sécher les AM entre 68° et 74° celsius (dans un déshydrateur) permet aussi en principe de convertir une partie de l’acide iboténique en muscimol (environ 30%). Le séchage à température ambiante (ou sur un radiateur) ne permet pas cette conversion, il permet juste la conservation du champignon, à condition que le champignon soit vraiment bien sec (« craquant ») et conservé dans un récipient hermétique. D’après Amanita Dreamer, au-dessus de 74° celsius, la chaleur détruit les principes actifs. Le séchage au four est déconseillé: l’air y circule trop mal et même à basse température, porte entrouverte, cela a tendance à cuire le champignon, plutôt qu’à le sécher. Amanita Dreamer utilise un déshydrateur « Excalibur ».
Personnellement, j’ai utilisé la méthode du radiateur.
Ref: la vidéo How to dry Amanita Muscaria.

Une partie de ma récolte de l’automne 2019 en train de sécher sur des branches, posées sur un radiateur bien chaud (éviter de laisser les champignons au contact du métal). Le séchage au soleil sur un tas de bois, par temps sec, est aussi une bonne option (pour que l’air circule bien sous le champignon).

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La recette d’Amanita Dreamer: 

Proportions:

  • 15 grammes de chapeaux séchés: Amanita Dreamer utilise des chapeaux d’AM séchés, pas les pieds, qui sont réputés contenir beaucoup moins de principes actifs. Elle conserve sa récolte dans un récipient hermétique, avec des sachets de dessicant.
    Il est possible d’utiliser des chapeaux frais, mais le grammage ne sera alors pas du tout le même!
    Amanita Dreamer prépare sa décoction avec des chapeaux de différentes tailles, parce que la teneur en principes actifs peut énormément varier en fonction de la maturité ou de la taille du champignon, mais les plus grands ne sont pas forcément les plus actifs. Utiliser des morceaux de chapeaux de différentes tailles pourrait permettre de normaliser la teneur en principes actifs de chaque décoction réalisée au fil du temps, de façon à ce que chaque décoction soit à peu près de puissance équivalente aux autres.
  • Une « tasse » d’eau filtrée (pas d’eau du robinet, afin d’éviter le chlore et autres additifs dans l’eau du robinet). L’unité de mesure de la « tasse » américaine équivaut environ à 23,5 centilitres.

Préparation:
Dans une petite casserole, mettre l’eau et les chapeaux cassés en petits morceaux.
Amener à ébullition.
A partir du moment où l’eau commence à bouillir, réduire la température du « feu » de façon à ce que l’eau soit juste frémissante (ne surtout pas laisser bouillir à gros bouillons!).
Laisser frémir 20 minutes.
Amanita Dreamer rajoute de l’eau au fur et à mesure que l’eau s’évapore, de façon à ce que la décoction fasse toujours environ 23cl.
Bien surveiller pendant 20 minutes!!!! S’assurer que l’eau ne s’évapore pas complètement, s’assurer que l’eau frémit doucement sans trop bouillir!
Si cela sent bon comme du pain en train de cuire, c’est que les choses se passent bien!
Les champignons perdent leur couleur au cours de la cuisson et l’eau devient ambrée.

Conservation:
Une fois filtrée et versée dans un récipient hermétique stérile, la décoction est d’un aspect limpide et elle peut se conserver au frigo 2 à 4 semaines.
Quand elle s’abîme, il s’y développe une sorte de dépôt cotonneux (et son goût change de façon notoire).
Pour stériliser un pot en verre, on peut le passer au lave-vaisselle (faire attention de ne pas toucher l’intérieur du pot ou du couvercle après lavage) ou bien on peut le laver à la main, le rincer, puis verser de l’eau bouillante dedans (dans le pot et le couvercle). On peut aussi stériliser la passoire qui sert à filtrer la décoction.
En filtrant, attention à ne pas trop écraser les champignons dans la passoire, de façon à éviter que de petits morceaux ne tombent dans le pot. Plus il y a de résidus dans le pot, plus la décoction risque de s’abîmer rapidement.
Dans d’autres vidéos, Amanita Dreamer explique qu’elle répartie sa décoction dans plusieurs récipients qu’elle conserve au congélateur et qu’elle décongèle au fur et à mesure de ses besoins.

Dosage: 
La microdose utilisée par Amanita Dreamer est en général de 1/8ème de cuillère à café, prise une fois tous les 10 jours environ, en fonction de ses besoins.
On peut commencer par un soir sur deux et adapter la fréquence des prises en fonction des effets.
Si une microdose légère est de 1/8ème de cuillère à café, une microdose moyenne sera de 1/4 de cuillère à café, et une microdose forte sera de 1/2 cuillère à café.
Ce qui signifie qu’une seule cuillère à café de cette décoction peut servir de dose « récréative », potentiellement relativement violente.
Un des effets les plus désorientant de l’AM est la « boucle temporelle » (« time loop »): pendant plusieurs minutes, on peut se retrouver à répéter sans arrêt le même geste, les même mots, comme un disque rayé. Si on fait tomber son téléphone portable, qu’on le ramasse, qu’on le refait tomber, qu’on le ramasse, qu’on le refait tomber, etc…, et ça sans pouvoir s’arrêter pendant 10 minutes, en public, on comprend aisément que ça peut causer des problèmes.
Le dosage dépend de la puissance des champignons, et leur puissance dépend de la zone où ils ont poussé, de leur sous-espèce, de leur maturité…. Autrement dit, la dose est toujours à adapter en fonction de la puissance de la décoction, qui sera à évaluer prudemment par la personne qui l’aura préparée!!!
Selon moi, la puissance de chaque décoction serait à évaluer prudemment, même au bout de la 5ème, de la 10ème, de la 100ème!!!!
Exemple: si 1/8ème de cuillère à café ne produit aucun effet au bout de 2h, on peut alors essayer d’en prendre 1/4 de cuillère à café. Si 1/4 de cuillère à café ne produit aucun effet au bout de 2h, on peut tenter d’en prendre 1/2, etc…

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Mon expérience personnelle

Pourquoi j’utilise l’AM: essentiellement pour traiter les troubles de l’humeur de la périménopause, et aussi pour traiter les comorbidités de l’autisme. Mon autisme est une forme « légère », qu’on appelait il y a encore quelques années un « syndrome d’Asperger », diagnostiqué, avec troubles du sommeil chroniques et tendance à l’anxiété chronique, tout ça déjà traité depuis des années par une alimentation anti-inflammatoire, une bonne hygiène électromagnétique, des compléments alimentaires, etc… Troubles traités, mais non résolus à 100% et aggravés/réactivés par la périménopause, qui a débuté en 2017 (à 40 ans) et qui a déclenché des troubles de l’humeur et troubles cognitifs à partir de l’été 2018.
Le millepertuis, que j’ai commencé à prendre en juin 2019, m’avait permis de traiter les troubles de l’humeur les plus sévères (pensées morbides), ainsi qu’une part des troubles cognitifs (troubles de l’attention et de la mémoire), mais il me restait des troubles anxieux assez prononcés et des troubles de la mémoire, que l’AM a permis de solutionner. Elle améliore aussi mon sommeil et me rend un peu plus performante au niveau intellectuel.
Le milleprtuis et l’AM semblent complètement compatibles (je prends du millepertuis tous les jours, de l’AM environ 1 jour/2 ou 1 jour/3).
Attention: je ne prends aucun médicament allopathique!!!

Les effets, d’après mon expérience:
– Une microdose « légère » prise le soir permet simplement d’améliorer  le sommeil et de réduire l’anxiété.
– Une microdose moyenne permet d’améliorer le sommeil, de réduire l’anxiété, d’augmenter la vivacité des rêves, tout en me réveillant assez tôt (vers 4h du matin), et en me sentant super en forme (comme si j’avais dormi longtemps).
– Une microdose assez forte, voir « trop » forte, augmentera le nombre et la vivacité des rêves, jusqu’à pouvoir provoquer des cauchemars ou des phénomènes de type paralysie du sommeil. Le lendemain de la prise sera susceptible d’être un peu difficile, avec la tête un peu « dans le pâté », comme après un léger abus de plantes sédatives (de type sirop de coquelicot)!
Attention à expérimenter prudemment!
« Better be safe than sorry!! » (mieux vaut être en sécurité que malheureux)!!
Globalement, après 6 mois de microdosing, je peux dire que cela me donne la sensation d’avoir d’avantage de courage et d’avantage de temps.

Personnalisation: 


Dans le but d’expérimenter le plus prudemment possible et de préserver mon stock d’AM (réduire les risques qu’une décoction faite avec 15g s’abîme trop vite et que je doive en jeter), je réalise mes décoctions avec beaucoup moins de champignon et moins d’eau qu’Amanita Dreamer.
Fin octobre 2019, j’ai réalisé ma première décoction avec 2g de chapeau séché, et 10cl d’eau, avec un couvercle en partie sur la casserole (Amanita Dreamer n’utilise pas de couvercle!). Je n’ai pas rajouté d’eau au fur et à mesure qu’elle s’évaporait pendant la cuisson, aussi j’ai obtenu au final une décoction d’environ 5cl.

Mini pot à confiture d’environ 4cl et boule à thé pour filtrer.

J’en prenais 1 cuillère à café, un soir sur deux.
Au bout de trois mois, cette dose a fini par me causer des « effets secondaires », c’est à dire une nuit pleine de rêves désagréables et une expérience proche de la paralysie du sommeil.
Aussi, j’ai simplement réduit la dose et espacé les prises.
Une de mes dernières décoctions a été préparée avec seulement 500 milligrammes de chapeau séché, et cela m’a servi pendant plus de trois semaines.
Il semble que l’effet d’une dose puisse varier avec le temps: telle dose, qui aura un effet « léger » à tel moment, est susceptible de devenir trop forte au fil des semaines, ainsi la consommation a tendance à diminuer naturellement au fil du temps (on diminue les doses, on espace d’avantage les prises).
Il est important de rester à l’écoute du corps, des rêves et du sommeil!

 

 

 

Communauté psychédélique: où sont les punks?

Les Rick Harder (ska festif), au Bistro des Tilleuls, Annecy, décembre 2005.

Au début, je prévoyais d’écrire juste un petit article sur le sujet, et puis j’ai digressé, j’ai creusé, j’ai approfondi, j’ai précisé et me voilà avec un essai-lettre ouverte de 48 pages illustrées.

Spéciale dédicace aux plus intellos de la « communauté », qui aiment bien lire des trucs un peu plus long qu’un tweet.

C’est perso, c’est punk, c’est un peu bordélique, c’est de l’anarcho-animisme, ça compare les punks au microbiote, ça évoque Dionysos et ça plaide pour la légalisation et la régulation des psychédéliques et autres substances psychotropes.
Ce n’est pas du tout un travail d’universitaire mais ça pourrait inspirer de futurs travaux universitaires (j’écris ça vraiment très sérieusement). Je cite plein de références « sérieuses » pour le monter.

Je vous en propose ici la synthèse, qui figure en page 45.
Pour lire le reste, à vous de télécharger le PDF si ça vous chante!

— Communauté psychédélique: où sont les punks? – PDF —

Synthèse : Le punk, en critiquant sans cesse et en rejetant activement les normes de la société capitaliste – ses valeurs de dominant-dominé, ses étiquettes dans tous les sens du terme – le punk peut se montrer plus inclusif, solidaire, moderne et créatif que bien des entreprises, des universités, des familles. Il est potentiellement générateur de lien social et d’action citoyenne, là où le français moyen se contente d’être un individualiste compétiteur qui génère toujours plus de ségrégation, même sans le vouloir, campé sur ses préjugés et sa bien-pensance, eux-mêmes nourris par la désinformation de l’Etat. Là où Mr et Mme Tout Le Monde restent des spectateurs et des consommateurs figés devant un écran, le punk s’agite, tantôt hurle, tantôt diffuse sa pensée de façon souterraine, en sous-marin. Comme éternel, il semble sans cesse se détruire pour renaître un peu plus loin, et petit à petit, au fil des générations, il crée une contre-culture qui s’oppose à la société thermo-industrielle, et contribue à la miner de l’intérieur. Hier, seuls les punks pouvaient rêver à fabriquer leur propre bière et leur propre vin, aujourd’hui, même Madame Figaro en parle.
Le punk est un résistant qui combat toute une culture plus que bicentenaire, pas une armée, ainsi il préfère les actions culturelles longues durées aux actions armées éclaires. Sa pseudo violence et son nihilisme sont d’avantage des postures philosophiques et esthétiques, incarnées par des personnes souvent plus intello que le cadre moyen. Cette violence et ce nihilisme affichés sont d’avantage une couverture que des actes physiques envers la société, société elle-même anti-vie, antibiotique, qui détruit notre environnement, nos compétences, nos chances d’avenir, bien mieux qu’une armée de punks. Une armée de punks fait la fête jusqu’au bout de la nuit, pour ensuite aller travailler de bon matin en sous-marin à sa guerre culturelle, quand une armée de patrons et de propriétaires détruit chaque forêt, chaque océan, très sérieusement jusqu’à ce que tout ne soit plus qu’un désert.
Le goût du punk pour la défonce, pour l’alcool et d’autres drogues peut être vu comme une quête d’extase, propre à toute humanité, et simplement vécue et décrite avec des mots moins délicats que ceux du grand mystique ascèse, ou que du grand savant hippie.
Sa tendance à la désobéissance civile, à apprendre de façon autodidacte, sans maître ni autorité, à bricoler une culture avec des bouts de ficelles (méthode du DIY/Do It Yourself/« fais le toi-même »)…, tous ces traits de personnalité sont autant de capacités qui lui permettent de développer un ensemble de compétences insoupçonnées par le bien-pensant, que ce soit pour produire des disques, organiser des événements, ou utiliser et cultiver des substances psychotropes (psilo, cannabis…). Si Mr et Mme Tout Le Monde ignorent tout de ces compétences, c’est qu’universitaires et journalistes négligent de les répertorier, de les valoriser et de les raconter. L’universitaire préfère étudier de vieux papiers, ou rêver à un futur qui n’existe pas, il en oublie d’étudier ce qui existe ici et maintenant.
L’esprit punk n’est pas mort, il est l’archétype de l’éternel rebelle qui s’oppose à la censure, à l’uniformité, à l’enfermement dans la pensée unique. Il est un maître en régénération et en recyclage. Plus on cherche à l’étouffer, plus l’oppression est forte et systémique, plus on lui donne envie de remuer. Il est grisant car il rend libre, autant que solidaire. Il semble tendre à vouloir contaminer toutes les strates de la société avec son goût de la débrouille, son côté tapageur, son art de manier l’autonomie autant que l’ouverture : on le retrouve chez les jeunes d’Extinction Rebellion, Sea Shepherd, les néo-ruraux adeptes de permaculture et d’écocontruction et c’est encore lui qui mène des couturiers amateurs à fabriquer des masques bénévolement pour des personnels soignants en temps de pandémie, quand l’Etat, soit-disant organisé, sérieux et propre sur lui, raconte que ces masques sont inutiles, pour tenter de dissimuler son incapacité à en fournir.
Face à la désinformation de l’Etat, je suggère une propagande citoyenne.
Face à la désorganisation de l’Etat, je suggère le DIY.
Face à la si sérieuse morbidité des dirigeants, je suggère le goût de la fête.
Face à l’infantilisation de la population par l’élite, je suggère la responsabilisation de chacun.
Face à la peur, je suggère l’humour et la dérision.
Les psychédéliques naturels et le cannabis devraient être légalisés et régulés en fonction de leur degré de dangerosité avéré par la science, sur le modèle du tabac et des alcools fermentés. Ce qui pousse dans un salon, un jardin, devrait pouvoir être cultivé librement par le citoyen majeur, pour sa consommation personnelle.

Words of power for ceremonies

The Doors of Durin, by Tolkien. « Speak friend and enter », The Lord of the Ring.

Some words and sentences are more powerful than others and that may be perceived during « ceremonies », held in a modified state of consciousness, in a spiritual/witchcraft/chamanic set & setting.
Some words can help us harmonize situations, open ways, heal…
Here are some of mines, a bit at random… You may try them out, out loud! No need to shout, just open windows at least a bit if you’re indoors though, so that the Air may carry those words far all around.
You may translate them into your own language, depending on what sounds best for you.
And remember to speak from the Heart, with the Heart.
You may have no clue what I mean? Breathe in, breathe out, your heart’s down there, in your chest! Feed it well with breath, attention, intention and gratitude, it can grow and strengthen. It’s got the biggest electromagnetic field of all your organs. Words spoken from the heart can reach further than those spoken from the brain/mind/intellect.
It doesn’t matter if you’re alone. Everything listens (although modern synthetic materials tend to behave like earplugs).

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I ask to be freed of all things that hinder Life within and around me.
I ask the planet to be freed of all things that hinder Life within and around it.

I ask protection and guidance to benevolent spirits, friends of Life.
I ask protection for my body, spirit, memory, for this place.
I ask protection even from my own stupid ideas.

I bless my body, my home, my space, the land, the planet, my ancestors, all my relatives (etc.), they’re all blessed and full of blessings [using a bird of prey feather may help a lot to bless; standing barefoot on some « real » natural floor outdoors, instead of standing on whatever synthetic material, as well].

Sorry.
I ask mercy for all the offenses I cause.
I ask to be taught better ways.

I have mercy for [whomever, whatever caused offenses].
I bless them anyway.

I wish to have a better relationship with [whomever, whatever].

Please.

May all curses be put to ground [put to ground = neutralized, curses may be unintentional, their energy and influence can yet be sticky].

East, be blessed, please bless this ceremony. South, be blessed, please bless this ceremony. West, be blessed, please bless this ceremony. North, be blessed, please bless this ceremony. Sky, be blessed, please bless this ceremony. Ground, be blessed, please bless this ceremony [using a bird of prey feather may help a lot to bless, standing barefoot on some « real » natural floor outdoors, instead of standing on whatever synthetic material, as well].

As above, so below.

I claim my body.
I claim my share [share of ressources, share of responsibility, etc…].
I claim the power to heal.
I claim protection.
I claim sovereignty.
I claim the night [ceremonies should be held at night, after sunset].

May the planet claim its power points [energy centers/chakras].***
May Swastikas spin good [to me the Earth Swastikas are the Earth power points/chakras, they’re breathing points/vortexes, they’re meant to « breathe » and « spin », just like smoke in a chimney, not be stuck and muffled!].

May the night be the night [light and noise pollutions at night are a worldwide nuisance for all life forms and ceremonies!].

I say so.

Thanks.

 

*** That one was inspired by Inelia Benz and one of her facebook publications on february, 6th, 2019:
« RETAKE power points in your area. Visit groves, parks, rocks, cathedrals, and known energy points in your area, and simply call upon the Divine Mother to retake that point. Call upon angles and fifth dimensional light beings to guard it and keep it free, clean and secure. Your intent is all that is needed to do this. It does not matter whether you believe in the Divine Mother with that particular name, or in Angels or other dimensional beings. What matters is your intent to retake the point of energy back for the Earth and Humanity. »

 

Est-il légal de parler favorablement des psychédéliques en France?

Statu-quo: Alors que dans de nombreux pays les études cliniques qui démontrent le potentiel thérapeutique des psychédéliques s’accumulent depuis plus de 20 ans, alors que la science nous apprend qu’il s’agit de substances  médicinales puissantes, à manier avec précaution, mais non-toxiques et non-addictives,  la loi internationale, elle, reste en vigueur, et continue à les classer comme « stupéfiants » (très toxiques et très dangereux).
La loi en matière de psychédéliques (comme de cannabis) est anti-scientifique, la loi est une fake-news, mais la loi est sensée prévaloir. D’autant plus que chez nous, en France, la provocation au délit de consommation de stupéfiants, « alors même que cette provocation n’a pas été suivie d’effet, ou le fait de présenter ces infractions sous un jour favorable est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende » (artice L3421-4 du code de la santé publique).
Autrement dit, en dépit de ce qu’en dit la science, il reste interdit de présenter la consommation de psychédéliques sous un jour favorable.

Flagrant-délit: Or, cette infraction a récemment été commise sur les ondes de France Inter, dans l’émission « L’invité de 6H20 », le 14 février 2020. Stéphanie Chayet, auteure de Phantastica, y était interviewée par Mathilde Munos.
Je reproduis plus bas les passages de l’entretien qui présentent les psychédéliques et leur consommation sous un jour très favorable.
Mathilde Munos va jusqu’à dire que les psychédéliques sont – je cite: « des remèdes ancestraux ».
De telles prises de positions aussi « radicales » sont-elles le fait de dangereuses punks anarchistes?
De pauvres inconscientes qui ignorent tout de la loi?
De courageuses activistes qui militent pour la dépénalisation des drogues?
De bobo parisiennes qui se croient au-dessus des lois?
De citoyennes bien informées qui font de l’éducation et de la réduction des risques?

Tolérance: Soit Mr Castaner est trop occupé par les manifestations contre la réforme des retraites pour réagir, soit il convient d’acter qu’il est largement toléré, en France, de parler des psychédéliques en des termes favorables.
Cette interview vient en effet s’ajouter à la longue liste des documents qui présentent les psychédéliques (ou le cannabis) sous un jour favorable en France, que ce soit des documentaires, des interviews ou conférences sur youtube, des émissions de radios ou de télé, des articles de webzines, des livres comme « La médecine psychédélique » du Dr Olivier Chambon, etc…
Pratiquer une auto-censure stricte vis à vis du potentiel thérapeutique des psychédéliques, par peur de se retrouver en prison, est une attitude quelque peu paranoïaque à mon sens, attitude qui a le gros désavantage de nuire à l’éducation de la population, à la prévention et à la réduction des risques ainsi qu’au changement des mentalités, indispensable à l’évolution de la législation en la matière.

Pour la réduction ds risques: A mon sens, le service public se contente ici de faire le même travail de réduction des risques que le site Psychoactif avec son PsychoWiki, dont « l’objectif est de construire des connaissances sur les drogues et leurs usages dans une optique de réduction des risques, grâce aux compétences et expériences des usagers, en utilisant l’outil internet. L’information sur les produits et leurs usages constitue l’un des principes fondamentaux de la réduction des risques, politique d’État depuis 2004 et réaffirmée en 2016. Notre but n’est pas d’encourager ni de décourager la consommation de produits psychoactifs. »

Décision libre et éclairée: Dire aux gens de consommer telle ou telle substance active, voir les y forcer, ce ne sont bien sûr pas des manières correctes.
Quand je n’ai aucun envie de boire de l’alcool, personne ne devrait m’y pousser, pas même les gens que j’aime et qui m’aiment.
En revanche, informer les gens des éventuels bénéfices et des risques liés à l’utilisation de toute substance active (psychédéliques, plante médicinale, médicaments, vaccins…), et les laisser libre de faire des choix éclairés en la matière, voilà d’avantage des manières dignes d’un démocratie.

Toxicité de la loi: Dans une autre interview du 13 février 2010, sur France 24, Stéphanie Chayet explique elle-même la toxicité de la loi: « La loi française pèse à mon avis non seulement sur la recherche scientifique mais sur le débat, parce que le Code de la Santé publique, interdit en principe toute présentation d’une substance illégale sous un jour favorable. Cette loi n’est pas appliquée, sinon nous ne pourrions pas avoir cette conversation mais elle suscite une forme d’auto-censure qui pèse énormément sur le débat. Comment avoir un débat éclairé si on ne peut pas faire avancer la connaissance, si l’on ne peut pas présenter les résultats positifs d’une étude thérapeutique? ».

Comment faire évoluer les choses? Si les français ne peuvent à eux-seuls changer les lois prohibitionnistes internationales, ils pourraient cependant à minima demander à ce que le Code de la Santé Publique français s’aligne avec les recherches scientifiques actuelles, de façon à ce que nous puissions discuter de science, l’esprit tranquille, sans avoir à craindre de nous retrouver en prison.
Pour aller plus loin, il y a entre autre l’exemple Portugais: au Portugal, il y a presque 20 ans, en dépit de lois prohibitionnistes internationales, l’usage des stupéfiants a été simplement dépénalisé: « Au Portugal, la dépénalisation des drogues est un succès » & « A victory in the war on drugs may now be exported from Europe to America ».
Mais la dépénalisation ne devrait être qu’un premier pas. A terme, ce sont toutes les lois prohibitionnistes qui devraient tomber pour s’aligner avec ce que disent la science, les chiffres, les faits, la police…: la prohibition des drogues est une calamité en termes de santé publique, de sécurité, de budget, de droits humains… Les légaliser et les réguler devrait être l’objectif à viser.
Si nous sommes parvenus à légaliser et réguler la drogue la plus dangereuse de toute, l’alcool, alors nous devrions être capable de légaliser et de réguler toutes les autres.

Les dommages causés par les drogues. En bleu clair: « harm to others », les dommages causé à autrui; en bleu foncé: « harm to users », les dommages causés au consommateur.

Quelques articles pour mieux comprendre les méfaits de la prohibition et les bénéfices de la légalisation et de la régulation des drogues:
Drogue: la faillite de la prohibition?
Drogues: « la répression n’empêche pas la consommation mais fait exploser les risques » estiment les signataires de « l’Appel de Marseille »
Pétition: L’appel de Marseille
Debating drugs: How to make the case for legal regulation
Playlist Youtube sur la légalisation des drogues

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Quelques extraits de l’interview du 14 février, sur France Inter:

La journaliste, Mathilde Munos: « (…) Certains pensent que ces substances interdites pourraient révolutionner le traitement de l’anxiété et de la dépression… »

L’auteure (et journaliste), Stéphanie Chayet: « (…) L’agence américaine du médicament, la FDA, a accordé à la psilocybine, qui est le principe actif des champignons hallucinogènes, le statut de percée thérapeutique, qui accélère la mise sur le marché d’un traitement qui est considéré comme potentiellement révolutionnaire pour les patients, parce que les résultats des études cliniques qui sont menées depuis 20 ans aux Etats-Unis sont très prometteurs
(…) Ces molécules ont été associées à la contre-culture, au pacifisme, et l’administration de Richard Nixon les a donc inscrites à l’annexe des substances les moins utiles pour la médecine et les plus dangereuses, alors qu’elles ne sont ni addictives ni toxiques

MM: « (…) On a raconté beaucoup de bêtises… »

SC: « (…) Alors qu’en réalité leur profil de sécurité dans le contexte clinique était remarquable et c’était absurde de les mettre dans la même catégorie juridique que l’héroïne. »

MM: « (…) ce sont des remèdes ancestraux!
(…) Et vous donnez dans votre livre la racine grecque du mot psychédélique! »

MC: « Oui: « qui révèle l’âme!« .
(…) les résultats [des études cliniques] sont très prometteurs.

MM: (…) Il n’y a pas de dépendance?

SC: Aucune dépendance, alors là les chercheurs sont formels. »

MM: « (…) il faut un apprentissage, il faut mieux communiquer à destination du public (au sujet des psychédéliques]. »

SC: « (…) On ne sait pas par exemple que les études épidémiologiques montrent qu’on ne constate pas d’augmentation des troubles psychiatriques chez les usagers de psychédéliques (…), ces usagers vont bien.
(…) les américains se sont rendu compte que ces molécules au lieu d’imiter les symptômes de la folie, étaient thérapeutiques.

Phantastica, aux Editions Grasset.

 

Autres émissions et articles du service public sur le sujet:

LSD, Explorations psychédéliques, la renaissance psyché  

LSD, Les champignons sortent du bois, les portes de l’invisible

Drogue : le cerveau atteint un niveau de conscience supérieur 

The ideal setting: the Hobbit way!

A shortcut to mushrooms… Need I say more?

Yep, I like to brag about.
I hope you do too.
Even little people should be allowed to brag, sometimes.
If they’re not allowed, they do it anyway, because it’s fun and because they know they’re worth it, just as much as anybody else.

Some Hobbits very satisfied with themselves, in Isengard.

So, yep, this is « The » ideal setting. Not just « My » ideal setting.
Whether it’s for recreational or medicinal use, for chamanic use or to chamanize (do chamanic stuff on your own without being a shaman) and other witches’ and wizards’ stuff.
If you ask me how I know what I know, I’ll tell you: « I worked on it, don’t ask ».

« I worked on it, don’t ask, I said ».

And I keep working on it. I’ll keep you posted.
All I say might be rubbish, or might not be, maybe just some of it.
You’ll have only one way to find out: try it! (not that I’m pushing anybody to do illegal stuff, I’m just into risks reduction and education).
And in case you care to learn only from PhDs and from shamans with 50 years experience or from Terence McKenna, sorry, I’m not one of them and you hit the wrong link: I’m just a Mrs Nobody.
Life learns from all sources though. I do too, for I’m alive. Life is thirsty for learning. Life is thirsty for the new, for the unexpected, the uncharted, the weird, the West.
West is my favorite Direction.
What’s yours? Are you alive, ready to go on a little adventure out of your doorstep with me?

Bag End doorstep, The Shire.
Notice the beautiful tiled floor.

 

In nature 

The Shire, Hobbiton.

« In nature » means « in nature ». Nature is not a poster on the wall, not a rose on a cupboard. It means being surrounded by hills and trees and pastures, or it may mean the beach or the mountains and the forest. It means natural light, native electromagnetic phenomena, natural sounds and smells.
But you know what it means.
It means far away from this:

Way too high buildings with way too many people.

Which in our world translates into this:

Noise, light and air pollution, no stars, thick electrosmog…

 

Preferably outdoors: 

Big People tend to believe they can « hear » nature spirits even when they stand in a modern house in a big city.
Honnestly, do you see wolves in your living room often, for real?
It’s the same with all other « spirits »: you don’t hear nor see them the same when you’re in your living room, because your modern living room functions like earplugs. It cuts you from hearing many spirits, just like it keeps you from making vitamin D from the sun.
When a Hobbit wishes to hear the birds, he doesn’t believe he can hear them well from the bottom of his hole, no matter how sharp his ears. He gets out.

The forest of Lothlorien in spring, by Tolkien.

So, outdoors may mean out there in the wild, the great outdoors or just a nice garden:

As long as you know you’ll be safe and undisturbed, it’s ok.

« Getting up there? Nope, that doesn’t sound like a good idea to me. »


If indoors:

If it’s raining or snowing or just way too cold, then chose a hobbit-friendly place, on a nice, warm, cosy first floor.

Bag End living room.

Surround yourself with materials you could find in The Shire: wood, earth, stone, wool…
Terracotta tiles on a lime screed is one of the best kind of floor ever, like the floor of the Bag End hall (remember the third picture of this article?).
No plastic, no synthetic stuff, no PVC floor! Sometimes, synthetic insulating stuff is hidden underneath nice wooden floorboards.
Do Hobbits have polystyrene?!
Do Hobbits have plastic yoga mats?
Do Hobbits have plastic anything?
You may go to your nearest thrift store (or ebay) to get your hands on some good woolen blankets, jumpers, rugs and so on. Make sure it’s 100% real wool (sheep, angora, cashmere…), not fake stuff.
Low cost natural mattress option: you can make a confy straw mattress out of dry grass wrapped in a simple coton or hemp shit, it insulates well from the cold of the ground and it smells wonderful,  and you can lay some second hand sheep skins on it to prevent the straw from prickling or you can go check bushcraft videos on youtube, such as the Hands of History AS chanel to get some other ideas.

 

No electrosmog 

Do you think that’s supposed to be a LED lightbulb? Think again.

Whether you’re indoors or outdoors, just make sure there’s nothing electric turned on nearby: smartphones, stereo, cellphone towers…!
Just like Hobbits have nothing « synthetic » (plastic, polyester…),  they have no electricity, therefore no electrosmog, which is the sum of all electromagnetic fileds emitted by all « artificial »/man made sources. All things « electric » emit electromagnetic fields (which are measurable), that can disrupt our physiology in many ways (stress, fatigue, sleep issues, memory and attention issues, cardiovascular issues, gut issues… you name it).
Yes the Earth and Sky deliver their share of electromagnetic phenomena and radiations, but we’re adapted to those, we need them to get « aligned » with our environment. They’re native. They have nothing in common with what your smartphone or your entire electric installation does.
So if you’re indoors, better turn off all electricity: even turn off the breaker! And turn off all that functions on battery.
And please get educated on the matter. Here’s a very few links on the matter: 5G appeal ; PhoneGate Alert ; Wireless wake-up call ; EMF danger: basis cellular mechanisms.

 

Why care of floors? Earthing!

Mr Bilbo Baggins, well grounded and very smart.

Hobbits go barefoot.
That’s the basics of hobbitness.
Hobbits don’t whine when they see a patch of grass fearing that it may sting or be « dirty », do they?
They know better. They know it’s quite soft and that Hobbits are made of the same stuff as that ground, so it can’t be dirty, since they’re quite clean. They’re equal to the ground, not « superior ».
To them, it’s our asphalt and Nike shoes that’d be « disguting ».
And I bet it’s their secret when it comes to be as silent and swift as a deer: being barefoot allows « earthing », or « grounding », which means being grounded on an electrical level. Earthing gives you strength, focus and discretion, even when dressed in red and yellow.
Wish to learn more about the rustic and real « magic » of earthing? Please do check The Earthing Institute website, The Earthing Movie, The Grounded movie.
Full leather sole shoes allow some grounding, so the big people with their big boots and their long stride can get some magic too (The Earthing Store has some interesting footware options).
Modern people can get grounded indoors by using a grounding mat plugged to a grounding rod outdoors, but the mat and rod better be set in a « clean » electromagnetic environment, with little to no electric fields around, best option: electricity turned off! One may use a universal grounding mat plugged to a grounding rod set below the window, in a corner of a room whith no elelctric devices around, neither electric cables in the walls.

 

Dressed in natural materials

Have you ever wondered why hippies are well known for taking off their clothes when « high »?
Because they’re not dressed like that:

Hobbits dressed up for adventure in entirely ecofriendly materials.

So, if you don’t wish to end up naked at some point, go for coton, wool, linen, leather, hemp. Even real sheep skins are ok. Why do you think Afghan coats used to be so popular in the 70s, amongst heavily experienced hippies?!

Ringo Starr in an Afghan coat, looking quite hobbitish.

With nothing synthetic on, you’ll do your meridians a favor.
If you wonder how to find elastic-free underwears, you may turn to Rawganic or you can make your own, or hire a dressmaker, or just go underwear-free.
For pants, Thai fisherman pants are the best and cheapest option I’ve found so far.
Or you may try kilts. Whatever floats your boat and keeps you warm.

 

Warmth & light, fire: 

Civilized people make fire.
It keeps them warm. Being warm is important. It helps relax and keep…, well, cool, even when strange stuff comes crawling nearby.
Breathing and relaxing is key.
If you’re freezing, you’re not relaxing, and then you’re not breathing right, and the Devil’s Snare will get you… Er, ooops, sorry, wrong story, that’s in Harry Potter, but it helps make my point.
Breathe and relax, even when sneaky things sneak around.


If it’s summer and there are risks of setting a whole forest on fire nearby by simply lighting up a cigarette, please don’t do it.
If it’s ok to make a fire, it’ll allow you to stay outdoors even when it’s a bit cold and it’ll give you light and maybe even some bits of advice, if you speak nicely to it. Yes, you can speak with your fire, just like you can speak with Treebeard.
In case making a camp fire is impossible (or using a mexican chimney or whatever of the kind), then have at least one candle in a photophore. The color of the candle doesn’t matter: it’s the fire spirit you invite to camp, not a beauty youtuber.
Light can help you keep yourself safe.

 

Food

A trip/session/ceremony can end up making you feel as hungry as a Hobbit and a few dwarves, especially if you’ve carefully fasted at least 4-5 hours prior to your trip/session/ceremony and if it’s been a 4-5 hours long and intense one.

« Hungry » that way.

Hobbit-style food is recommended: organic, home made, of season, locally grown.
But the best way to go would actually be to mix that up with an ayahuascero’s type of diet, which in modern language means « anti-inflammatory » and easy to digest.
An « anti-inflammatory » type of diet is close to a « paleo », grain-free diet. Rice is the only grain tolerated, the others can be replaced with buckwheat (which is not a grain). Changing grains for lots of all sorts of veggies (greens, tubers…) and healthy animal fats (pork, fish, eggs…) is best than trying to make it vegan.

A traditionnal Ayahuasca retreat meal: mainly rice (or plantain bananas) and fish, with a few fruits (source: Nativos Global). Notice the very Hobbitish setting of traditionnal Ayahuasca retreats.

After a short fast, a serving (or two) of an Ayahuasca retreat type of meal will be easier on your digestive system than a full blown Hobbit feast.
It’s also the best way to go on a daily basis to keep all sorts of digestive, inflammatory (depression, etc…) and immune issues at bay.

 

Night

It’s when the magic happens. It’s when we can « see » best.
See with our minds eye. See with our « third eye », which is so sensitive to light, it won’t « open » if there’s too much of it, especially if there’s artificial light around, such as LEDs or screens, which are too rich in blue light (please use f.lux in ember mode on a daily basis to protect all of your eyes and circadian clock and metabolism, it’s a basic « biohack »).
If you’re a neuroscientist, or a health geek, you also know that at night, our autonomous nervous system gets into parasympathetic mode, which is the « rest and digest » part of our nervous system. How Hobbitish is that? It’s also called our « healer ».
Waiting for the body to get naturally into parasympathetic mode, at the end of the day, can help decrease the risks of bad trips, since then our stress hormones are naturally at their lowest levels.

 

Some modern options:

A Tentipi, not a 100% natural fabric, but a breathing fabric adapted to woodstoves.

 

A Kerterre, entirely handmade in France, with lime, sand and very long hemp fibers.

 

A mud house in Kutch, India. Similar mud houses can also be found in Africa.

 

Did you get it? Quiz!
What is Hobbitish:
To make music: a MP3 player? A stereo? A guitar?
To get light: a smartphone screen? A LED solar lamp? The moon?
To take notes: a computer? A pen and paper? An ipad?
To get wam: some vegan fur? a sheep skin coat? a polyester blanket?
To get hydrated: spring water? Coca Cola? Pasteurized orange juice?
How to get grounded: by visualizing roots growing from your sacrum while standing on a PVC floor? By standing barefoot on terracotta tiles? By standing on the grass wearing the most expensive Nike shoes ever?

 

Bonus, the staff:

A bit of a cheesy drawing from Wikiwand, but it shows well what to do with a staff: keep it grounded. Don’t wave it around like Harry Potter does with his wand in Ollivander’s shop.

Not so Hobbitish, but still so handy.
If you’re into « ceremonies » more than into « trips », you should know that witches and other « shamans » hold ceremonies standing up (or at least sitting up) and making noise (at least murmuring, humming…).
Not laying down, mute, in « silent darkness ».
And they may use a staff that helps them stand when things get rough.
Tolkien was very much inspired by the Scandinavian mythology and the Edda. He was probably familiar with the word « völva » and maybe even « Seidr », and not just Odin and Thor, and so that may be how he made Gandalf and the other wizards into staff carriers/bearers: a völva was a kind of scandinavian female shaman, travelling around with a staff (or so say the Edda).
A staff will help you hold your space and stand in difficult times.
Your space is your « circle », which is a sphere bigger than you, so make sure your staff is a bit taller than you.
Please, don’t cut a tree or a branch to make a staff, don’t buy one, just pick up a rather straight branch of solid dried wood in the woods. Take off the bark and sand the staff to avoid scratches when holding it. No varnish, no paint, no nothing. And hold it with the thinner bit pointing up.

That’s it.